Fake For Real

Depuis 1997 : critiques, dossiers, sélections et autres papiers, dédiés au rap (et parfois à d'autres musiques)
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DEJ LOAF - Sell Sole

, 23:11 - Lien permanent

Sortie en 2012 et intitulée Just Do It, la première mixtape de Deja Trimble était fidèle à la tradition backpacker de la ville de Detroit. La jeune femme, qui adoptait alors un look unisexe, s'y montrait introspective et ses sons avaient un héritage boom bap. En conséquence, elle semblait condamnée à demeurer longtemps dans l'underground. Pourtant, deux ou trois années plus tard, Dej Loaf (ce pseudonyme lui viendrait de son goût pour les mocassins, "loafers" en anglais), était signée sur la major Columbia, elle rappait auprès de la grande star de sa ville, Eminem, sur la compilation Shady XV, elle gagnait sa place dans la promotion 2015 des Freshmen du magazine XXL et elle faisait la première partie d'une tournée de Nicki Minaj.

DEJ LOAF - Sell Sole

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SADA BABY - Skuba Sada

, 23:20 - Lien permanent

En matière de rap, 2017 a été l'année de Detroit ; en tout cas celle de l'explosion de la scène locale, de cet underground gangsta qui serait l'héritier de l'influent Blade Icewood, décédé une décennie plus tôt. Et à Detroit, 2017 aura été l'année de Sada Baby, alias Skuba Steve. S'il est apparu récemment, en tournée, comme la doublure du rappeur le plus médiatisé de sa ville en ce moment, Tee Grizzley, c'est lui qui des deux (et de tous leurs comparses), mérite le plus d'égards. Après une année 2016 qui a été celle de la révélation, avec le single "Stacy", ce rappeur, dont le signe physique distinctif est une barbe imposante, n'a pas seulement sorti un projet remarquable, mais deux : Skuba Sada, puis D.O.N. - Dat One Nigga.

SADA BABY - Skuba Sada

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ANDRE NICKATINA & MAC DRE - A Tale of Two Andres

, 23:09 - Lien permanent

Dans cet univers en soi qu'est la scène rap de la Bay Area, deux Andre, nés tous deux en 1970, se sont fait une place de choix. Le premier, c'est Andre Adams, connu d'abord sous le nom de Dre Dog, puis sous celui d'Andre Nickatina, qui depuis son apparition au début des années 90 au sein du groupe I.M.P, a fait preuve de constance, s'investissant dans la conception de plusieurs albums remarquables, tout comme dans celle de films. Le second, c'est Andre Hicks, alias Mac Dre, qui a eu au contraire une carrière accidentée, entrecoupée de soucis judiciaires, et dont la longévité ne fut pas la même. En effet, il fut assassiné en 2004, au sortir d'un concert à Kansas City, par un homme toujours pas identifié.

ANDRE NICKATINA & MAC DRE - A Tale of Two Andres

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JORDAN FERGUSON - Donuts

, 22:43 - Lien permanent

Ce qu'il y a de bien (ou non, au choix), avec la collection 33 1/3, c'est qu'on ne sait jamais à l'avance quel angle l'auteur va employer pour parler de son objet. Comme il est laborieux d'écrire des dizaines de pages de commentaires sur un seul et même disque, la voie est ouverte, bien souvent, à de nombreuses digressions. L'exemple évident est le numéro le plus commenté de toute la série, celui que Carl Wilson avait consacré à Céline Dion, et qui était en fait une vaste interrogation sur le concept de mauvais goût, tout autant qu'une invitation à la tolérance. Avec ce volume écrit par Jordan Ferguson sur Donuts, le dernier album de J Dilla (et pour certains son œuvre ultime), l'approche est cependant beaucoup plus classique.

JORDAN FERGUSON - Donuts

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BOSS - Born Gangstaz

, 22:33 - Lien permanent

De nos jours, Detroit est l'une des villes les plus actives et les plus excitantes sur le front du rap. Depuis vingt ans et un certain Eminem, elle peut également se targuer d'avoir livré à cette musique l'une de ses plus grandes stars. Mais avant, c'était une autre histoire. Active depuis les années 80, la scène locale a d'abord été totalement ignorée. Et c'est précisément pour cette raison, qu'à cette époque, deux jeunes filles issues de cette scène avaient décidé d'aller tenter leur chance ailleurs. Lichelle "Boss" Laws, la rappeuse, et Irene "Dee" Moore, son DJ, s'étaient alors relocalisées à Los Angeles. Le succès n'était pas venu tout de suite. Les deux partenaires avaient d'abord dû endurer des conditions de vie délicates dans le contexte hostile de South Central. Mais avec le temps, leur persévérance paya.

BOSS - Born Gangstaz

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AD & SORRY JAYNARI - Last of the 80's

, 22:42 - Lien permanent

Souvent, parce qu'il est garni de sons funky et rempli de basses souples, le rap West Coast est perçu comme doux, fluide, chaleureux. Il est si confortable que, parfois, en dépit de paroles qui le sont rarement, il paraît inoffensif. Il lui arrive même de devenir une sorte d'easy listening hip-hop. Cette approche, cependant, n'est pas celle d'Armand Douglas. Rappeur de Compton signé sur la nouvelle mouture du label Priority Records, affilié aux Crips, et plus connu sous le nom d'AD, celui-ci crie ses raps, plutôt qu'il ne les chantonne. Il s'époumone, et il préfère les sons qui cognent, qu'ils s'inspirent du récent style ratchet ou, au contraire, qu'ils cherchent à renouer avec l'époque d'avant le g-funk, à ce rap californien urgent de la fin des années 80, auquel semble se référer ce projet.

AD & SORRY JAYNARI - Last of the 80's

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SHORTEE - The Dreamer

, 22:50 - Lien permanent

Parce qu'il a présenté le milieu des turntablists, ces scratcheurs virtuoses, ces as de la platine qui, au tournant des décennies 1990 et 2000, ont été à deux doigts de sortir de la confidentialité, Scratch, de Doug Pray, a été un film important. Ce documentaire, toutefois, laissait peu de place aux femmes. Pas par choix, ni par intention, mais simplement parce que cette scène en comptait peu. Car si certains ont pu se lamenter du statut minoritaire des rappeuses dans le hip-hop, alors que dire de ses DJettes ? S'il s'est souvent distingué par son caractère multiracial, le turntablism n'a pas toujours montré la même diversité sur le plan des sexes.

SHORTEE - The Dreamer

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PIERRE-JEAN CLERAUX - New York State of Mind

, 23:17 - Lien permanent

New-York, New-York. Voici un nom qui, pendant longtemps, a été indissociable du rap. Cette ville fut son berceau, elle fut son phare. Elle est l'endroit qui a permis la naissance puis l'essor médiatique de la culture hip-hop. Même dans les années 90, alors qu'on le disait menacé par son rival californien, le rap new-yorkais demeurait en fait hégémonique. C'est lui qui vendait le plus de disques. C'est lui qui suscitait le plus d'engouement critique et public, reprenant dès 1993 l'ascendant sur le rap West Coast, le long d'un véritable âge d'or parsemé de chefs-d'œuvre. C'est de lui que viendrait une formule, le boom bap, aujourd'hui synonyme de classicisme rap.

PIERRE-JEAN CLERAUX - New York State of Mind

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RICK ROSS - Port of Miami

, 22:37 - Lien permanent

Avant l'an 2000, il n'y avait qu'un Rick Ross : Ricky Donnell "Freeway Rick" Ross, un trafiquant notoire qui avait construit un empire de la drogue à Los Angeles. Mais après, il y en eut un autre, plus célèbre encore. William Leonard Roberts II, lui, était établi à Miami, et il était rappeur. Bien entendu, cette homonymie n'avait rien d'un hasard. Le second avait emprunté son surnom au premier, qui lui intentera un procès. Il l'avait fait pour appuyer son propos, pour mettre l'accent sur un thème qui ne se résumerait qu'à une chose : le commerce de la drogue et ses à-côtés supposés, le luxe et la volupté. Ce sujet serait celui de son premier single, l'énorme "Hustlin'". Il serait aussi celui de l'album à suivre, Port of Miami, un début tonitruant qui, avec l'appui de Def Jam, serait numéro un aux Etats-Unis.

RICK ROSS - Port of Miami

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DJ BAKU - Dharma Dance

, 23:16 - Lien permanent

Rumi, l'excentrique rappeuse japonaise que l'on avait vantée autrefois sur ces pages, s'inscrivait naturellement dans une scène, elle n'était pas un cas isolé. Dès ses débuts, alors qu'ils n'étaient encore qu'adolescents, elle avait fait brièvement partie d'un trio appelé Hannya, un nom sous lequel, par la suite, se ferait connaître en solo l'un de ses membres, Yoshi. Le troisième larron était alors un DJ, qui cofonderait plus tard le label Pop Group Recordings, sur lequel sortiraient les albums de son amie. DJ Baku ferait aussi bien plus : à la fin des années 90, il sortirait plusieurs mixtapes, où s'illustreraient ses talents de turntablist. Un peu plus tard, il éditerait aussi un DVD, Kaikoo destiné à présenter l'underground hip-hop japonais. Et surtout, à partir de 2006, il proposerait plusieurs albums à lui.

DJ  BAKU - Dharma Dance

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