Fake For Real

Depuis 1997 : critiques, dossiers, sélections et autres papiers, dédiés au rap (et parfois à d'autres musiques)
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Mot-clé - Los Angeles

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AZJAH - Princess Diaries

, 16:32

La scène rap contemporaine, à Los Angeles, ne brille pas par sa représentation féminine. Récemment, pourtant, quelqu'un a pris la place, et revendiqué le titre de "Princess of Compton". La carrière d'Azjah n'a à vrai dire pas commencé d'un coup. La jeune femme s'est longtemps adonnée aux freestyles et à l'écriture en amateur, avant de faire parler d'elle. Il y a peu, cependant, un événement a précipité les choses : en mars 2017, à la suite de la condamnation à vie de son grand frère Cholo pour tentative de meurtre, elle lui a dédié un premier single, "The Warm Up". Celui-ci connut alors un certain succès viral, confirmé ensuite par un "Time For It" encore plus remarqué. Tout cela lui valut la reconnaissance de collègues prestigieux (DJ Mustard, YG, Ty Dolla $ign, etc.), ainsi qu'un contrat de distribution avec EMPIRE et, dans la foulée, les honneurs de la presse spécialisée.

AZJAH - Princess Diaries

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BILLY WOODS & KENNY SEGAL - Hiding Places

, 22:36

C'est un détail qu'on avait remarqué l'an passé, au moment où avait été vanté le troisième album d'Armand Hammer, Paraffin. Parmi les producteurs, contribuant à deux titres, figurait une vieille connaissance issue de la Côte Ouest : Kenny Segal. Et si l'on était plus vigilant encore, on notait qu'il avait déjà participé à Rome, le projet précédent. C'est via Elucid que la connexion entre le duo new-yorkais et l'héritier de la vaste communauté Project Blowed, s'est d'abord effectuée. Ils s'étaient côtoyés en 2015 sur le So the Flies don't Come de Milo (enfin, milo…), que Kenny Segal avait produit. Mais après la collaboration de l'an dernier, c'est avec l'autre moitié d'Armand Hammer, Billy Woods (enfin, billy woods…) que s'est embarqué le Californien, et qu'il a livré l'un des meilleurs albums du début 2019.

BILLY WOODS & KENNY SEGAL - Hiding Places

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MC TROUBLE - Gotta Get a Grip

, 22:49

Aujourd'hui, Motown aime le rap. C'est chez ce label, le plus vénérable de la Black Music, qu'on retrouve Migos et Lil Yachty. Plus généralement, son association avec Quality Control lui permet d'être plus ou moins à la pointe de qui se fait au Sud. Mais il n'en a pas toujours été ainsi. A l'origine, la vieille garde de la musique afro-américaine dans son ensemble avait regardé avec incompréhension, voire hostilité, l'apparition de ce nouveau genre, laissant à des labels spécialisés comme Sugar Hill, Profile, Tommy Boy et Def Jam le soin de sortir ses premiers grands disques. Mais avec le succès du rap à la fin des années 80, l'illustre maison avait bien dû s'y mettre, avec des gens tels que le producteur et rappeur Jesse West, alias 3rd Eye, ou un peu plus tard M.C. Brains, connu pour son titre "Oochie Coochie".

MC TROUBLE - Gotta Get a Grip

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THE LADY OF RAGE - Necessary Roughness

, 12:27

Si l'on cherche une preuve que les femmes ont toujours été les sacrifiées du rap, alors The Lady of Rage est celle qu'il nous faut. Au début des années 90, un avenir radieux lui était promis. Parce qu'elle était la rappeuse de Death Row Records, elle contribua à ses deux albums les plus emblématiques, ceux de Dr. Dre et de Snoop Doggy Dogg, et elle eut droit en 1994 à son propre tube, "Afro Puffs", un single produit par Daz Dillinger et extrait de la BO de Above the Rim, qui faisait référence à sa coiffure (elle arborait en effet des couettes afro). Forte de cette place au premier plan, il fut question qu'elle sorte son solo après The Chronic, puis après Doggystyle. Mais Suge Knight avait d'autres priorités. Il choisit d'investir d'abord sur Tha Dogg Pound, puis sur 2Pac. Son album ne vit donc le jour qu'en 1997.

THE LADY OF RAGE - Necessary Roughness

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1TAKEJAY - Wait Hol' Up

, 16:50

03 Greedo et Drakeo the Ruler sont actuellement les têtes d'affiche du rap de Los Angeles. Mais à côté, d'autres s'agitent dans une veine plus ou moins proche, comme par exemple 1TakeJay. Cela fait plusieurs années que ce rappeur de Compton est actif au sein des OneTakeBoyz, un collectif dont les autres membres éminents sont 1TakeQuan et 1TakeTeezy. Ces amis de lycée, qui se veulent des disciples des Hot Boys, existent en effet depuis 2014, et leur manifeste, le projet OneTakeMovement, date de 2015. Mais en 2017 et 2018, avec les singles "To Da Neck" et "Arco", puis l'album Wait Hol' Up, 1TakeJay a su capter un peu plus de lumière, au bénéfice des mésaventures carcérales des rappeurs susmentionnés.

1TAKEJAY – Wait Hol' Up

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03 GREEDO - The Wolf of Grape Street

, 22:39

La Californie, contrée de tous les rêves, patrie du divertissement de masse, ultime usine à fantasmes, a toujours reçu une attention disproportionnée. Le rap nous l'a démontré une fois encore ces dernières années, sa relève ayant régulièrement été identifiée là-bas : le nihilisme d'Odd Future, le ratchet de DJ Mustard et d'YG, le rap adulte de TDE, ont tous été présentés, à un moment ou à un autre de la dernière décennie, comme le next big thing du hip-hop. A raison, parfois. Mais le plus souvent, de manière exagérée. Le premier, en effet, a sombré quelquefois dans un expérimentalisme de hipster rock sans grande portée. Le second, en bonne musique de danse, n'a pas toujours bien négocié le virage de l'album. Quant au troisième, il a été hypertrophié par ses prétentions et appesanti par le lourd poids de l'héritage culturel afro-américain. Mais avec 03 Greedo, dernière sensation californienne en date, nous touchons quelque chose de plus substantiel.

03 GREEDO - The Wolf of Grape Street

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YO-YO - Black Pearl

, 23:09

Yo-Yo est entrée dans le rap dans le sillage d'Ice Cube. Celui-ci, à l'aube de sa carrière solo, était en effet en quête d'une rappeuse, et c'est sur Yolanda Whitaker qu'il a jeté son dévolu. Il l'a d'abord invitée sur AmeriKKKa's Most Wanted pour un morceau, "It's a Man's World", où les deux protagonistes débattaient âprement de la place de la femme dans les quartiers. Puis il l'a épaulée sur chacun de ses albums. Cette association fut durable. Et pourtant, en contradiction apparente avec la réputation de l'ancien N.W.A., classé haut dans la liste des rappeurs les plus misogynes de l'histoire, Yo-Yo, elle, avait un agenda ouvertement féministe.

YO-YO - Black Pearl

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DRAKEO THE RULER - Cold Devil

, 22:46

Le rap de Los Angeles a toujours été, plus ou moins, sous les projecteurs. Du fait de la taille de la ville, en raison aussi de son statut de capitale du divertissement, les rappeurs de la grande cité californienne, à travers plusieurs vagues, n'ont jamais cessé de faire l'actualité. La dernière génération, cependant, mérite plus que d'autres toute l'attention qu'elle retient, du fait de son originalité et de son influence croissante. C'est évidemment le cas pour 03 Greedo, dont il a déjà été question ici. Mais ça l'est aussi pour son collaborateur Drakeo The Ruler, dont le Cold Devil, sorti à la toute fin de l'année passée et enregistré en quelques jours, entre deux périodes de captivité, aura été le dernier projet rap marquant de 2017.

DRAKEO THE RULER - Cold Devil

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BOSS - Born Gangstaz

, 22:33

De nos jours, Detroit est l'une des villes les plus actives et les plus excitantes sur le front du rap. Depuis vingt ans et un certain Eminem, elle peut également se targuer d'avoir livré à cette musique l'une de ses plus grandes stars. Mais avant, c'était une autre histoire. Active depuis les années 80, la scène locale a d'abord été totalement ignorée. Et c'est précisément pour cette raison, qu'à cette époque, deux jeunes filles issues de cette scène avaient décidé d'aller tenter leur chance ailleurs. Lichelle "Boss" Laws, la rappeuse, et Irene "Dee" Moore, son DJ, s'étaient alors relocalisées à Los Angeles. Le succès n'était pas venu tout de suite. Les deux partenaires avaient d'abord dû endurer des conditions de vie délicates dans le contexte hostile de South Central. Mais avec le temps, leur persévérance paya.

BOSS - Born Gangstaz

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AD & SORRY JAYNARI - Last of the 80's

, 22:42

Souvent, parce qu'il est garni de sons funky et rempli de basses souples, le rap West Coast est perçu comme doux, fluide, chaleureux. Il est si confortable que, parfois, en dépit de paroles qui le sont rarement, il paraît inoffensif. Il lui arrive même de devenir une sorte d'easy listening hip-hop. Cette approche, cependant, n'est pas celle d'Armand Douglas. Rappeur de Compton signé sur la nouvelle mouture du label Priority Records, affilié aux Crips, et plus connu sous le nom d'AD, celui-ci crie ses raps, plutôt qu'il ne les chantonne. Il s'époumone, et il préfère les sons qui cognent, qu'ils s'inspirent du récent style ratchet ou, au contraire, qu'ils cherchent à renouer avec l'époque d'avant le g-funk, à ce rap californien urgent de la fin des années 80, auquel semble se référer ce projet.

AD & SORRY JAYNARI - Last of the 80's

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03 GREEDO - Purple Summer 03: Purple Hearted Soldier

, 22:22

Un jour, Greedy Giddy décida de se renommer 03 Greedo. S'il choisit de placer cet étrange chiffre devant son nouveau pseudonyme, c'est en raison de l'âge auquel son père avait disparu, emporté par un accident de moto. Il n'avait que 30 ans, et le rappeur de Watts, alors bébé, allait donc entamer orphelin une vie qui ne lui ferait aucun cadeau : plus tard viendraient l'addiction à la drogue, des agressions à l'arme à feu (à cause de ces attaques, sa jambe manquera d'être amputée), des amis emportés par la violence, et la prison. C'est au cours de l'une de ces périodes de détention, cependant, qu'il allait décider de se sauver par le rap, avec une foi telle qu'il n'hésiterait pas à tatouer les mots "Living Legend" sur son visage. Son objectif serait d'avoir réussi sa vie, avant l'âge où s'était brisée celle de son père.

03 GREEDO - Purple Summer 03: Purple Hearted Soldier

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KENDRICK LAMAR - DAMN.

, 16:46

Plus qu’un artiste populaire, Kendrick Lamar aura été un fantasme critique. S’il est aussi révéré dans les médias, s’il est si apprécié d’une élite rap constituée, c’est qu’il répond à nombre de leurs désirs : il est ancré dans une tradition gangsta, il provient même de Compton, ce qui lui donne le pédigrée nécessaire, mais il est politique, engagé, "conscient". Son écriture sophistiquée et sa musique arty offrent plus de grain à moudre aux commentateurs de la presse et aux plumitifs de tout poil (des gens qui ont grandi dans les années 90, à l’époque du rap "lyrical"), que les sons minimalistes et les textes génériques en forme de slogans qui dominent le reste de cette musique. A l’heure où le hip-hop est le genre majeur, à l’ère où il se normalise et où il se moyennise, tout autant qu’il se sacralise, à l’époque, en somme, de l’Obama rap, Kendrick Lamar tombe à pic. Mais souvent, en corolaire de cette allure de premier de la classe, sa musique est surfaite et prétentieuse.

KENDRICK LAMAR - Damn.

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FIGURES OF SPEECH - The Last Word

, 15:30

L'une des particularités du Good Life Café, c'est que son micro a été largement ouvert aux talents féminins. La compilation Project Blowed, qui a été la principale émanation de cette scène, en a été la preuve. L'un de ses titres centraux, en effet, le freestyle "Heavyweights Round 2", comptait une bonne moitié de rappeuses, et non des moindres : Medusa et sa cousine Koko (alias le duo S.I.N.), Nefertiti, T-Love, s'y mesuraient à Mikah 9 et à Self Jupiter de Freestyle Fellowship, ainsi qu'à Volume 10 et quelques autres. Le titre le plus féminin du disque, cependant, en était un autre. Il s'agissait de "Don't Get It Twisted" des Figures of Speech, un duo formé par Eve (Ava DuVernay) et Jyant (Ronda Ross). Rapide, imprévisible, ayant comme le jazz des airs d'improvisation, nous offrant une musique erratique prompte aux changements de rythmes et des rappeuses qui modifiaient leur 'flow'' continûment, ce brillant morceau était l'illustration parfaite de l'esprit Good Life.

FIGURES OF SPEECH - The Last Word

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JONWAYNE - Rap Album Two

, 20:09

John Wayne, le célèbre acteur de westerns, s'appelait en fait Marion Morrison. Son nom, il l'avait emprunté à une figure de la Guerre d'Indépendance américaine, le général Anthony Wayne, dit "Anthony le Fou". Mais le rappeur Jonwayne, lui, un lointain descendant de ce personnage historique, se nomme bel et bien ainsi (ou Jonathan Wayne, plus exactement). Et c'est là le seul lien entre John et Jon, le rap du second n'étant pas franchement celui d'un cowboy, et surtout pas celui de ce cinquième et dernier album, où on le voit sortir péniblement d'un trou profond.

JONWAYNE - Rap Album Two

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CAM & CHINA - Cam & China

, 23:12

Vers la fin des années 2000, une danse appelée jerk, ou jerkin', s'est emparée des rues de Los Angeles. Elle s'est bientôt dotée d'une musique propre, cousine du hyphy de la Baie de San Francisco. Bien qu'éphémère, ce mouvement a remis la danse au cœur du rap West Coast, et préparé le terrain où s'épanouirait le style ratchet, popularisé par YG et DJ Mustard. Parmi les groupes qui ont marqué cette scène figurait Pink Dollaz, un quintet d'adolescentes adeptes de paroles sexuellement très explicites, et qui, comme l'ensemble de ce mouvement, n'a pas survécu longtemps. Deux de ses membres, cependant, les jumelles Cammy et Cee Cee, sont réapparues il y a peu, sous les nouveaux noms de Cam & China.

CAM & CHINA - Cam & China

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NIPSEY HUSSLE - Bullets Ain't Got No Names Vol. 2

, 22:37

De nos jours, Nipsey Hussle est un nom bien établi de la scène rap de Los Angeles. Dès la fin des années 2000, il était assez reconnu pour collaborer avec des poids lourds comme The Game, Drake, et Snoop Dogg, à qui il a souvent été comparé. Et pourtant, le rappeur connu dans le civil sous l'identité d'Ermias Asghedom (ce nom étrange lui vient d'un père érythréen) n'a jamais proposé d'album officiel. Son Victory Lap maintes fois annoncé n'étant jamais sorti, c'est par des mixtapes qu'il a fait carrière. Plusieurs, à partir de 2010, furent très remarquées, comme les deux Marathon, ou Crenshaw, un peu plus tard, un projet qu'il parvint à vendre 100 dollars l'unité, alors même qu'il était distribué gratuitement sur Internet.

NIPSEY HUSSLE - Bullets Ain't Got No Names Vol. 2

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KENDRICK LAMAR - Overly Dedicated

, 22:43

L'intelligentsia du rap, celle qui domine sa critique tout comme son industrie, aura donc décidé que Kendrick Lamar Duckworth serait l'artiste central des années 2010. Avec le Californien et ses compères de Black Hippy, a été offert à un public vieillissant ou nostalgique tout ce qu'il désirait : un ancrage fort dans le hip-hop des années 90, tant par l'origine, Compton, que par les sons, modernes mais référencés, ou par le contour très lyrical du style. Il a répondu à leurs envies de respectabilité, par ses partis-pris artistiques et son ouverture à d'autres genres musicaux, comme par l'arrière-plan social où s'insèrent ses paroles. Bref, Kendrick Lamar avait tout pour devenir le rappeur surcoté de la décennie, celui même, avec Chance the Rapper, que le président Obama allait désigner comme son préféré.

KENDRICK LAMAR - Overly Dedicated

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VINCE STAPLES - Summertime '06

, 23:17

La ressemblance de la pochette de l'album de Vince Staples avec celle du Unknown Pleasures de Joy Division ne doit rien au hasard. Quand il la révéla sur Instagram, le rappeur souligna lui-même le rapprochement, entamant sa présentation par ces mots, "Love Will Tear Us Apart", soit le titre du single le plus emblématique du groupe d'Ian Curtis – et l'épitaphe qui figure sur sa tombe. Quelques semaines plus tard, à l'heure de la sortie de Summertime '06, le contenu de l'album allait confirmer cette proximité, en proposant un post-rap comme l'autre avait livré son post-punk : noir, pessimiste, décharné, avec des paroles émanant d'un esprit défaitiste et tourmenté, et une musique pesante, claustrophobe et réductionniste.

VINCE STAPLES - Summertime '06

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THE GAME - The Documentary 2.5

, 19:14

L'année 2015 aura été marquée, pour une bonne part, par la célébration d'une ville de la banlieue de Los Angeles, Compton, et plus particulièrement de la scène rap qui y est née, il y a une trentaine d'années. Il y eut, en mars, l'unanimisme critique disproportionné autour du nouvel album de sa dernière star, Kendrick Lamar. Et puis, pendant l'été, il y eut le carton du film Straight Outta Compton, doublé de la sortie d'un album solo trop longtemps attendu, de la part de la figure tutélaire des lieux, Dr. Dre. En fin d'année, il était donc logique que The Game se joigne à son tour à la fête, et qu'il y aille de sa propre sortie. Lui aussi, après tout, est issu de Compton. Et il est la première personne à laquelle on pense, quand il s'agit de rendre hommage au passé du rap, et d'en idolâtrer les grands noms.

xxx

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DR. DRE - Compton

, 23:10

Voilà donc. Le troisième album solo de Dr. Dre a fini par sortir au cœur de l'été 2015. Il ne s'appelle finalement pas Detox, il serait même un tout autre disque que ce dernier, annoncé depuis si longtemps déjà. Le rappeur et producteur aurait jeté le projet initial aux orties pour le remplacer par un autre, inspiré par le film récent qui retrace la carrière de NWA, son ancien groupe, Straight Outta Compton, et présenté comme sa bande-son. Dans quelle mesure cette annonce est-elle juste, ou relève-t-elle d'un certain opportunisme marketing de la part d'un rappeur et producteur qui a su démontrer par ailleurs son sens des affaires ? Difficile à dire. Et peu importe, en fait, car seules deux choses comptent : le fait que l'Arlésienne du rap a fini par venir, et le verdict sur ses qualités musicales.

DR. DRE - Compton

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