Fake For Real

Depuis 1997 : critiques, dossiers, sélections et autres papiers, dédiés au rap (et parfois à d'autres musiques)
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JUELZ SANTANA - Back Like Cooked Crack 2: More Crack

, 22:41 - Lien permanent

Les Diplomats ont été parmi ceux qui se sont les mieux illustrés sur mixtapes, au début des années 2000. Ils ont aidé ce format à changer d'échelle, et à devenir encore plus visible et décisif dans l'univers du rap, qu'il ne l'était déjà. Et si quelqu'un, au sein du collectif, s'est particulièrement distingué sur de telles sorties, Juelz Santana est celui-ci. Le plus jeune de l'équipe, celui qui a secondé Cam'Ron sur les tubes "Oh Boy" et "Hey Ma", n'a pas toujours confirmé sur album. Mais sur mixtape, oui ; notamment sur la série des Back Like Cooked Crack, conçue avec l'aide DJ Green Lantern, et dont la seconde édition a été la meilleure.

JUELZ SANTANA - Back Like Cooked Crack 2: More Crack

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Désignez vos albums et mixtapes rap de l'année 2016

, 00:12 - Lien permanent

Qui donc succèdera à Young Scooter (2013), à A-Wax (2014) et à Future (2015), comme favori des lecteurs de Fake For Real ? Participez à cette décision, en désignant dès maintenant vos 5 albums ou mixtapes rap préférés de l'année 2016. Les résultats seront publiés bientôt, avec la sélection propre du présent blog.

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PNL - Dans La Légende

, 23:46 - Lien permanent

Il semble, album après album, que nous approchons toujours plus du cœur de la machine PNL, que nous touchons davantage sa substantifique moelle. Le premier, Que La Famille, dévoilait déjà ce spleen du dealer, souvent interprété à l'Auto-Tune, qui est l'ossature de leur formule. Mais les morceaux y étaient encore assez divers, et l'amateur habituel de rap français pouvait y trouver ses marques. Le second toutefois, Le Monde Chico, se concentrait sur l'essentiel, en amplifiant le blues des deux frères par une musique planante, en devenant quasi uniformément cloud rap. Cette évolution, Dans La Légende la mène à son terme. Le troisième album, celui du triomphe, de la conquête définitive d'une très large audience, s'affranchit encore plus de ce que, en France, la plupart entendent par "rap".

PNL - Dans La Légende

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21 SAVAGE & METRO BOOMIN - Savage Mode

, 23:21 - Lien permanent

21 Savage est une figure émergente, au sein de la toute nouvelle génération des (t)rappeurs d'Atlanta. Cependant, à l'opposé des cinglés excentriques à cheveux verts qui semblent avoir envahi cette scène, celui-ci se cantonne au versant le plus sombre du rap, le plus abrupt, le plus nourri de ses expériences précoces avec la rue, les armes et la mort violente. Il opte pour une voix sourde, rêche et lente, lourde de menaces. Le titre des mixtapes qui l'ont fait connaître, en 2015, confirment cette posture, puisqu'après avoir sorti une Slaughter Tape, Shayaa Joseph (son vrai nom) s'est proclamé le Slaughter King. Notre Roi du Massacre a aussi réclamé la libération de Gucci Mane sur Free Guwop, en compagnie de Sonny Digital. Mais c'est avec un autre producteur majeur d'Atlanta, en 2016, qu'il a sorti avec Savage Mode ce qui s'avère, de manière évidente, son tout meilleur projet.

21 SAVAGE & METRO BOOMIN - Savage Mode

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KANYE WEST - Get Well Soon

, 22:42 - Lien permanent

L'élément fondateur de la carrière de Kanye West est, selon sa mythologie personnelle, l'accident de voiture qu'il a subi en 2012. Auparavant déjà, il était connu, mais des purs fans de rap exclusivement, de ceux qui avaient remarqué qu'il avait produit une bonne partie de The Blueprint, l'album de Jay-Z. Il était alors identifié, pour l'essentiel, comme un beatmaker. Kanye, cependant, rêvait depuis toujours de passer au micro. Et cet accident, qui valut à son visage de subir une chirurgie réparatrice, lui aurait donné la force de sortir de l'ombre, pour embrasser un succès que le hip-hop ne réserve généralement qu'à ses rappeurs. Cela se traduira, 16 mois après, par un premier album sous son nom, The College Dropout, véritable point de départ de la trajectoire stratosphérique que l'on sait.

KANYE WEST - Get Well Soon

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KANYE WEST - The Life of Pablo

, 23:01 - Lien permanent

Oublions un instant les frasques de Kanye West, qu'il s'agisse de ses propos en faveur de Donald Trump ou de sa récente hospitalisation, et concentrons-nous plutôt sur sa dernière œuvre. Car maintenant, a priori, on peut y aller. On peut en parler librement, comme s'il s'agissait d'un produit fini. Certes, par principe, elle n'en sera jamais une, mais il semble bien que The Life of Pablo ne bougera plus beaucoup. Sa dernière version, en effet, remonte à juin, et il n'a pas encore été question d'une autre mouture pour cet album d'un nouveau genre : une œuvre jamais achevée, un perpétuel work-in-progress, disponible uniquement sous forme électronique, et dont l'auteur ne s'interdit pas de présenter dans le futur des versions améliorées (il l'a déjà fait à deux reprises), à la manière d'un logiciel.

KANYE WEST - The Life of Pablo

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A-WAX - Pushin' Keyz

, 23:19 - Lien permanent

On a cru un moment, au bout de quinze d'années de présence sur la scène rap de la Baie, qu'A-Wax allait décrocher la timbale. A partir de sa mixtape Jesus Malverde, l'excellence de chacune de ses sorties fut remarquée, tout du moins ici, en France, un pays où, dans les cercles autorisés, il a bénéficié d'un certain succès d'estime. Mais au bout du compte, non, ça n'a pas pris. Le rappeur de Pittsburg est comme condamné à rester un inconnu, médiatiquement parlant. Son dernier album, Pushin' Keyz, semble d'ailleurs avoir fait long feu, alors même qu'il se présentait comme une suite à Pullin' Strings, le sommet de sa production récente.

A-WAX - Pushin' Keyz

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CHRISTIAN BETHUNE - Pour une Esthétique du Rap

, 23:56 - Lien permanent

Tout le monde connaît le destin édifiant du jazz. Sulfureux, sexuel et sale à ses origines, infréquentable en somme, il est devenu plus tard une musique classique américaine, atteignant des sommets de sophistication et de respectabilité. Il s'est extirpé de son contexte de naissance, au point d'en mourir, et d'être remplacé par d'autres musiques, plus populistes, plus spontanées, moins pures ; sulfureuses aussi, et sexuelles, et sales, comme il l'avait lui-même été. Il est donc presque normal que ce soit un fan et critique de jazz qui, identifiant dans le rap une histoire parallèle à celle de son genre de prédilection, ainsi que le même substrat afro-américain, soit celui qui ait voulu en isoler la valeur purement esthétique.

CHRISTIAN BETHUNE - Pour une Esthétique du Rap

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RAP, HIP-HOP - Albums et mixtapes 2010

, 22:20 - Lien permanent

2010 a été faste, pour le rap. Après le coup de booster apporté par la frénésie de mixtapes de qualité sorties les années précédentes, elle a tenu son rang. Elle a été marquée par la sortie de grands albums de quelques artistes établis (de Big Boi à Kanye West), par quelques pavés dans la mare, comme le puissant Flockaveli de Waka Flocka, et par la nouvelle sensation générationnelle qu'a été un temps Odd Future. Elle a ouvert une nouvelle décennie où, après quelques années de repli apparent, le rap allait reprendre sa place, le première. Où il allait être, pour de bon et sans concurrence, la musique populaire centrale et cardinale de son temps.

BIG BOI - Sir Lucious Left Foot: The Son of Chico Dusty

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Z-RO - Drankin' & Drivin'

, 23:30 - Lien permanent

Z-Ro a une grande année. Après le bien nommé EP Solid en janvier, il a sorti un album pendant l'été, et il s'apprête à en proposer un autre, Legendary, pour le 11 novembre. Z-Ro, pour être un peu plus exact, a eu en fait 20 grandes années, vu que, depuis 1997, le rappeur qui incarne sans doute le mieux le son de Houston, a sorti une vingtaine d'albums solo, pas loin d'une dizaine de collaborations, et une quinzaine de mixtapes. Le plus admirable, c'est que cette production, où il déroule de façon immuable son rap chantonné d'une voix de baryton et sa posture de mauvais garçon triste, se montre très constante. 2016, toutefois, est un grand cru, comme le démontre encore le projet du milieu, un album intitulé d'après le style de vie popularisé par la Screwed Up Click : conduire sous l'effet de la codéine.

Z-RO - Drankin' & Drivin'

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KENDRICK LAMAR - Overly Dedicated

, 22:43 - Lien permanent

L'intelligentsia du rap, celle qui domine sa critique tout comme son industrie, aura donc décidé que Kendrick Lamar Duckworth serait l'artiste central des années 2010. Avec le Californien et ses compères de Black Hippy, a été offert à un public vieillissant ou nostalgique tout ce qu'il désirait : un ancrage fort dans le hip-hop des années 90, tant par l'origine, Compton, que par les sons, modernes mais référencés, ou par le contour très lyrical du style. Il a répondu à leurs envies de respectabilité, par ses partis-pris artistiques et son ouverture à d'autres genres musicaux, comme par l'arrière-plan social où s'insèrent ses paroles. Bref, Kendrick Lamar avait tout pour devenir le rappeur surcoté de la décennie, celui même, avec Chance the Rapper, que le président Obama allait désigner comme son préféré.

KENDRICK LAMAR - Overly Dedicated

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Désignez vos mixtapes emblématiques

, 20:51 - Lien permanent

Après avoir retracé le long parcours de la mixtape rap et rendu compte de ses multiples transformations, et en attendant qu'il vous en livre lui-même une sélection, Fake For Real vous propose de désigner celles qui vous ont le plus marqués, les dix qui, à votre goût, sont les meilleures que le rap nous ait offertes.

SHY GLIZZY - Young Jefe 2

, 22:53 - Lien permanent

Sortie début 2014, Young Jefe n'a sans doute pas été la meilleure mixtape de Shy Glizzy. Fxck Rap, par exemple, ainsi que les trois volumes de la série des Law, ont été plus satisfaisants. Mais elle a été sa sortie la plus accessible et la plus exposée, grâce surtout au single "Awwsome". C'est elle, sans doute, qui a ouvert la voie à sa reconnaissance, et l'a aidé à rejoindre, un peu plus tard dans la même année, le 300 Entertainment des influents Lyor Cohen et Kevin Liles, avec d'autres gens très chauds comme Young Thug, Migos, Fetty Wap, Rich the King et Tate Kobang. Il était donc logique que le rappeur de Washington décide cette année d'en livrer une suite, et qu'il choisisse d'y mettre les formes, avec tant de soins que cette seconde édition de Young Jefe se révèle, en fait, bien supérieure à celle d'avant.

SHY GLIZZY - Young Jefe 2

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LES 7 VIES DE LA MIXTAPE RAP

, 22:34 - Lien permanent

Et si l'histoire du rap, finalement, avait peu à voir avec celle de ses disques ? Et si ces derniers n'en étaient qu'une traduction imparfaite ? Et si, pour cette musique, l'essentiel se trouvait sur un format alternatif : la mixtape ? Cette question n'est pas que rhétorique. S'il n'est pas réservé au rap, ce support musical est associé de près à sa culture. Il a toujours été présent, dès ses origines, et il a suivi toutes les étapes de son parcours. Il a fourni aux fans une autre façon de goûter au rap. Il leur a offert une approche plus directe, plus en prise avec la rue, moins gênée par les calculs inhérents à la commercialisation d'un produit grand public. Cependant, quand nous parlons de "mixtape", entendons-nous bien toujours la même chose ?

50 CENT & G-UNIT - 50 Cent Is the Future

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DJ Q-BERT - Demolition Pumpkin Squeeze Musik

, 23:19 - Lien permanent

En 1989, Richard Quivetis fut sévèrement blessé après qu'une voiture l'ait percuté. Le jeune homme, alors âgé de 20 ans, fut cloué au lit pour longtemps. Ce fut un moment difficile, mais aussi un tournant. Incapable de bouger, n'ayant plus pour distraction que ses platines vinyle, il oublia les artifices gestuels et visuels associés à la carrière à laquelle il se préparait, celle de DJ, pour ne plus se consacrer qu'à une chose : le son, la musique, la composition. Ses platines, désormais, il les utiliserait comme un instrument, elles seraient au cœur même de son processus créatif. Et avec quelques autres, dont plusieurs Américano-philippins de San Francisco, tout comme lui, il ouvrirait l'ère des DJs virtuoses, celle des turntablists.

DJ Q-BERT - Demolition Pumpkin Squeeze Musik

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DJ RON G - Mixes #1

, 22:34 - Lien permanent

Quand, à la fin des années 80, Ron G est arrivé sur le marché des mixtapes, celui-ci était déjà dominé par ces figures qu'étaient Starchild, Lovebug Starski, Brucie B et Kid Capri. Pour ce DJ de Harlem, dont la jeunesse lui vaudrait le surnom de "Youngest in Charge", trouver sa place signifiait donc creuser sa niche à soi. Influencé par les goûts de sa mère, grande amatrice de variété afro-américaine, il décida de fondre en un seul mix les chants du R&B et les breakbeats hip-hop. Il ne fut pas le premier à tenter ce genre d'expériences, passé à la postérité sous le nom de blends. Mais il fut celui qui les popularisa, étendant le principe à toute une série de cassettes, qui deviendront très populaires, et gagnant ainsi sa place dans le panthéon des DJs à mixtape, au point de produire plus tard plusieurs artistes rap et R&B (Fat Joe et R. Kelly, LL Cool J et Jennifer Lopez, et même Michael Jackson), et de voir Nas se fendre d'un vers en son honneur sur le grand Illmatic.

DJ RON G - Mixes #1

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KODAK BLACK - Lil B.I.G Pac

, 23:28 - Lien permanent

La nomination de Kodak Black parmi les Freshmen de l'année du magazine XXL n'a pas fait que souligner, avec un peu de retard, l'excellence de ses sorties passées. Elle n'a pas été non plus qu'un soufflé, cuisiné en sous main par son nouveau label, la major Atlantic ; pas que, en tout cas. Dans ce cas précis, cette désignation est fondée. Car en 2016, le Floridien a continué sur la lancée de Heart of the Projects et Institution. Il nous a livré pour la troisième fois, à toujours pas 20 ans, l'une des sorties marquantes de l'année. Et il l'a fait avec une bonne dose de provocation, nommant cette mixtape, Lil B.I.G Pac, d'après les deux légendes les plus absolues du rap, et détournant la pochette du classique de l'un d'eux.

KODAK BLACK - Lil B.I.G Pac

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THEOPHILUS LONDON - This Charming Mixtape

, 22:41 - Lien permanent

Il fut un temps, en 2008-09, où le rap sembla vouloir se fondre dans une grande variété internationale, où il chercha à se mêler aux autres genres populaires, pop rock et musiques électroniques, entre autres. Cette envie a animé plusieurs rappeurs notoires, comme Kanye West, Kid Cudi et Drake. Et l'on ne parle pas de la métamorphose de Black Eyed Peas en énorme machine variété rap. Un homme en particulier, dont l'apparence soignée, en plus de la musique, le destinait à séduire la branchitude (il fut un chouchou du festival de Cannes en 2011, et il sera plus tard cornaqué par Kanye West), explora cette voie plus loin que tout autre. Et pour imposer sa formule de synthèse, il privilégia d'abord le format mixtape. Cet homme, ce fut un New-yorkais d'origine trinidadienne, Theophilus London.

THEOPHILUS LONDON - This Charming Mixtape

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JON WIEDERHORN & KATHERINE TURMAN - Louder Than Hell

, 22:59 - Lien permanent

Le metal est un monstre. Sa durée de vie est si longue, son engeance si prolifique, ses manifestations si diverses, qu'il est difficile de le considérer encore comme un sous-genre du rock. Il est son égal, en fait : un continent entier, aussi étendu, aux paysages aussi variés. Il est son double refoulé, son jumeau maléfique. Ou bien est-il, au contraire, le vrai rock, ignoré et minimisé par des critiques qui en ont écrit l'histoire à leur goût. Le metal, en effet, est la musique qui a incarné le mieux le triptyque "sexe, drogue & rock'n'roll", celle qui a sanctifié comme nul autre cet instrument qu'est la guitare électrique. Son champ, en tout cas, est immense, et chercher à le passer en revue, en explorer chaque recoin, revient à vouloir escalader chaque sommet de l'Himalaya : il est compliqué de le faire en une fois.

JON WIEDERHORN & KATHERINE TURMAN - Louder Than Hell

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DJ SCREW - June 27

, 22:27 - Lien permanent

Pour la plupart des gens, DeMo Sherman est un inconnu. Ce rappeur n'a jamais fait carrière. Et pourtant à Houston, au Texas, son jour de naissance est célébré comme une fête nationale. Tout cela remonte en fait au 27 juin 1996. Ce soir-là, il célèbre son anniversaire avec une poignée d'amis. Emportés par l'ambiance, tous se lancent alors dans une improvisation de plus d'une demi-heure, sur une boucle issue du "Da Streets Ain’t Right" de Kriss Kross. Ils ignoraient alors, sans doute, qu'ils enregistraient ce que certains qualifieront plus tard de plus grand freestyle de l'histoire du rap, et, qu'une fois porté sur mixtape, ce morceau allait enflammer les rues de leur ville, et consacrer pour de bon son auteur : un certain DJ Screw.

DJ SCREW - June 27

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