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Depuis 1997 : critiques, dossiers, sélections et autres papiers, dédiés au rap (et parfois à d'autres musiques)
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Critiques Musique › Albums Rap

Critiques et revues d'albums et mixtapes rap, hip-hop et apparenté

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DIGDAT - Ei8ht Mile

, 23:07

Il y a un rêve, un espoir, qui revient sans cesse concernant la musique anglaise. Celui que soit répétée l'épopée des Beatles et de la British Invasion, ce moment des années 60 où les charts américains se sont retrouvés remplis de Britanniques. Celui que, à nouveau, ceux-ci réexpédient à l'envoyeur une musique profondément US, mais cuisinée à leur sauce. Comme en a témoigné le critique et écrivain Simon Reynolds, ce phénomène s'est répété au début des années 80 avec tous ces groupes nés des cendres d'une new wave dont les racines étaient pourtant américaines. Mais depuis, à l'ère du hip-hop, tout cela est révolu. Comme tous les autres raps européens, celui du Royaume-Uni n'a longtemps été fait que de copieurs plus ou moins talentueux. Et si le pays a fini par avoir son genre de rap à lui, le grime, et que celui-ci a parfois suscité l'intérêt Outre-Atlantique, il ne s'y est jamais imposé vraiment, et il n'a influencé les rappeurs yankees que de manière anecdotique et passagère. Avec la UK drill, toutefois, la donne évolue quelque peu.

DIGDAT - Ei8ht Mile

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SEAN PRICE - Jesus Price Supastar

, 22:48

L'avenir appartient aux seconds couteaux. Si l'on doit à un membre méconnu du Flipmode Squad, Roc Marciano, d'avoir donné un futur au classic rap new-yorkais dans les années 2010, ce rôle échut à Sean Price dans la décennie précédente. Quand ce dernier se faisait appeler Ruck et que, dans les années 90, il était la moitié du duo Heltah Skeltah, il n'était pas le rappeur le plus éminent de la Côte Est, la concurrence étant rude. Quelques années plus tard, il dut même retourner dans la rue et vendre du crack pour joindre les deux bouts. Cependant, il n'avait pas tout à fait quitté le circuit, apparaissant sur des mixtapes, et collaborant avec d'autres rappeurs sous son véritable nom. Et en 2005, quand sortit son premier album solo, Monkey Barz, celui-ci fut un succès critique. Tout à coup, avec lui, Sean Price devenait le rappeur le plus en vue de son collectif, le Boot Camp Clik.

SEAN PRICE - Jesus Price Supastar

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POUYA - The South Got Something to Say

, 23:39

Le Sud a quelque chose à dire. Cette phrase d'André 3000 est l'une des plus emblématiques de l'histoire du rap. Elle remonte à 1995, à la cérémonie de remise des prix du magazine The Source. Alors que la rivalité entre les Côte Est et Ouest battait son plein, c'est un duo venu du Sud, Outkast, que avait été désigné comme meilleur groupe de l'année. Le public, choqué, avait alors copieusement hué les intéressés, avant que ne lui soit rétorquée la fameuse phrase. Si ce moment a aujourd'hui une telle importance, c'est qu'il était prémonitoire. Ce sont en effet les Etats méridionaux qui, dans la décennie suivante, allaient dominer le rap. André 3000, toutefois, n'avait sans doute pas imaginé que ce Sud ressemblerait à Pouya.

POUYA - The South Got Something to Say

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JAYDAYOUNGAN - Misunderstood

, 22:57

Tout vient de là, tout vient du blues. En tout cas dans le rap actuel. En tout cas chez ces cohortes de gangsters mélancoliques et de mauvais garçons pleurnicheurs qui semblent courir les rues, de nos jours. En tout cas autour de Baton Rouge, une ville dont les stars sont Kevin Gates, NBA Youngboy ou, avant eux, Lil Boosie, le géniteur même de cette tendance. Javarious Scott, lui, ne vient pas de la capitale de la Louisiane, ni de l'autre grande scène rap locale, celle de La Nouvelle-Orléans. Ses bases sont ailleurs dans le même Etat, dans la toute petite ville de Bogalusa. Mais clairement, il appartient à la lignée des gens susmentionnés. L'une des premières fois où il a attiré l'attention sur lui, d'ailleurs, c'est au côté d'un autre adepte de ce rap tout en peines et tout en douleurs : le Floridien Yungeen Ace, sur rien de moins que son morceau de bravoure, "Jungle".

JAYDAYOUNGAN - Misunderstood

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ROC MARCIANO - Marcielago

, 13:52

La décennie 2010 n'aurait su s'achever sans l'un de ceux qui l'ont survolée. Aussi, le 12 décembre, Roc Marciano a-t-il ajouté une autre pièce à cette discographie impressionnante inaugurée dix ans plus tôt par ce survivant méconnu du Flipmode Squad, avec le grand Marcberg. Une discographie sans laquelle il est difficile d'imaginer Ka, Billy Woods, Crimeapple, Hus Kingpin, Knowledge The Pirate, Mach-Hommy et toute la clique Griselda. Une œuvre qui a préservé la place de New-York dans ce genre musical qu'elle a créé, et à laquelle, une fois encore, le rappeur fait honneur avec Marcielago, un album où le rappeur d'Hempstead s'interroge sur sa postérité, citant par deux fois, sur "Tom Chambers" comme sur "Legacy", le cas malheureux de l'éternellement incarcéré et du perpétuellement mésestimé Max B.

ROC MARCIANO - Marcielago

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BIRDMAN - 5 ★ Stunna

, 01:46

Birdman est un vautour, il est un vil rapace. Il n'y a rien d'attachant chez le patron et fondateur de Cash Money. Et il n'y a rien de remarquable quand il rappe. Même si lui, contrairement à d'autres rappeurs gangsta, est sans doute un vrai voyou, s'il est un véritable businessman malhonnête, ses paroles ne sont que platitudes. Son numéro de parrain protecteur, la constante exaltation de sa réussite, ne sont que des banalités déblatérées de façon transparente, sans originalité, sans adresse verbale, sans aucun frisson d'authenticité. Il pue la fausseté, le mensonge, la tartufferie, et il n'a pas le talent nécessaire pour maquiller et sublimer tout cela, loin s'en faut. Et pourtant, sa discographie n'est pas négligeable. Les albums de Bryan "Baby" Williams méritent d'être retenus, tel notamment ce 5 Star Stunna.

BIRDMAN - 5 ★ Stunna

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MAYBACH MUSIC GROUP - Self Made Vol. 1

, 16:55

Quand on devient un rappeur important, la coutume veut que l'on se bâtisse un empire, que l'on crée un label et que l'on soude toute une équipe autour de soi. Or, important, Rick Ross l'était incontestablement, au début de la décennie 2010. Cinq années après l'historique "Hustlin'", il avait démontré qu'il était davantage que l'homme d'un seul tube. Tout récemment, étaient sortis les albums Deeper than Rap et Teflon Don, ainsi que les mixtapes Albert Anastasia et Ashes to Ashes, et il avait dominé la bande-son de l'été 2010 avec son dévastateur "B.M.F. (Blowin' Money Fast)". En 2011, donc, suite logique, il donnait corps à son nouveau projet, le label Maybach Music, avec l'album collectif Self Made Vol. 1.

MAYBACH MUSIC GROUP - Self Made Vol. 1

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GIGGS - Big Bad...

, 14:34

Si aujourd'hui, il existe en Grande-Bretagne une scène rap florissante, et qui ne se cantonne pas au sous-genre du grime, c'est en partie parce que Nathaniel Thompson a dégagé la voie. Il est difficile, en effet, d'imaginer l'Angleterre d'aujourd'hui, celle de Dave, de Fredo et d'AJ Tracey, sans penser à la voix grave et au débit lent de Giggs, sans revenir sur son parcours, sans l'avoir vu, albums après mixtapes depuis la fin des années 2000, imposer un rap de gangster dans le style des Nord-Américains (et adoubé par eux : il a collaboré avec Styles P comme avec ce charognard de Drake), et néanmoins immanquablement britannique. Et en 2019, alors qu'avec l'engouement autour des artistes susmentionnés et de la UK drill, on a jamais parlé autant du rap d'Outre-Manche, il était logique que Big Bad…, le cinquième album du rappeur de Peckham, ait droit à quelques égards.

GIGGS - Big Bad

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DIZZEE RASCAL - Maths + English

, 23:17

En 2003, l'engouement considérable autour de Boy in da Corner a été, pour une bonne partie, une bulle critique. Certes très réussi, l'album nous avait été vendu comme l'ouverture d'une nouvelle ère, comme une révolution telle que la musique n'en connaît que tous les vingt ans. Cependant, l'explosion du grime, que ce premier opus de Dizzee Rascal était censée annoncer, n'eut jamais vraiment lieu. Malgré quelques résurgences auprès du grand public, comme dans les années 2010, quand des rappeurs américains l'ont parrainé, le genre a continué sa route dans l'underground. Quant au Londonien, il a suivi lui aussi son bonhomme de chemin, sans être un inconnu, loin de là, mais sans non plus être une star absolue.

DIZZEE RASCAL - Maths + English

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GANGSTA BOO & LA CHAT - Witch

, 23:19

Comme le veut une règle tacite en matière de hip-hop féminin, celle selon laquelle deux rappeuses ne peuvent coexister, on a parfois opposé La Chat à Gangsta Boo. Elles n'ont pourtant jamais vraiment marché sur les plates-bandes l'une de l'autre. Alors que la seconde a fait partie de Three 6 Mafia, la première n'aura été qu'une affiliée (certes très très proche de la bande). Alors que Lola Mitchell a parfois joué de la carte sexy de mise, à l'époque où elle a émergé, à la fin des années 90, Chastity Daniels, elle, n'a jamais été qu'une furie et une sauvageonne, encore plus unilatéralement hardcore que l'autre. Par ailleurs, elles n'ont jamais été en conflit.

GANGSTA BOO & LA CHAT - Witch

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SHEFF G - The Unluccy Luccy Kid

, 23:10

Perçu à l'origine comme un sous-genre de la trap music d'Atlanta, la drill de Chicago n'a cessé, à son tour, d'engendrer des rejetons, aux Etats-Unis comme ailleurs. L'ailleurs, c'est la France, où la version locale de la trap lui doit en fait beaucoup, même si elle ne porte pas son nom. Mais c'est aussi, et même surtout, la Grande-Bretagne, où l'on parle depuis un moment déjà de la UK drill. Et aux Etats-Unis, c'est rien de moins que Brooklyn. Or, cette drill new-yorkaise, qui doit souvent plus à sa cousine anglaise qu'à sa mère chicagoane, Sheff G a été l'un des premiers à la faire connaître, en 2017, avec le titre "No Suburban", une réponse au "Suburban” de 22gz, un rappeur des Blixky Boys, gang rival au sien, M8V3N.

SHEFF G - The Unluccy Luccy Kid

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LORD INFAMOUS - The Man, The Myth, The Legacy

, 22:58

L'homme, le mythe, le legs. Le titre de ce disque ressemblait déjà à une épitaphe. Alors forcément, quand on connaît la suite, quand on sait que six années plus tard, en 2013, Ricky Dunigan est mort dans son sommeil à tout juste 40 ans, cet album solo prend une dimension particulière. Sorti sur Black Rain Entertainment, le label qu'il a cofondé avec II Tone après une période marquée par la prison et par son départ de Three 6 Mafia, il sonne rétrospectivement comme un testament pour Lord Infamous, co-fondateur du plus emblématique des groupes rap de Memphis. D'autant plus qu'il se montrait, et qu'il se montre encore, tout à fait honorable.

LORD INFAMOUS - The Man, The Myth, The Legacy

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DJ PAUL - Scale-A-Ton (Skeleton)

, 23:06

Au cœur des années 2000, la Three 6 Mafia était au sommet de sa gloire : depuis le début de la décennie, tous leurs albums se vendaient bien, et leur musique avait été couronnée par cet improbable Oscar reçu en 2006. Très logiquement, avec le succès, leur rap autrefois infréquentable s'était affadi. Cependant, au terme de ces dix années, Juicy J et DJ Paul manifestaient l'un comme l'autre une volonté de retour aux sources. Pour le premier, celui-ci allait se concrétiser sur l'album Hustle till I Die, puis prendre la forme de ses mixtapes, notamment les deux volumes de Rubba Band Business. Et pour le second, cela se traduisait par la création de son label Scale-A-Ton Entertainment, et par la sortie de l'album solo du même nom.

DJ PAUL - Scale-A-Ton (Skeleton)

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PNL - Deux Frères

, 20:51

Ca y est. Maintenant, la campagne marketing est terminée, la furie médiatique s'est apaisée, les gens sont passés à autre chose. Si ce n'est dans les divers bilans de fin d'année, où ils figurent souvent en bonne place, on parle moins de PNL et de leur dernier opus. Aussi, dans le calme et dans la quiétude, n'y a-t-il pas de meilleur moment pour se pencher enfin sur Deux Frères, quitte à répéter une bonne part de ce qui a déjà été dit sur ce disque. Car en toute circonstance, c'est sur la longueur que s'apprécie la musique du duo de Corbeil-Essonnes. C'est rarement dès la première écoute qu'elle se dévoile pleinement. Et comme le dit le slogan même du présent blog, il n'y a jamais d'urgence à parler d'un bon disque. Si celui-ci est satisfaisant à sa sortie, il devrait l'être autant 6 mois ou 6 ans après.

PNL - Deux Frères

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SAMEER AHMAD - Apaches

, 20:21

Bénéficiant des honneurs critiques depuis son album de 2014, Perdants Magnifiques, mais actif depuis plus longtemps encore, Sameer Ahmad fait du bon travail. Plus discret que beaucoup de rappeurs, il est une valeur plus sûre que la plupart. Cependant, sur son dernier projet, sorti à la mi-année, le garçon de Montpellier a mis les bouchées doubles. D'une durée courte, condensé, Apaches a tout d'abord profité d'un nombre appréciables de renforts. Parmi ceux qui ont concouru à la création de ce bel objet, figurent ces vieilles connaissances que sont les illustrateurs Lasse Russe et Hector de la Vallée, presque autant de producteurs que de morceaux, et les rappeurs LK de l'Hôtel Moscou et Nakk Mendosa. Mais que l'on ne s'y trompe pas, cet album est en premier lieu la chose de Sameer Ahmad.

SAMEER AHMAD - Apaches

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PEEZY - No Hooks II

, 23:18

Cette formule lui avait réussi l'an dernier quand, sur une sortie courte et gratuite, Team Eastside Peezy avait délivré ses raps sans fard, d'un seul trait, sur des morceaux dépourvus de refrains. Aussi a-t-il récidivé, début 2019, avec un second volet de ce No Hooks. Celui-ci est un peu plus long avec ses dix morceaux, il compte cette fois quelques invités, Roley Gang Blue et Lil Perry sur "G5", et le plus illustre Payroll Giovanni sur "Loyal to the Game", et il est à vrai dire un poil moins homogène. Mais tout de même, il est proche de son prédécesseur, qualitativement parlant. Il apporte au répertoire de Peezy une autre poignée de morceaux de choix, par exemple "No Limit", "Got It All Day", ou bien encore "Crime Stoppers".

PEEZY - No Hooks II

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BOSS HOGG OUTLAWZ - Serve & Collect

, 23:07

Il y a un parcours bien défini, si l'on est un rappeur et que l'on souhaite bâtir son empire, et Slim Thug l'a suivi. Le Texan a d'abord intégré un label local respecté, en l'occurrence le Swishahouse de Michael "5000" Watts et d'OG Ron C, puis il s'est fait un nom en inondant le marché local avec ses mixtapes, au début des années 2000. Il a ensuite rejoint la major Interscope pour lancer son premier album commercial, Already Platinum, puis il a placé ses pions en créant autour de lui son propre label-équipe, Boss Hogg Outlawz, lequel a suivi à son tour le même chemin : ses membres ont sorti plusieurs mixtapes, avant de concrétiser par une sortie plus officielle. Certes, Already Platinum n'a en fait pas été disque de platine, mais son succès fut tout de même considérable. C'est vrai, les Boss Hogg Outlaws ne sont pas devenus un nouveau Wu-Tang Clan, seuls quelques-uns ont fait un peu parler d'eux plus tard, mais leur premier album était tout à fait appréciable.

SLIM THUG & BOSS HOGG OUTLAWZ - Serve & Collect

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SHITTYBOYZ- 3-Peat

, 22:59

C'est désormais une chose admise, la scène de Detroit nous offre le rap le plus affriolant de cette fin de décennie. En cette année 2019 où il semble pour de bon sur tous les écrans radar, le buzz est venu des ShittyBoyz, avec la sortie cet été de leur album 3-Peat, suivi en octobre par un solo de BabyTron, le membre le plus éminent du trio. Si ces trois-là ont su captiver l'attention, c'est qu'ils sont apparus comme le groupe manifeste d'un nouveau mouvement, et qu'ils se sont distingués sur trois dimensions fondamentales en musique : le son, le thème et l'apparence.

SHITTYBOYZ- 3-Peat

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DANNY BROWN - Uknowhatimsayin¿

, 23:07

Aujourd'hui, quand on parle du rap de Detroit, c'est à Payroll Giovanni, Tee Grizzley, Sada Baby, Team Eastside Peezy, FMB DZ, Icewear Vezzo, voire aux ShittyBoyz, que l'on songe spontanément. Ces cinq dernières années, le rap de rue local a effacé l'ancienne scène à laquelle la ville était autrefois associée, celle du hip-hop undeground, battle et backpacker qui a engendré des talents aussi divers et contrastés qu'Eminem et Jay Dilla. Celle-ci, pourtant, existe toujours, à travers la production traditionaliste et boom bap d'Apollo Brown et de Black Milk. Elle a même encore à nous apporter grâce au plus neuf de ses vétérans, ce Danny Brown qui a dû attendre d'avoir trente ans pour percer, à l'époque de l'album XXX. Alors qu'il approche maintenant de la quarantaine, il fait preuve de l'excentricité et de la créativité qui trop souvent, font défaut à ses collègues et à ses partenaires.

DANNY BROWN - Uknowhatimsayin¿

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JAY-Z - American Gangster

, 23:01

Même si certains, parfois, tentent de nous faire croire le contraire, même s'ils veulent nous convaincre que Jay-Z est de nos jours toujours aussi pertinent, en vérité, son dernier grand album date de 2007. Il aurait même pu être plus ancien. Il aurait dû être le Black Album, en 2003, puisqu'à sa suite le rappeur avait annoncé sa retraite et que, quand était sorti l'album du retour, Kingdom Come, il avait été une déception. Mais une année après ce dernier, Hova avait retrouvé l'inspiration quand il avait découvert en avant-première American Gangster, le film de Ridley Scott sur Frank Lucas, un nabab de la drogue des années 70 qui avait réussi dans le commerce de l'héroïne. Grâce à ce dernier, Jay-Z revenait à ses fondamentaux, à son mythe originel : celui de l'ancien dealer devenu star du rap.

JAY-Z - American Gangster

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