Fake For Real

Depuis 1997 : critiques, dossiers, sélections et autres papiers, dédiés au rap (et parfois à d'autres musiques)
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Critiques Musique

Commentaires et critiques d'albums et EPs

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WU-TANG CLAN - 8 Diagrams

, 15:38

Le Wu-Tang Clan est l'un des plus grands groupes que le rap ait comptés, sinon le plus grand. Et pourtant, son impact est inéluctablement circonscrit aux années 90. Ses sorties événements datent de ces années-là. A l'exception de Ghostface Killah et du retour (surcoté) de Raekwon à ses bases sur Only Built 4 Cuban Linx... Pt. II, ses membres ont peu brillé par la suite. Pire encore, il n'a pas vraiment eu de postérité. Qui donc, en effet, ont été les héritiers du Wu-Tang ? Et pourtant, leurs sorties collectives des années 2000 sont plus qu'honorables, comme en 2007 ce 8 Diagrams, premier album après un silence de 6 ans et la mort d'Ol' Dirty Bastard.

WU-TANG CLAN - 8 Diagrams

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DENZEL CURRY - ZUU

, 18:22

Depuis des lustres, on nous promet la mort de l'album. Le CD devait désacraliser ce format, le MP3 le rendre obsolète. Et maintenant c'est le streaming qui est censé lui donner le coup de grâce. Mais en réalité, rien ne change. Les gens qui ne s'intéressent qu'aux singles continuent à les privilégier. Et ceux qui préfèrent une immersion plus intense dans l'univers d'un artiste, optent encore et toujours pour la longueur. En réalité, en affranchissant les albums d'une durée minimale ou maximale, comme le faisaient les supports musicaux d'antan, le streaming aurait même tendance à en rétablir l'impact et la pertinence. Si certains continuent à opter pour des durées longues d'une heure et plus, d'autres au contraire vont lâcher tout ce qu'ils ont sur un temps plus dense et raisonnable, évitant ainsi la facilité du remplissage. Tel a été le cas de Denzel Curry sur son dernier opus, ZUU.

DENZEL CURRY - ZUU

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GOLDLINK - Diaspora

, 18:18

Telle est la configuration générale du paysage rap américain contemporain. D'un côté, une multitude de scènes régionales dont les acteurs vivent dans l'instant et déploient de manière plus ou moins générique leur propre sous-genre de rap de rue. De l'autre, des artistes à rayonnement national qui conquièrent leur crédibilité et la considération de la critique par une posture plus intellectuelle et plus artistique, par un discours conscient du lourd héritage afro-américain dans lequel ils s'inscrivent, par une volonté constante de renouveler les formes, et par une ouverture plus large à d'autres genres musicaux que le leur. Dans cette catégorie vaste, née sans doute du succès de Kanye West, s'ébrouent aujourd'hui de grosses têtes d'affiche comme Kendrick Lamar, Tyler, the Creator, et une poignée d'autres.

GOLDLINK - Diaspora

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M.I.A. - Kala

, 18:10

En 2008, sortait dans les salles Pineapple Express (en français Délire Express), une comédie américaine. Bien que ne figurant ni dans le film, ni dans sa B.O., le morceau "Paper Planes" servait à en illustrer la bande-annonce. Cela faisait déjà un an qu'existait l'album dont il était issu, Kala, le deuxième pour M.I.A., et il avait globalement bénéficié des égards de la critique. Mais tout à coup, à partir de l'été, ce titre allait cartonner dans le monde entier, son succès se trouvant décuplé par son apparition dans un autre film bien plus remarqué, Slumdog Millionnaire. Il serait alors repris en concert par Rihanna et samplé sur le "Swagger Like Us" de T.I., Kanye West, Jay-Z et Lil Wayne, un titre que, alors enceinte jusqu'au cou, M.I.A. interpréterait avec eux sur la scène des Grammy Awards, en 2009. Bref, "Paper Planes" serait l'apogée de la carrière de l'Anglaise d'origine sri-lankaise.

M.I.A. - Kala

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SADA BABY - D.O.N. - Dat One Nigga

, 18:05

En 2017, Sada Baby aurait pu sortir l'album rap de l'année, mais il a réparti ses meilleurs morceaux sur deux projets distincts. Au lieu d'une œuvre parfaite, donc, ce sont deux mixtapes mémorables qu'il aura livrées : Skuba Sada, dont il a déjà été question ici, et la suivante, D.O.N. - Dat One Nigga, qui mérite tout autant qu'on s'y attarde. Comme la précédente, celle-ci révélait l'incroyable volubilité et la plasticité du garçon. A la façon des mouvements de danses étranges auxquelles il aime s'adonner, le rappeur partageait son goût pour les contorsions verbales. Dans un style de rap régional certes excellent mais parfois générique, celui de Detroit, le rappeur barbu faisait preuve d'une créativité et d'une diversité de folie. Et sur cet autre projet, il démontrait mieux encore l'étendue de son répertoire.

SADA BABY - D.O.N. - Dat One Nigga

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YOUNG THUG - So Much Fun

, 22:33

Nous vivons une drôle d'époque, où le concept de premier album est devenu le contraire exact de ce qu'il est censé dire. Difficile, en effet, de qualifier So Much Fun comme tel. Cette sortie survient au terme d'une décennie dont Young Thug aura été l'un des principaux acteurs, et qu'il aura abondamment fourni en projets divers et variés. Tout aura commencé dès 2011, avec ces trois I Came from Nothing où son style était encore en gestation. Puis en 2013, il y eut le grand 1017 Thug, la mixtape de la révélation, où éclatait au grand jour la créativité folle du personnage. Suivirent les collaboratifs Black Portland, Young Thugga Mane La Flare et Tha Tour, Pt. 1, puis la sortie qui, aux yeux de beaucoup, fut celle de la consécration, Barter 6, celle où le rappeur peaufinait sa formule. Ont suivi la riche et prolifique série des Slime Season, Jeffery, puis ce Beautiful Thugger Girls où il se calmait encore, où il s'assagissait, où il devenait plus pop. Et encore, ceux-là n'ont été que ses projets les plus signifiants, il y en aura eu une poignée d'autres.

YOUNG THUG - So Much Fun

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UGK - Underground Kingz

, 11:54

Aucun album ne mérite mieux qu'Underground Kingz le titre de “disque de la consécration”. Bien avant sa sortie, certes, Pimp C et Bun B avaient proposé ensemble plusieurs projets essentiels. Ils n'avaient même fait que cela. Leurs trois premiers albums, Too Hard to Swallow (1992), Super Tight (1994), et cette apothéose qu'avait été Ridin' Dirty (1996), sont tous de grosses références du rap. Mais ils étaient apparus trop tôt. Malgré un succès critique et commercial appréciable, le duo demeurait associé à sa scène régionale. C'est plus tard, avec l'appui de Jay-Z, et la sortie en commun de “Big Pimpin”, et dans une moindre mesure avec leur contribution au “Sippin' on Some Syrup” de Three 6 Mafia, que les Texans s'étaient imposés auprès d'un plus grand nombre, et qu'ils avaient été reconnus comme figures nationales de premier plan. Cependant, ils n'avaient pas capitalisé aussitôt sur cette notoriété. Leur quatrième album, Dirty Money, avait souffert d'un déficit de promotion. Et quelques mois plus tard, mi-2002, la peine de prison entamée par Pimp C avait placé la carrière du duo entre parenthèses.

UGK - Underground Kingz

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BONES - WhiteRapper

, 23:45

Depuis ses débuts, il y a maintenant une décennie, Elmo O'Connor aurait sorti pas moins d'une soixantaine de projets, sous divers pseudonymes. Il a beau évoluer en marge de l'industrie du disque (dont il se méfie comme d'une peste), il a compensé son absence de soutien par une production pléthorique, laquelle lui a permis de se construire un public fidèle et de vivre confortablement de son art. La contrepartie, c'est qu'il est difficile de s'orienter dans sa discographie. Le projet qui l'a défini, cependant, est facile à repérer. Sorti au moment où celui qui s'appelait alors Th@ Kid allait étrenner, à 18 ans, le nom sous lequel il se ferait connaître, son titre disait de façon laconique ce que Bones était vraiment : un rappeur blanc.

BONES - WhiteRapper

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BABY SMOOVE - Flawless

, 16:15

Qui a dit que le son de Detroit était toujours le même ? Malgré quelques traits musicaux en commun, Sada Baby n'est pas Payroll Giovanni, qui n'est ni Icewear Vezzo, ni Peezy, ni Drego & Beno. Et s'il faut aux sceptiques une meilleure preuve de la diversité des rappeurs issus de cette scène, alors Baby Smoove l'apporte. Ce dernier a beau être aussi prolifique que la plupart de ses compères (il a sorti trois projets cette année, Flawless, Mr. Perfect et Purple Heart) et livrer comme eux un rap de rue insolent obsédé par le fric, il s'en distingue par un phrasé détaché, tout en murmures, qui évoque davantage le style d'artistes de DMV comme Goonew, que celui généralement plus soutenu et plus énergique des rappeurs de sa ville.

BABY SMOOVE - Flawless

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LIL BLOOD - Ndugu

, 12:43

En 2018, comme depuis à peu près toujours, une partie de la meilleure production rap des Etats-Unis nous est venue de la Baie de San Francisco. Et comme depuis à peu près toujours, une fois encore, elle est sous-médiatisée. Nous savons en effet peu de choses de celui qui, avec Ndugu ("frère", en langue swahilie), a sorti l'un des albums rap notables de l'an passé, sinon qu'il est originaire de West Oakland, qu'il fait partie de l'équipe Livewire (J Stalin, Shady Nate, Philthy Rich…), qu'il est actif depuis environ 2010, que son nom est familier de ceux qui suivent toutes les sorties de la région, et qu'il avait sorti peu avant un autre projet remarquable, Crack Baby, vanté avant tout le monde par le site très averti Pure Baking Soda.

LIL BLOOD - Ndugu

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EEKWOL & MILS - The List

, 22:54

Lorsque qu'en 2004, à l'occasion de l'album Apprentice to the Mystery, on avait célébré Lindsay Knight, alias Eekwol, c'est en tant que chanteuse amérindienne qu'elle avait d'abord été présentée. Il est vrai que cette membre de la Première Nation de Muskoday est une universitaire versée dans l'étude des nations "natives", qu'elle s'est toujours posée en défenseuse de la culture crie, et qu'un morceau de son premier album rendait hommage à ses origines, en invitant un chanteur pow-wow. Mais ramener la nièce du musicien folk Chester Knight à cette seule qualité était réducteur. La plupart des titres de ce premier album abordaient d'autres sujets, tout comme ceux de son successeur trois ans après, The List.

EEKWOL & MILS - The List

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PAYROLL GIOVANNI - January 30th

, 23:13

A force de se pencher sur tous ces rappeurs captivants que Detroit dégurgite sans arrêt, on en oublierait presque ceux par qui tout a commencé. Or, parmi ceux-là, figure incontestablement Payroll Giovanni. Certains vous diront qu'ils suivent cette scène depuis Blade Icewood, mais en vérité, c'est quand les Doughboyz Cashout ont été parrainés par Jeezy que l'on a commencé à s'y intéresser. Or, au sein de ce groupe, comme il allait le démontrer avec l'excellent Stack Season, Dior Giovanni Petty surnageait. A tel point qu'il a maintenant rejoint Def Jam, après avoir entretemps élargi son public grâce aux deux projets Big Bossin, avec Cardo.

PAYROLL GIOVANNI - January 30th

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KANYE WEST - Graduation

, 12:42

Il est commode de diviser la carrière de Kanye West en deux grandes époques. La première, celle de la trilogie formée par The College Dropout, Late Registration et Graduation, celle où son rap gonflé aux samples soul était dans le prolongement de ses travaux pour Roc-A-Fella. Et la seconde, celle bien plus grande que le rap de My Beautiful Dark Twisted Fantasy, de Yeezus et de The Life of Pablo, où toute démesure était acceptable, où toute expérimentation était bonne à tenter. Et entre ces deux périodes, en 2008, l'album de la transition aurait été l'étonnant, l'influent et le déstabilisant 808s & Heartbreak, lequel n'était même pas un album de rap.

KANYE WEST - Graduation

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LIGHTSHOW - Life Sentence 2

, 22:41

L'éveil de la scène de Washington (ou plus généralement de celle de DMV, si l'on emploie le terme consacré pour désigner, côté rap, les environs de la capitale américaine), remonte à il y a à peine plus d'une décennie. Ses acteurs de poids sont alors devenus Wale, Fat Trel, puis Shy Glizzy un peu plus tard. Mais il ne faut pas en oublier quelques autres qui, comme Larinzo Lambright-Williams, ont pris leur part dans cet essor. C'est avec une mixtape estampillée DJ Khaled, The Way I See It, que certains ont découvert fin 2014 celui qui se fait appeler Lightshow, ou plus tard sur If These Walls Could Talk avec son aéropage d'invités allant de Kap G à Icewear Vezzo. Mais c'est avant cela, peu de temps après ses débuts en 2011, que le rappeur des quartiers Sud-Est de DC s'est fait connaître des plus avertis.

LIGHTSHOW - Life Sentence 2

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POLO G - Die a Legend

, 18:23

C'est en prison qu'est né le Polo G que l'on connaît aujourd'hui. Avant cela Taurus Bartlett, en bon apprenti rappeur de Chicago, donnait plutôt dans une drill music générique. Mais en 2018, entre quatre murs, il choisit d'infléchir son style avec "Finer Things", un titre chantonné sur les notes d'un piano mélancolique, où il partageait sans trop y croire ses rêves d'une vie meilleure. Sorti quelques temps après, sa vidéo fut visionnée des millions de fois sur Youtube. Un peu plus tard, ce fut le tour de "Pop Out", un single enregistré avec le rappeur new-yorkais Lil Tjay de connaître le succès, de manière plus éclatante encore, permettant à Polo G de rejoindre Columbia et de devenir à 20 ans pile le next big thing du rap de Chicago.

POLO G - Die a Legend

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PLIES - The Real Testament

, 23:40

"Tu peux me prendre cette merde rap, je trouverai un autre terrain de jeu. Ne te trompes pas, négro, (le rap) ça n'a jamais été mon rêve". Avec ces mots déclamés sur le titre introductif de son premier album officiel, The Real Testament, Plies déclarait que le rap était pour lui un moyen, davantage qu'une fin. Il marquait ainsi le glissement sémantique qu'avait opéré peu à peu le terme même de "real" au sein de la communauté rap. Un vrai rappeur, ce n'était plus quelqu'un qui s'illustrait par la qualité de son phrasé, la virtuosité de ses rimes ou la créativité de ses figures de style. Ce garçon de Fort Myers, en Floride, n'avait aucune de ces qualités. Non, un vrai rappeur, à l'époque de Plies, ce serait quelqu'un avec le bon pédigrée criminel, et qui prétendrait ne pas mentir sur son expérience de voyou.

PLIES - The Real Testament

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DANNY WINNIN - Going For the Win

, 23:33

Ça n'arrête pas, c'est un réservoir sans fin, une source inépuisable. Chaque année, depuis un bon moment déjà, Detroit est la scène rap la plus exaltante du monde. Elle est la plus prolifique, la plus riche. Et le plus fort dans tout ça, c'est qu'à chaque fois, ce sont de nouveaux noms qui sortent, c'est un autre artiste qui s'impose. Parmi la récente promotion, figure Danny Winnin. Celui-ci, à vrai dire, n'est pas tout à fait un nouveau-venu. Les plus avertis l'auront découvert ces deux dernières années grâce à The Chosen One et City of Bosses, des projets plus que recommandables sortis sous le pseudonyme alternatif de Danny Always Win (ou Alwayswin). Mais le plus récent Going For the Win mérite tout autant l'attention.

DANNY WINNIN - Going For the Win

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SA-ROC - Nebuchadnezzar

, 23:01

Rhymesayers a beau être un label rap progressiste et éclairé, être doté d'un grand sens éthique et abriter des rappeurs qui accordent de l'importance au message, à l'engagement et au sens de leurs paroles, il n'a jamais été spécialement ouvert aux femmes. Pendant longtemps, une rappeuse seulement, Psalm One, a figuré à son catalogue, et leur histoire commune s'est mal terminée. En effet, en 2015, après que leurs liens aient été rompus, cette dernière a accusé Rhymesayers de ne pas l'avoir assez appuyée. Mal à l'aise, le propriétaire du label, Siddiq, s'était alors excusé pour son manque d'ouverture aux artistes féminines. Et une année plus tard, comme pour y apporter réparation, il avait invité Sa-Roc à venir le rejoindre.

SA-ROC – Nebuchadnezzar

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BAMS - Vivre ou Mourir

, 22:25

Stéphanie Betga, à la base, n'était pas programmée pour faire du rap. D'origine camerounaise (son pseudonyme lui vient du peuple bamiléké), mais ayant grandi dans une banlieue blanche peu exposée au hip-hop, elle a aimé le jazz, le reggae et le rock, avant de s'y mettre. Elle s'y est plongée, sur le tard, en découvrant les disques d'un proche qui venait de disparaitre, et en se passionnant pour le Wu-Tang Clan (plus tard, elle aura la chance de collaborer avec le maître d'œuvre du collectif, RZA). Bams, à vrai dire, n'était même pas destinée à faire de la musique. Pendant un temps, sa grande passion fut le sport. Elle pratiqua le triple-saut à un haut niveau, et fut même à deux doigts de participer aux J.O. de 1996 à Atlanta.

BAMS - Vivre ou Mourir

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STE STRAUSZ - Sté Real

, 23:16

C'est vers New-York que le rap français a longtemps eu les yeux rivés. C'est là qu'il a puisé ses influences, cela a été sa source nourricière, à égalité avec la tradition locale de la chanson et de la variété. La Californie, cependant, a aussi eu ses adeptes : le g-funk a fait des émules de ce côté-ci de l'Atlantique, et le Val de Marne a été l'une de leurs bases. C'est en tout cas là-bas qu'est apparue la grande figure du son West Coast à la française, Aelpéacha. Et c'est aussi dans ce département qu'est apparu un pionnier, ou plus exactement une pionnière. Guadeloupéenne d'origine née à Vitry-sur-Seine, Stéphanie Quinol est apparue dans le sillage d'un des groupes historiques du rap français, les Little (elle doit son pseudonyme à l'un de ses membres, Sulee B Wax, qui la présenta comme "la femme bonne en (Levi-)Strauss"), et dès l'âge de 16-17 ans, en 1994, elle avait sorti un EP qui adaptait cette recette à notre langue, avec une certaine réussite.

STE STRAUSZ - Sté Real

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