Fake For Real

Depuis 1997 : critiques, dossiers, sélections et autres papiers, dédiés au rap (et parfois à d'autres musiques)
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KANYE WEST - Graduation

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Il est commode de diviser la carrière de Kanye West en deux grandes époques. La première, celle de la trilogie formée par The College Dropout, Late Registration et Graduation, celle où son rap gonflé aux samples soul était dans le prolongement de ses travaux pour Roc-A-Fella. Et la seconde, celle bien plus grande que le rap de My Beautiful Dark Twisted Fantasy, de Yeezus et de The Life of Pablo, où toute démesure était acceptable, où toute expérimentation était bonne à tenter. Et entre ces deux périodes, en 2008, l'album de la transition aurait été l'étonnant, l'influent et le déstabilisant 808s & Heartbreak, lequel n'était même pas un album de rap.

KANYE WEST - Graduation

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LIGHTSHOW - Life Sentence 2

, 22:41 - Lien permanent

L'éveil de la scène de Washington (ou plus généralement de celle de DMV, si l'on emploie le terme consacré pour désigner, côté rap, les environs de la capitale américaine), remonte à il y a à peine plus d'une décennie. Ses acteurs de poids sont alors devenus Wale, Fat Trel, puis Shy Glizzy un peu plus tard. Mais il ne faut pas en oublier quelques autres qui, comme Larinzo Lambright-Williams, ont pris leur part dans cet essor. C'est avec une mixtape estampillée DJ Khaled, The Way I See It, que certains ont découvert fin 2014 celui qui se fait appeler Lightshow, ou plus tard sur If These Walls Could Talk avec son aéropage d'invités allant de Kap G à Icewear Vezzo. Mais c'est avant cela, peu de temps après ses débuts en 2011, que le rappeur des quartiers Sud-Est de DC s'est fait connaître des plus avertis.

LIGHTSHOW - Life Sentence 2

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POLO G - Die a Legend

, 18:23 - Lien permanent

C'est en prison qu'est né le Polo G que l'on connaît aujourd'hui. Avant cela Taurus Bartlett, en bon apprenti rappeur de Chicago, donnait plutôt dans une drill music générique. Mais en 2018, entre quatre murs, il choisit d'infléchir son style avec "Finer Things", un titre chantonné sur les notes d'un piano mélancolique, où il partageait sans trop y croire ses rêves d'une vie meilleure. Sorti quelques temps après, sa vidéo fut visionnée des millions de fois sur Youtube. Un peu plus tard, ce fut le tour de "Pop Out", un single enregistré avec le rappeur new-yorkais Lil Tjay de connaître le succès, de manière plus éclatante encore, permettant à Polo G de rejoindre Columbia et de devenir à 20 ans pile le next big thing du rap de Chicago.

POLO G - Die a Legend

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BILAN - L'année rap 2011

, 23:29 - Lien permanent

L'année 2011, celle du triomphe continu des monarques Jay-Z et Kanye, celle aussi du sommet de la hype autour d'Odd Future, celle enfin du cloud rap, ne s'est pas résumée à ces éléments, loin s'en faut. Si elle impose moins de classiques évidents que 2010, elle n'en pas moins manifesté un renouveau du rap, critique au moins, depuis l'underground jusqu'à ses sommets. Elle a été marquée par un regain d'intérêt pour le genre, qui se manifeste par l'émergence d'une nouvelle génération d'affamés, d'obédience trap et gangsta pour l'essentiel, comme par un retour en grâce de vieux loups, survivants du rap pour backpackers ou références de la West Coast, réveillés et stimulés par l'émergence d'une nouvelle génération.

DANNY BROWN - XXX

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PLIES - The Real Testament

, 23:40 - Lien permanent

"Tu peux me prendre cette merde rap, je trouverai un autre terrain de jeu. Ne te trompes pas, négro, (le rap) ça n'a jamais été mon rêve". Avec ces mots déclamés sur le titre introductif de son premier album officiel, The Real Testament, Plies déclarait que le rap était pour lui un moyen, davantage qu'une fin. Il marquait ainsi le glissement sémantique qu'avait opéré peu à peu le terme même de "real" au sein de la communauté rap. Un vrai rappeur, ce n'était plus quelqu'un qui s'illustrait par la qualité de son phrasé, la virtuosité de ses rimes ou la créativité de ses figures de style. Ce garçon de Fort Myers, en Floride, n'avait aucune de ces qualités. Non, un vrai rappeur, à l'époque de Plies, ce serait quelqu'un avec le bon pédigrée criminel, et qui prétendrait ne pas mentir sur son expérience de voyou.

PLIES - The Real Testament

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DANNY WINNIN - Going For the Win

, 23:33 - Lien permanent

Ça n'arrête pas, c'est un réservoir sans fin, une source inépuisable. Chaque année, depuis un bon moment déjà, Detroit est la scène rap la plus exaltante du monde. Elle est la plus prolifique, la plus riche. Et le plus fort dans tout ça, c'est qu'à chaque fois, ce sont de nouveaux noms qui sortent, c'est un autre artiste qui s'impose. Parmi la récente promotion, figure Danny Winnin. Celui-ci, à vrai dire, n'est pas tout à fait un nouveau-venu. Les plus avertis l'auront découvert ces deux dernières années grâce à The Chosen One et City of Bosses, des projets plus que recommandables sortis sous le pseudonyme alternatif de Danny Always Win (ou Alwayswin). Mais le plus récent Going For the Win mérite tout autant l'attention.

DANNY WINNIN - Going For the Win

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SA-ROC - Nebuchadnezzar

, 23:01 - Lien permanent

Rhymesayers a beau être un label rap progressiste et éclairé, être doté d'un grand sens éthique et abriter des rappeurs qui accordent de l'importance au message, à l'engagement et au sens de leurs paroles, il n'a jamais été spécialement ouvert aux femmes. Pendant longtemps, une rappeuse seulement, Psalm One, a figuré à son catalogue, et leur histoire commune s'est mal terminée. En effet, en 2015, après que leurs liens aient été rompus, cette dernière a accusé Rhymesayers de ne pas l'avoir assez appuyée. Mal à l'aise, le propriétaire du label, Siddiq, s'était alors excusé pour son manque d'ouverture aux artistes féminines. Et une année plus tard, comme pour y apporter réparation, il avait invité Sa-Roc à venir le rejoindre.

SA-ROC – Nebuchadnezzar

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RAP FRANCAIS - Quelques livres

, 08:57 - Lien permanent

La variété française ne mourra jamais. Elle est formellement méconnaissable, et elle a changé de nom. Désormais, elle s'appelle le rap français. Mais il s'agit bel et bien de la même musique. Considérer que le rap français, c'est comme le rap américain, c'est comme penser que Johnny Hallyday, c'est du rock'n'roll, ou que Jean-Jacques Goldman, c'est du rock californien. Ils en ont pris les atours, quelques tics, et ces modèles les fascinent. Mais allons plus en profondeur, et nous verrons que leurs gènes viennent d'ailleurs. Ou plutôt, qu'elles viennent d'ici. Immanquablement, substantiellement d'ici. Primat du texte, longue réticence à la posture immorale des cousins américains, volonté fréquente d'aborder le quotidien des gens, plutôt qu'un monde de mafieux fantasmé, quand bien même le point de vue adopté est celui du petit délinquant. Même si ces caractéristiques ne s'appliquent plus à tout le rap français, qui est vaste, même si quelques figures centrales comme Booba ont un fort tropisme américain, elles y sont dominantes. Ce n'est pas, pour autant, que le rap français est méprisable, bien au contraire. C'est juste autre chose que le rap, qui mérite sans doute qu'il soit si populaire en notre pays, et qu'une bibliographie de plus en plus abondante lui soit consacrée.

VINCENT PIOLET - Regarde ta Jeunesse dans les Yeux

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BILAN - L'année rap 2017

, 00:04 - Lien permanent

"Nous sommes des stars de la pop. Le trap rap, c'est la variété de maintenant. Les oreilles des gens se sont adaptées à ce que nous disons, et à notre manière de le dire". Ces propos, tenus dans le magazine Rolling Stone en juin 2017, sont ceux d'un des gagnants de cette année-là, le vétéran 2 Chainz. Et ils résument assez bien l'état des lieux du rap d'alors. Cette trap music, apparue 15 ou 20 ans plus tôt, a pris tout ce temps pour s'imposer. Elle a d'abord été un sous-genre régional, centré à Atlanta. Elle est devenue ensuite le moteur du rap. Puis elle a été totalement commoditisée. Ce sont ses enfants, des rappeurs aux cheveux colorés et des adeptes du mumble rap qui, en 2017 gagnaient le coeur des adolescents.

LIL B - Black Ken

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RAP INTERNATIONAL - Quelques livres

, 08:57 - Lien permanent

Le rap, cet inconnu... Contrairement à ses aînés jazz ou rock, la littérature à son sujet est longtemps demeurée rare. Elle manquait de recul. Le genre étant encore trop chaud, trop neuf, trop vivant, les livres à son endroit ont longtemps parlé davantage de son contexte social que de son histoire et de son esthétique. Ou bien ils ont été des biographies, qui ont peu rendu compte de sa profondeur, de sa complexité, de sa diversité. Il existe certains ouvrages, pourtant, qui méritent d'être recommandés, y compris en français, parfois. Et ces dernier années, cette bibliographie n'a cessé de croître. Ci-dessous, une sélection très personnelle.

DJ MARS, BRIL NDIAYE, MAURICE GARLAND, TAI SAINT LOUIS - The Art Behind the Tape

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RAP, HIP-HOP - 100 mixtapes

, 22:56 - Lien permanent

Pour célébrer la sortie de son nouveau livre le 18 mai 2017, une anthologie consacrée aux mixtapes, Fake For Real vous révèle sa sélection. Exclusivement consacrée à l'espace nord-américain et à la production de l'après 2000, quand ce format est devenu un album alternatif plutôt qu'un vrai mix, cette liste vous présente 100 oeuvres à retenir, pas toujours les mêmes que celles traitées dans le livre, choisies sur un critère de qualité. Par ailleurs, dans l'espace réservé en fin de cet article, vous pourrez aussi faire part de vos choix, qui seront révélés plus tard.

FUTURE - True Story

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BAMS - Vivre ou Mourir

, 22:25 - Lien permanent

Stéphanie Betga, à la base, n'était pas programmée pour faire du rap. D'origine camerounaise (son pseudonyme lui vient du peuple bamiléké), mais ayant grandi dans une banlieue blanche peu exposée au hip-hop, elle a aimé le jazz, le reggae et le rock, avant de s'y mettre. Elle s'y est plongée, sur le tard, en découvrant les disques d'un proche qui venait de disparaitre, et en se passionnant pour le Wu-Tang Clan (plus tard, elle aura la chance de collaborer avec le maître d'œuvre du collectif, RZA). Bams, à vrai dire, n'était même pas destinée à faire de la musique. Pendant un temps, sa grande passion fut le sport. Elle pratiqua le triple-saut à un haut niveau, et fut même à deux doigts de participer aux J.O. de 1996 à Atlanta.

BAMS - Vivre ou Mourir

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STE STRAUSZ - Sté Real

, 23:16 - Lien permanent

C'est vers New-York que le rap français a longtemps eu les yeux rivés. C'est là qu'il a puisé ses influences, cela a été sa source nourricière, à égalité avec la tradition locale de la chanson et de la variété. La Californie, cependant, a aussi eu ses adeptes : le g-funk a fait des émules de ce côté-ci de l'Atlantique, et le Val de Marne a été l'une de leurs bases. C'est en tout cas là-bas qu'est apparue la grande figure du son West Coast à la française, Aelpéacha. Et c'est aussi dans ce département qu'est apparu un pionnier, ou plus exactement une pionnière. Guadeloupéenne d'origine née à Vitry-sur-Seine, Stéphanie Quinol est apparue dans le sillage d'un des groupes historiques du rap français, les Little (elle doit son pseudonyme à l'un de ses membres, Sulee B Wax, qui la présenta comme "la femme bonne en (Levi-)Strauss"), et dès l'âge de 16-17 ans, en 1994, elle avait sorti un EP qui adaptait cette recette à notre langue, avec une certaine réussite.

STE STRAUSZ - Sté Real

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TYLER, THE CREATOR - IGOR

, 16:21 - Lien permanent

Cela fait 10 ans maintenant que Tyler, the Creator a pris sa place dans le paysage du rap. Et à l'époque, il aurait été difficile de prédire le cours qu'a pris sa carrière. Dans un premier temps, on aurait pu penser que son rôle se serait limité in fine à celui de l'activiste, du leader, du gourou. Son destin aurait pu être, dans l'aventure Odd Future, de révéler de plus grands artistes que lui, comme Earl Sweatshirt, Frank Ocean, ou bien encore, en marge du collectif, Vince Staples. Ses premiers sorties ont été des événements, mais au bout du compte, tout sur Goblin, son premier album, n'était pas au niveau des abrasifs "Yonkers" et "Radicals", et ses projets d'après ont parfois déçu. Seulement voilà : une décennie plus tard, en 2019, Tyler Okonma est toujours là. Mieux, son cinquième album, IGOR, a été numéro 1 aux Etats-Unis, et il a recueilli des honneurs critiques presque unanimes.

TYLER, THE CREATOR - IGOR

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BILAN - L'année rap 2013

, 22:11 - Lien permanent

Gucci Mane s'était engagé à sortir un nouvel album chaque mois en 2013. La promesse semble bien avoir été tenue, et forcément, avec une telle productivité, tout cela s'est montré très inégal. C'est pourtant bien l'infréquentable Radric Davis qui sort encore gagnant de l'année, si ce n'est par ses propres mixtapes, au moins grâce à ses protégés, notamment les excellents Young Thug et Young Scooter, ainsi que via quelques autres artistes trap, d'Atlanta évidemment, mais aussi de Chicago, de la Baie de San Francisco et même de France, chez lesquels sévit son influence. Mais bien sûr, quelques autres aux styles distincts, voire contraires, insèrent aussi quelques albums et mixtapes parmi les meilleurs de l'année, d'une East Coast / Beast Coast rénovée, au second épisode de la déferlante drill music.

KEVIN GATES - The Luca Brasi Story

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AZJAH - Princess Diaries

, 16:32 - Lien permanent

La scène rap contemporaine, à Los Angeles, ne brille pas par sa représentation féminine. Récemment, pourtant, quelqu'un a pris la place, et revendiqué le titre de "Princess of Compton". La carrière d'Azjah n'a à vrai dire pas commencé d'un coup. La jeune femme s'est longtemps adonnée aux freestyles et à l'écriture en amateur, avant de faire parler d'elle. Il y a peu, cependant, un événement a précipité les choses : en mars 2017, à la suite de la condamnation à vie de son grand frère Cholo pour tentative de meurtre, elle lui a dédié un premier single, "The Warm Up". Celui-ci connut alors un certain succès viral, confirmé ensuite par un "Time For It" encore plus remarqué. Tout cela lui valut la reconnaissance de collègues prestigieux (DJ Mustard, YG, Ty Dolla $ign, etc.), ainsi qu'un contrat de distribution avec EMPIRE et, dans la foulée, les honneurs de la presse spécialisée.

AZJAH - Princess Diaries

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DIAM'S - Brut de Femme

, 11:58 - Lien permanent

Au cours de son histoire, le rap français n'aura donc compté en tout et pour tout qu'une seule véritable star féminine, et celle-ci fut Diam's. Quelques années près un premier album encore discret, Premier Mandat, son second opus Brut de Femme lui ouvrit les portes du succès. Parrainée d'abord par La Mafia Trece, puis, de façon plus décisive, par un Jamel Debbouze alors au faîte de sa popularité, elle eut un premier disque d'or, obtint une Victoire de la Musique, et son exposition publique fut quasiment inédite pour un rappeur français, tous sexes confondus.

DIAM'S - Brut de Femme

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SLOWTHAI - Nothing Great about Britain

, 06:29 - Lien permanent

Tyron Frampton a décidé de nous parler de ce qui va mal en Grande-Bretagne. Et pour bien souligner le propos, il a voulu que son premier album voie le jour à la même date que le Brexit, le 29 mars 2019. Depuis, la sortie du royaume de l'UE a été repoussée, et celle de Nothing Great about Britain, le successeur très attendu au EP RUNT, l'a été également. Les deux ne coïncideront pas. Mais l'essentiel est là : c'est bel et bien un état des lieux de son pays que nous propose le rappeur qui, depuis que ses amis l'ont appelé ainsi en raison de ses absences et de ses bredouillements, répond au nom de Slow Ty, ou Slowthai, avec ou sans majuscule.

SLOWTHAI - Nothing Great about Britain

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STE STRAUSZ & ANTOINE DOLE - Fly Girls

, 06:41 - Lien permanent

Fly Girls est un hommage rendu aux femmes du hip-hop français. Il met en avant leur place, pas toujours très visible, mais parfois décisive, dans la grande épopée de ce mouvement dans notre pays. Il n'en retrace pas l'histoire. Seules quelques lignes évoquent la lente affirmation de la féminité, des filles au look unisexe des débuts aux premiers talons hauts. Cet ouvrage court ne livre pas non plus de biographie détaillée de ses protagonistes. Mais comme l'indique son sous-titre (histoires, avec un "s", du hip-hop féminin en France), il en dresse une série de portraits. Il le fait à travers quelques photos, les paroles de morceaux, ou encore des anecdotes révélatrices, à propos par exemple d'un concert de B-Love devant le château de Caen, au contact d'un public alors loin d'être conquis. Le but est, à travers quelques paragraphe sur chaque femme en question, de rendre compte d'un talent, d'un état d'esprit, d'un caractère ou d'une contribution essentielle.

STE STRAUSZ & ANTOINE DOLE - Fly Girls

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KENY ARKANA - Entre Ciment et Belle Etoile

, 23:21 - Lien permanent

C'est l'une des spécificités du rap en France. Pendant longtemps, très longtemps, on a considéré que son rôle était de porter un message. Preuve de ce vilain élitisme culturel si typique de notre nation, preuve aussi du mépris manifesté à son égard, y compris chez ceux qui prétendent en prendre la défense, la valeur du rap était censée résider dans ce qu'il disait de notre société, de nos quartiers, des aspirations de sa jeunesse, plutôt que dans sa qualité musicale. Alors même que ce genre, le rap ouvertement engagé, n'aura existé que par épisodes de l'autre côté de l'Atlantique, c'est ce que beaucoup attendent toujours de lui, ici en France. Et peu, dans ce domaine, n'auront aussi bien incarné cet engagement que Keny Arkana, en tout cas avec autant de succès public que celui de son premier album.

KENY ARKANA - Entre Ciment et Belle Etoile

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