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Depuis 1997 : critiques, dossiers, sélections et autres papiers, dédiés au rap (et parfois à d'autres musiques)
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Critiques Musique › Albums Rap

Critiques et revues d'albums et mixtapes rap, hip-hop et apparenté

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LORD INFAMOUS - The Man, The Myth, The Legacy

, 22:58

L'homme, le mythe, le legs. Le titre de ce disque ressemblait déjà à une épitaphe. Alors forcément, quand on connaît la suite, quand on sait que six années plus tard, en 2013, Ricky Dunigan est mort dans son sommeil à tout juste 40 ans, cet album solo prend une dimension particulière. Sorti sur Black Rain Entertainment, le label qu'il a cofondé avec II Tone après une période marquée par la prison et par son départ de Three 6 Mafia, il sonne rétrospectivement comme un testament pour Lord Infamous, co-fondateur du plus emblématique des groupes rap de Memphis. D'autant plus qu'il se montrait, et qu'il se montre encore, tout à fait honorable.

LORD INFAMOUS - The Man, The Myth, The Legacy

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DJ PAUL - Scale-A-Ton (Skeleton)

, 23:06

Au cœur des années 2000, la Three 6 Mafia était au sommet de sa gloire : depuis le début de la décennie, tous leurs albums se vendaient bien, et leur musique avait été couronnée par cet improbable Oscar reçu en 2006. Très logiquement, avec le succès, leur rap autrefois infréquentable s'était affadi. Cependant, au terme de ces dix années, Juicy J et DJ Paul manifestaient l'un comme l'autre une volonté de retour aux sources. Pour le premier, celui-ci allait se concrétiser sur l'album Hustle till I Die, puis prendre la forme de ses mixtapes, notamment les deux volumes de Rubba Band Business. Et pour le second, cela se traduisait par la création de son label Scale-A-Ton Entertainment, et par la sortie de l'album solo du même nom.

DJ PAUL - Scale-A-Ton (Skeleton)

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PNL - Deux Frères

, 20:51

Ca y est. Maintenant, la campagne marketing est terminée, la furie médiatique s'est apaisée, les gens sont passés à autre chose. Si ce n'est dans les divers bilans de fin d'année, où ils figurent souvent en bonne place, on parle moins de PNL et de leur dernier opus. Aussi, dans le calme et dans la quiétude, n'y a-t-il pas de meilleur moment pour se pencher enfin sur Deux Frères, quitte à répéter une bonne part de ce qui a déjà été dit sur ce disque. Car en toute circonstance, c'est sur la longueur que s'apprécie la musique du duo de Corbeil-Essonnes. C'est rarement dès la première écoute qu'elle se dévoile pleinement. Et comme le dit le slogan même du présent blog, il n'y a jamais d'urgence à parler d'un bon disque. Si celui-ci est satisfaisant à sa sortie, il devrait l'être autant 6 mois ou 6 ans après.

PNL - Deux Frères

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SAMEER AHMAD - Apaches

, 20:21

Bénéficiant des honneurs critiques depuis son album de 2014, Perdants Magnifiques, mais actif depuis plus longtemps encore, Sameer Ahmad fait du bon travail. Plus discret que beaucoup de rappeurs, il est une valeur plus sûre que la plupart. Cependant, sur son dernier projet, sorti à la mi-année, le garçon de Montpellier a mis les bouchées doubles. D'une durée courte, condensé, Apaches a tout d'abord profité d'un nombre appréciables de renforts. Parmi ceux qui ont concouru à la création de ce bel objet, figurent ces vieilles connaissances que sont les illustrateurs Lasse Russe et Hector de la Vallée, presque autant de producteurs que de morceaux, et les rappeurs LK de l'Hôtel Moscou et Nakk Mendosa. Mais que l'on ne s'y trompe pas, cet album est en premier lieu la chose de Sameer Ahmad.

SAMEER AHMAD - Apaches

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PEEZY - No Hooks II

, 23:18

Cette formule lui avait réussi l'an dernier quand, sur une sortie courte et gratuite, Team Eastside Peezy avait délivré ses raps sans fard, d'un seul trait, sur des morceaux dépourvus de refrains. Aussi a-t-il récidivé, début 2019, avec un second volet de ce No Hooks. Celui-ci est un peu plus long avec ses dix morceaux, il compte cette fois quelques invités, Roley Gang Blue et Lil Perry sur "G5", et le plus illustre Payroll Giovanni sur "Loyal to the Game", et il est à vrai dire un poil moins homogène. Mais tout de même, il est proche de son prédécesseur, qualitativement parlant. Il apporte au répertoire de Peezy une autre poignée de morceaux de choix, par exemple "No Limit", "Got It All Day", ou bien encore "Crime Stoppers".

PEEZY - No Hooks II

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BOSS HOGG OUTLAWZ - Serve & Collect

, 23:07

Il y a un parcours bien défini, si l'on est un rappeur et que l'on souhaite bâtir son empire, et Slim Thug l'a suivi. Le Texan a d'abord intégré un label local respecté, en l'occurrence le Swishahouse de Michael "5000" Watts et d'OG Ron C, puis il s'est fait un nom en inondant le marché local avec ses mixtapes, au début des années 2000. Il a ensuite rejoint la major Interscope pour lancer son premier album commercial, Already Platinum, puis il a placé ses pions en créant autour de lui son propre label-équipe, Boss Hogg Outlawz, lequel a suivi à son tour le même chemin : ses membres ont sorti plusieurs mixtapes, avant de concrétiser par une sortie plus officielle. Certes, Already Platinum n'a en fait pas été disque de platine, mais son succès fut tout de même considérable. C'est vrai, les Boss Hogg Outlaws ne sont pas devenus un nouveau Wu-Tang Clan, seuls quelques-uns ont fait un peu parler d'eux plus tard, mais leur premier album était tout à fait appréciable.

SLIM THUG & BOSS HOGG OUTLAWZ - Serve & Collect

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SHITTYBOYZ- 3-Peat

, 22:59

C'est désormais une chose admise, la scène de Detroit nous offre le rap le plus affriolant de cette fin de décennie. En cette année 2019 où il semble pour de bon sur tous les écrans radar, le buzz est venu des ShittyBoyz, avec la sortie cet été de leur album 3-Peat, suivi en octobre par un solo de BabyTron, le membre le plus éminent du trio. Si ces trois-là ont su captiver l'attention, c'est qu'ils sont apparus comme le groupe manifeste d'un nouveau mouvement, et qu'ils se sont distingués sur trois dimensions fondamentales en musique : le son, le thème et l'apparence.

SHITTYBOYZ- 3-Peat

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DANNY BROWN - Uknowhatimsayin¿

, 23:07

Aujourd'hui, quand on parle du rap de Detroit, c'est à Payroll Giovanni, Tee Grizzley, Sada Baby, Team Eastside Peezy, FMB DZ, Icewear Vezzo, voire aux ShittyBoyz, que l'on songe spontanément. Ces cinq dernières années, le rap de rue local a effacé l'ancienne scène à laquelle la ville était autrefois associée, celle du hip-hop undeground, battle et backpacker qui a engendré des talents aussi divers et contrastés qu'Eminem et Jay Dilla. Celle-ci, pourtant, existe toujours, à travers la production traditionaliste et boom bap d'Apollo Brown et de Black Milk. Elle a même encore à nous apporter grâce au plus neuf de ses vétérans, ce Danny Brown qui a dû attendre d'avoir trente ans pour percer, à l'époque de l'album XXX. Alors qu'il approche maintenant de la quarantaine, il fait preuve de l'excentricité et de la créativité qui trop souvent, font défaut à ses collègues et à ses partenaires.

DANNY BROWN - Uknowhatimsayin¿

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JAY-Z - American Gangster

, 23:01

Même si certains, parfois, tentent de nous faire croire le contraire, même s'ils veulent nous convaincre que Jay-Z est de nos jours toujours aussi pertinent, en vérité, son dernier grand album date de 2007. Il aurait même pu être plus ancien. Il aurait dû être le Black Album, en 2003, puisqu'à sa suite le rappeur avait annoncé sa retraite et que, quand était sorti l'album du retour, Kingdom Come, il avait été une déception. Mais une année après ce dernier, Hova avait retrouvé l'inspiration quand il avait découvert en avant-première American Gangster, le film de Ridley Scott sur Frank Lucas, un nabab de la drogue des années 70 qui avait réussi dans le commerce de l'héroïne. Grâce à ce dernier, Jay-Z revenait à ses fondamentaux, à son mythe originel : celui de l'ancien dealer devenu star du rap.

JAY-Z - American Gangster

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KEVIN GATES - I'm Him

, 13:32

On aurait pu redouter que Kevin Gates nous fasse un Gucci Mane. Que, sorti de prison début 2018, il nous revienne musclé, rayonnant et en bonne santé, mais que son art ne soit plus que l'ombre de ce qu'il avait été. Ces craintes ont été alimentées quand il a commencé à manifester un intérêt prononcé pour sa forme physique et que, tout récemment, il s'est entretenu auprès du magazine Men’s Health de son régime sain à base de mangues. La face gentille de Kevin Gates, d'ailleurs, est très visible sur son second album officiel, I'm Him. L'homme de Baton Rouge est depuis longtemps un rappeur sensible, et ça fait un moment qu'il pousse la chansonnette. Ce sont ses marques de fabrique, ce à quoi il excelle. Mais cette fois, les mélodies sont plus présentes que jamais, et ses sentiments débordent quand, en fin d'album, il crie tout son amour pour sa femme et sa fille.

KEVIN GATES - I'm Him

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LIL KEED - Long Live Mexico

, 22:36

Raqhid Render vient de Cleveland Avenue, la même rue d'Atlanta que celle où a grandi Young Thug. Aussi celui qui se ferait bientôt appeler Lil Keed marcha-t-il sur les pas de son aîné quand, sonné par la mort de son ami Rudy, il se mit à prendre le rap au sérieux. Il était le modèle évident à suivre. Ce jeune homme né en 1998 l'a lui-même confié : pour lui, T.I., c'est de la préhistoire, c'est de la musique de vieux. Sa définition du rap, sa vision de la trap music, il l'a acquise via Thugger. C'est ce qu'a démontré "Blicky Blicky", le morceau qui l'a fait connaître dans les clubs, puis ses mixtapes Trapped On Cleveland 2 et Keed Talk to 'Em. Et au terme de tout cela, ce qui devait arriver arriva : Young Thug lui-même s'amouracha de son disciple, et lui offrit une place sur son propre label, Young Stoner Life Records.

LIL KEED - Long Live Mexico

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WU-TANG CLAN - 8 Diagrams

, 15:38

Le Wu-Tang Clan est l'un des plus grands groupes que le rap ait comptés, sinon le plus grand. Et pourtant, son impact est inéluctablement circonscrit aux années 90. Ses sorties événements datent de ces années-là. A l'exception de Ghostface Killah et du retour (surcoté) de Raekwon à ses bases sur Only Built 4 Cuban Linx... Pt. II, ses membres ont peu brillé par la suite. Pire encore, il n'a pas vraiment eu de postérité. Qui donc, en effet, ont été les héritiers du Wu-Tang ? Et pourtant, leurs sorties collectives des années 2000 sont plus qu'honorables, comme en 2007 ce 8 Diagrams, premier album après un silence de 6 ans et la mort d'Ol' Dirty Bastard.

WU-TANG CLAN - 8 Diagrams

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DENZEL CURRY - ZUU

, 18:22

Depuis des lustres, on nous promet la mort de l'album. Le CD devait désacraliser ce format, le MP3 le rendre obsolète. Et maintenant c'est le streaming qui est censé lui donner le coup de grâce. Mais en réalité, rien ne change. Les gens qui ne s'intéressent qu'aux singles continuent à les privilégier. Et ceux qui préfèrent une immersion plus intense dans l'univers d'un artiste, optent encore et toujours pour la longueur. En réalité, en affranchissant les albums d'une durée minimale ou maximale, comme le faisaient les supports musicaux d'antan, le streaming aurait même tendance à en rétablir l'impact et la pertinence. Si certains continuent à opter pour des durées longues d'une heure et plus, d'autres au contraire vont lâcher tout ce qu'ils ont sur un temps plus dense et raisonnable, évitant ainsi la facilité du remplissage. Tel a été le cas de Denzel Curry sur son dernier opus, ZUU.

DENZEL CURRY - ZUU

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GOLDLINK - Diaspora

, 18:18

Telle est la configuration générale du paysage rap américain contemporain. D'un côté, une multitude de scènes régionales dont les acteurs vivent dans l'instant et déploient de manière plus ou moins générique leur propre sous-genre de rap de rue. De l'autre, des artistes à rayonnement national qui conquièrent leur crédibilité et la considération de la critique par une posture plus intellectuelle et plus artistique, par un discours conscient du lourd héritage afro-américain dans lequel ils s'inscrivent, par une volonté constante de renouveler les formes, et par une ouverture plus large à d'autres genres musicaux que le leur. Dans cette catégorie vaste, née sans doute du succès de Kanye West, s'ébrouent aujourd'hui de grosses têtes d'affiche comme Kendrick Lamar, Tyler, the Creator, et une poignée d'autres.

GOLDLINK - Diaspora

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M.I.A. - Kala

, 18:10

En 2008, sortait dans les salles Pineapple Express (en français Délire Express), une comédie américaine. Bien que ne figurant ni dans le film, ni dans sa B.O., le morceau "Paper Planes" servait à en illustrer la bande-annonce. Cela faisait déjà un an qu'existait l'album dont il était issu, Kala, le deuxième pour M.I.A., et il avait globalement bénéficié des égards de la critique. Mais tout à coup, à partir de l'été, ce titre allait cartonner dans le monde entier, son succès se trouvant décuplé par son apparition dans un autre film bien plus remarqué, Slumdog Millionnaire. Il serait alors repris en concert par Rihanna et samplé sur le "Swagger Like Us" de T.I., Kanye West, Jay-Z et Lil Wayne, un titre que, alors enceinte jusqu'au cou, M.I.A. interpréterait avec eux sur la scène des Grammy Awards, en 2009. Bref, "Paper Planes" serait l'apogée de la carrière de l'Anglaise d'origine sri-lankaise.

M.I.A. - Kala

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YOUNG THUG - So Much Fun

, 22:33

Nous vivons une drôle d'époque, où le concept de premier album est devenu le contraire exact de ce qu'il est censé dire. Difficile, en effet, de qualifier So Much Fun comme tel. Cette sortie survient au terme d'une décennie dont Young Thug aura été l'un des principaux acteurs, et qu'il aura abondamment fourni en projets divers et variés. Tout aura commencé dès 2011, avec ces trois I Came from Nothing où son style était encore en gestation. Puis en 2013, il y eut le grand 1017 Thug, la mixtape de la révélation, où éclatait au grand jour la créativité folle du personnage. Suivirent les collaboratifs Black Portland, Young Thugga Mane La Flare et Tha Tour, Pt. 1, puis la sortie qui, aux yeux de beaucoup, fut celle de la consécration, Barter 6, celle où le rappeur peaufinait sa formule. Ont suivi la riche et prolifique série des Slime Season, Jeffery, puis ce Beautiful Thugger Girls où il se calmait encore, où il s'assagissait, où il devenait plus pop. Et encore, ceux-là n'ont été que ses projets les plus signifiants, il y en aura eu une poignée d'autres.

YOUNG THUG - So Much Fun

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UGK - Underground Kingz

, 11:54

Aucun album ne mérite mieux qu'Underground Kingz le titre de “disque de la consécration”. Bien avant sa sortie, certes, Pimp C et Bun B avaient proposé ensemble plusieurs projets essentiels. Ils n'avaient même fait que cela. Leurs trois premiers albums, Too Hard to Swallow (1992), Super Tight (1994), et cette apothéose qu'avait été Ridin' Dirty (1996), sont tous de grosses références du rap. Mais ils étaient apparus trop tôt. Malgré un succès critique et commercial appréciable, le duo demeurait associé à sa scène régionale. C'est plus tard, avec l'appui de Jay-Z, et la sortie en commun de “Big Pimpin”, et dans une moindre mesure avec leur contribution au “Sippin' on Some Syrup” de Three 6 Mafia, que les Texans s'étaient imposés auprès d'un plus grand nombre, et qu'ils avaient été reconnus comme figures nationales de premier plan. Cependant, ils n'avaient pas capitalisé aussitôt sur cette notoriété. Leur quatrième album, Dirty Money, avait souffert d'un déficit de promotion. Et quelques mois plus tard, mi-2002, la peine de prison entamée par Pimp C avait placé la carrière du duo entre parenthèses.

UGK - Underground Kingz

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BABY SMOOVE - Flawless

, 16:15

Qui a dit que le son de Detroit était toujours le même ? Malgré quelques traits musicaux en commun, Sada Baby n'est pas Payroll Giovanni, qui n'est ni Icewear Vezzo, ni Peezy, ni Drego & Beno. Et s'il faut aux sceptiques une meilleure preuve de la diversité des rappeurs issus de cette scène, alors Baby Smoove l'apporte. Ce dernier a beau être aussi prolifique que la plupart de ses compères (il a sorti trois projets cette année, Flawless, Mr. Perfect et Purple Heart) et livrer comme eux un rap de rue insolent obsédé par le fric, il s'en distingue par un phrasé détaché, tout en murmures, qui évoque davantage le style d'artistes de DMV comme Goonew, que celui généralement plus soutenu et plus énergique des rappeurs de sa ville.

BABY SMOOVE - Flawless

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LIL BLOOD - Ndugu

, 12:43

En 2018, comme depuis à peu près toujours, une partie de la meilleure production rap des Etats-Unis nous est venue de la Baie de San Francisco. Et comme depuis à peu près toujours, une fois encore, elle est sous-médiatisée. Nous savons en effet peu de choses de celui qui, avec Ndugu ("frère", en langue swahilie), a sorti l'un des albums rap notables de l'an passé, sinon qu'il est originaire de West Oakland, qu'il fait partie de l'équipe Livewire (J Stalin, Shady Nate, Philthy Rich…), qu'il est actif depuis environ 2010, que son nom est familier de ceux qui suivent toutes les sorties de la région, et qu'il avait sorti peu avant un autre projet remarquable, Crack Baby, vanté avant tout le monde par le site très averti Pure Baking Soda.

LIL BLOOD - Ndugu

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EEKWOL & MILS - The List

, 22:54

Lorsque qu'en 2004, à l'occasion de l'album Apprentice to the Mystery, on avait célébré Lindsay Knight, alias Eekwol, c'est en tant que chanteuse amérindienne qu'elle avait d'abord été présentée. Il est vrai que cette membre de la Première Nation de Muskoday est une universitaire versée dans l'étude des nations "natives", qu'elle s'est toujours posée en défenseuse de la culture crie, et qu'un morceau de son premier album rendait hommage à ses origines, en invitant un chanteur pow-wow. Mais ramener la nièce du musicien folk Chester Knight à cette seule qualité était réducteur. La plupart des titres de ce premier album abordaient d'autres sujets, tout comme ceux de son successeur trois ans après, The List.

EEKWOL & MILS - The List

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