Fake For Real

Depuis 1997 : critiques, dossiers, sélections et autres papiers, dédiés au rap (et parfois à d'autres musiques)
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Critiques Musique › Albums Rap

Critiques et revues d'albums et mixtapes rap, hip-hop et apparenté

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STE STRAUSZ - Sté Real

, 23:16

C'est vers New-York que le rap français a longtemps eu les yeux rivés. C'est là qu'il a puisé ses influences, cela a été sa source nourricière, à égalité avec la tradition locale de la chanson et de la variété. La Californie, cependant, a aussi eu ses adeptes : le g-funk a fait des émules de ce côté-ci de l'Atlantique, et le Val de Marne a été l'une de leurs bases. C'est en tout cas là-bas qu'est apparue la grande figure du son West Coast à la française, Aelpéacha. Et c'est aussi dans ce département qu'est apparu un pionnier, ou plus exactement une pionnière. Guadeloupéenne d'origine née à Vitry-sur-Seine, Stéphanie Quinol est apparue dans le sillage d'un des groupes historiques du rap français, les Little (elle doit son pseudonyme à l'un de ses membres, Sulee B Wax, qui la présenta comme "la femme bonne en (Levi-)Strauss"), et dès l'âge de 16-17 ans, en 1994, elle avait sorti un EP qui adaptait cette recette à notre langue, avec une certaine réussite.

STE STRAUSZ - Sté Real

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TYLER, THE CREATOR - IGOR

, 16:21

Cela fait 10 ans maintenant que Tyler, the Creator a pris sa place dans le paysage du rap. Et à l'époque, il aurait été difficile de prédire le cours qu'a pris sa carrière. Dans un premier temps, on aurait pu penser que son rôle se serait limité in fine à celui de l'activiste, du leader, du gourou. Son destin aurait pu être, dans l'aventure Odd Future, de révéler de plus grands artistes que lui, comme Earl Sweatshirt, Frank Ocean, ou bien encore, en marge du collectif, Vince Staples. Ses premiers sorties ont été des événements, mais au bout du compte, tout sur Goblin, son premier album, n'était pas au niveau des abrasifs "Yonkers" et "Radicals", et ses projets d'après ont parfois déçu. Seulement voilà : une décennie plus tard, en 2019, Tyler Okonma est toujours là. Mieux, son cinquième album, IGOR, a été numéro 1 aux Etats-Unis, et il a recueilli des honneurs critiques presque unanimes.

TYLER, THE CREATOR - IGOR

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AZJAH - Princess Diaries

, 16:32

La scène rap contemporaine, à Los Angeles, ne brille pas par sa représentation féminine. Récemment, pourtant, quelqu'un a pris la place, et revendiqué le titre de "Princess of Compton". La carrière d'Azjah n'a à vrai dire pas commencé d'un coup. La jeune femme s'est longtemps adonnée aux freestyles et à l'écriture en amateur, avant de faire parler d'elle. Il y a peu, cependant, un événement a précipité les choses : en mars 2017, à la suite de la condamnation à vie de son grand frère Cholo pour tentative de meurtre, elle lui a dédié un premier single, "The Warm Up". Celui-ci connut alors un certain succès viral, confirmé ensuite par un "Time For It" encore plus remarqué. Tout cela lui valut la reconnaissance de collègues prestigieux (DJ Mustard, YG, Ty Dolla $ign, etc.), ainsi qu'un contrat de distribution avec EMPIRE et, dans la foulée, les honneurs de la presse spécialisée.

AZJAH - Princess Diaries

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DIAM'S - Brut de Femme

, 11:58

Au cours de son histoire, le rap français n'aura donc compté en tout et pour tout qu'une seule véritable star féminine, et celle-ci fut Diam's. Quelques années près un premier album encore discret, Premier Mandat, son second opus Brut de Femme lui ouvrit les portes du succès. Parrainée d'abord par La Mafia Trece, puis, de façon plus décisive, par un Jamel Debbouze alors au faîte de sa popularité, elle eut un premier disque d'or, obtint une Victoire de la Musique, et son exposition publique fut quasiment inédite pour un rappeur français, tous sexes confondus.

DIAM'S - Brut de Femme

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SLOWTHAI - Nothing Great about Britain

, 06:29

Tyron Frampton a décidé de nous parler de ce qui va mal en Grande-Bretagne. Et pour bien souligner le propos, il a voulu que son premier album voie le jour à la même date que le Brexit, le 29 mars 2019. Depuis, la sortie du royaume de l'UE a été repoussée, et celle de Nothing Great about Britain, le successeur très attendu au EP RUNT, l'a été également. Les deux ne coïncideront pas. Mais l'essentiel est là : c'est bel et bien un état des lieux de son pays que nous propose le rappeur qui, depuis que ses amis l'ont appelé ainsi en raison de ses absences et de ses bredouillements, répond au nom de Slow Ty, ou Slowthai, avec ou sans majuscule.

SLOWTHAI - Nothing Great about Britain

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KENY ARKANA - Entre Ciment et Belle Etoile

, 23:21

C'est l'une des spécificités du rap en France. Pendant longtemps, très longtemps, on a considéré que son rôle était de porter un message. Preuve de ce vilain élitisme culturel si typique de notre nation, preuve aussi du mépris manifesté à son égard, y compris chez ceux qui prétendent en prendre la défense, la valeur du rap était censée résider dans ce qu'il disait de notre société, de nos quartiers, des aspirations de sa jeunesse, plutôt que dans sa qualité musicale. Alors même que ce genre, le rap ouvertement engagé, n'aura existé que par épisodes de l'autre côté de l'Atlantique, c'est ce que beaucoup attendent toujours de lui, ici en France. Et peu, dans ce domaine, n'auront aussi bien incarné cet engagement que Keny Arkana, en tout cas avec autant de succès public que celui de son premier album.

KENY ARKANA - Entre Ciment et Belle Etoile

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CHILLA - Karma

, 23:14

Quand Chilla a sorti "Si J'étais un Homme", certains ont pensé à la chanson du même nom interprétée en 1980 par Diane Tell. La référence la plus pertinente, pourtant, c'était le morceau homonyme d'une autre rappeuse, Princess Aniès, qui en 2002 abordait peu ou prou le même thème : les abus, les clichés et la violence des hommes envers les femmes. Que certains évoquent la chanteuse canadienne était cependant révélateur du style de Chilla. Car pour une bonne part, c'est au champ de la variété qu'il faut rattacher Maréva Rana, une Lyonnaise formée au conservatoire, cooptée par Bigflo et Oli, signée chez une filiale d'Universal, et tout à fait présentable aux médias grand public, comme l'ont prouvés sa contribution à une publicité télévisée pour l'iPhone, ainsi qu'une prestation aux Molières 2018.

CHILLA - Karma

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BILLY WOODS & KENNY SEGAL - Hiding Places

, 22:36

C'est un détail qu'on avait remarqué l'an passé, au moment où avait été vanté le troisième album d'Armand Hammer, Paraffin. Parmi les producteurs, contribuant à deux titres, figurait une vieille connaissance issue de la Côte Ouest : Kenny Segal. Et si l'on était plus vigilant encore, on notait qu'il avait déjà participé à Rome, le projet précédent. C'est via Elucid que la connexion entre le duo new-yorkais et l'héritier de la vaste communauté Project Blowed, s'est d'abord effectuée. Ils s'étaient côtoyés en 2015 sur le So the Flies don't Come de Milo (enfin, milo…), que Kenny Segal avait produit. Mais après la collaboration de l'an dernier, c'est avec l'autre moitié d'Armand Hammer, Billy Woods (enfin, billy woods…) que s'est embarqué le Californien, et qu'il a livré l'un des meilleurs albums du début 2019.

BILLY WOODS & KENNY SEGAL - Hiding Places

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LIZZO - Cuz I Love You

, 22:59

Quand c'est l'heure, c'est l'heure. Et indubitablement, celle-ci vient tout juste de sonner pour Lizzo. La vérité, c'est que la rappeuse était sur la rampe de lancement depuis un certain temps déjà ; depuis, plus exactement, qu'elle avait rejoint Atlantic Records. Mais l'époque actuelle, celle du mouvement #MeToo et d'un agenda féministe revenu au cœur de toutes les préoccupations, lui a offert l'occasion de s'emparer d'un créneau important. Cette femme, obèse et noire, est devenue l'égérie de la body positivity. Avec une bonne humeur communicative, elle s'est mise à incarner la joie de vivre et l'amour de son propre corps chez tous les médias de la planète, au moment où est sorti son premier album en major.

LIZZO - Cuz I Love You

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CESCHI - Sad, Fat Luck

, 22:09

Si l'on excepte des projets annexes comme ses Elm St. Sessions de l'an passé, Ceschi n'est pas d'une productivité folle. Ses albums officiels, il les peaufine, et il n'en sort que tous les quatre ou cinq ans. Mais en 2019, il semble résolu à mettre les bouchées doubles. Il a prévu d'en sortir par moins de trois. Disponible depuis début avril Sad, Fat Luck entame la série, et le moins que l'on puisse dire, à son écoute, c'est que le temps n'a pas changé grand-chose à l'affaire. Il s'agit encore d'une collaboration avec Factor Chandelier, où il partage ses états d'âmes avec un premier degré presque embarrassant, mais où il réalise de main de maître une alliance quasi parfaite de tous les styles musicaux imaginables, folk et rap en tête.

CESCHI - Sad, Fat Luck

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LIL DEBBIE - Debbie

, 22:44

Le White Girl Mob a fait long feu. Ce groupe de rappeuses blanches a vite explosé en vol, et ses deux membres les plus visibles, sa chef de file Kreayshawn, et V-Nasty (celle-là même qui sortit un projet avec Gucci Mane), ont disparu des écrans radar. La seule qui soit restée, donc, c'est Jordan Capozzi, alias Lil Debbie, celle qui, après avoir figuré sur le titre manifeste de Kreayshawn, "Gucci Gucci", avait été éjectée du trio. Et c'est somme toute logique qu'elle ait survécu, vu qu'elle était la plus intéressante du lot. La Californienne a rebondi très vite en s'acoquinant avec l'inénarrable Riff RaFF, en sortant quelques titres populaires sur YouTube et en étant vantée par des poids lourds comme Snoop Dogg. Puis, de Keep It Lit en 2012 à Bay Chronicles cette année même, elle n'a cessé de sortir des projets, la plupart décevants, mais dont celui qui porte son nom est à retenir.

LIL DEBBIE - Debbie

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LIL MAMA - VYP Voice of the Young People

, 22:36

L'une des premières passions de Niatia Kirkland, ce fut la danse. La New-yorkaise en a vécu un temps, et pendant cinq années, elle a fait partie du jury de America's Best Dance Crew, une émission sur MTV destinée à élire les meilleurs danseurs du pays. Il n'est donc pas étonnant que le titre qui l'a fait connaître, "Lip Gloss", ait été taillé pour les clubs. Ce tube de l'été 2007 était très minimaliste, à tel point que la rappeuse s'y offrait une strophe sans musique. On n'y entendait que des percussions, en plus de ses paroles inconséquentes consacrées à son brillant à lèvres et célébrant les produits de beauté Mac et L'Oréal. A l'écoute d'un tel morceau, au vu aussi de sa collaboration avec Avril Lavigne sur le titre "Girlfriend" et de sa brève intégration à TLC en lieu et place de Left Eye (qu'elle avait incarnée en 2013 dans le biopic consacré au groupe), il était évident que le domaine de Lil Mama, ce serait celui de la hip-pop, de la variété rap, de la musique grand public.

LIL MAMA - VYP Voice of the Young People

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LIZZO - Lizzobangers

, 23:21

Ces jours-ci, Lizzo est partout. En 2019, avec son premier succès, le single "Juice", puis la sortie de son premier opus chez une major, Cuz I Love You, on la voit dans la presse spécialisée, dans les journaux généralistes, dans les magazines de mode. Elle écume les plateaux de télévision, et elle collabore avec des personnalités du rap comme Missy Elliott et Gucci Mane. Nous sommes parvenus au terme d'un plan marketing esquissé dès 2015, quand, au moment de l'album Big Grrrl Small World, elle a rejoint Atlantic Records. Un plan qui repose sur un positionnement clair : en cette époque propice à la promotion des femmes et des différences dans le rap, Lizzo est l'incarnation de la "body positivity". Elle invite ses consœurs à assumer et à aimer leurs corps, fussent-ils tout comme le sien, noirs et obèses.

LIZZO - Lizzobangers

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KATE TEMPEST - Let Them Eat Chaos

, 23:11

Kate Tempest représente une autre tradition du rap anglais. Celle qui, en vérité, n'est pas du rap. Celle que l'on retrouve chez des Britanniques qu'on a associés bon an mal an au hip-hop, comme The Streets, mais qui, bien avant cela, a été représentée par des gens sans rapport avec cette musique, John Cooper Clarke par exemple, un homme que Kate Calvert, de son vrai nom, a par ailleurs côtoyé. Cette tradition, c'est la poésie verbale, c'est le spoken word. L'intéressée a beau se considérer comme une rappeuse et avoir débuté dans un groupe de hip-hop, Sound of Rum, elle appartient à un univers presque plus littéraire que musical, comme le prouvent ses escapades remarquées dans les livres et dans le théâtre ; comme le démontrent aussi l'intérêt du monde des arts et des lettres pour cette poétesse, ainsi que la pluie de prix et de nominations qui ont émaillé sa carrière.

KATE TEMPEST - Let Them Eat Chaos

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SISTER SOULJAH - 360 Degrees of Power

, 23:45

Sister Souljah a atteint l'objectif de la plupart des artistes : elle est entrée dans la postérité. Son nom, en effet, fait désormais partie du vocabulaire américain. Dans le monde de la politique, Outre-Atlantique, un "Sister Souljah moment" désigne une méthode de séduction des électeurs, qui consiste à désavouer les radicaux de son propre camp pour lisser son image, et conquérir ainsi les centristes et les indécis. Elle doit son nom à Bill Clinton qui, pendant la campagne présidentielle de 1992, avait dénoncé les propos d'une proche de son rival Démocrate Jesse Jackson. Sister Souljah, au cours d'une interview, venait alors de commenter les émeutes de Los Angeles par cette phrase polémique : "si les Noirs tuent des Noirs chaque jour, pourquoi ne consacreraient-ils pas une semaine à tuer des Blancs ?".

SISTER SOULJAH - 360 Degrees of Power

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FUNKY 4 + 1 - That's the Joint

, 23:05

Funky 4+1 fut l'un des grands groupes pionniers de l'épopée hip-hop. Ils furent les premiers rappeurs à décrocher un contrat avec une maison de disque, enregistrant pour Enjoy avant de rejoindre Sugarhill Records, tout comme Grandmaster Flash. Avec sa durée de plus de 15 minutes (plus encore que "Rapper's Delight"), leur premier single, "Rappin and Rocking the House" demeura longtemps le titre de rap le plus long. Et puis surtout, à la Saint Valentin 1981, en participant au Saturday Night Live à l'instigation de Debbie Harry, le quintet formé par des adolescents du Bronx fut le premier à porter le rap sur les écrans de la télé nationale américaine.

FUNKY 4 + 1 - That's the Joint

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DAVE - Psychodrama

, 22:34

L'album Psychodrama a été numéro 1 en Grande-Bretagne, une conséquence de l'engouement né autour de David Orobosa Omoregie, dit Dave, après ses premiers freestyles, puis avec la sortie de Six Paths en 2016, et de Game Over l'année suivante. Qui plus est, ce projet bénéficie d'un certain intérêt sur l'autre rive de l'Atlantique. Il n'est pas le premier, il est vrai. Depuis plusieurs années, Stormzy, Skepta et quelques autres ont capté cette même attention. Mais contrairement à eux, Dave n'est pas un rappeur grime. Avec quelques autres comme Fredo et J Hus, il renoue avec une autre tradition. Comme le London Posse, The Brotherhood ou Jehst à des époques différentes, plutôt que de représenter un genre purement national, cette nouvelle génération se contente de donner des couleurs spécifiques (accent anglais, voire tropisme jamaïcain), au modèle nord-américain dominant.

DAVE - Psychodrama

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AKUA NARU - ...The Journey Aflame

, 23:02

Au petit royaume du rap respectable, Akua Naru est un fantasme, elle est un rêve éveillé. La rappeuse originaire de New Haven, Latanya Hinton de son vrai nom, coche toutes les cases. Son hip-hop est calme, sensuel et sensé. Il est fermement ancré dans la noble tradition de la musique afro-américaine, celle du jazz, de la soul et du boom bap des années 90. Il est poétique, au point de verser parfois dans le spoken word. Il côtoie d'autres figures du rap arty et lettré, par exemple Elzhi, Questlove, Rah Digga et Ursula Rucker. Il est intellectuel, comme le prouvent les nombreuses conférences en université auxquelles la rappeuse a été conviée, ou la présence de la professeure Tricia Rose sur un de ses albums. Il est ouvert sur le monde, notre Américaine d'origine ghanéenne ayant collaboré avec de grands noms de la musique africaine comme Angelique Kidjo et Tony Allen, tout autant qu'avec des Européens, dont les Français Wax Taylor et Ben L’Oncle Soul.

AKUA NARU - The Journey Aflame

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CASEY - Libérez la Bête

, 22:52

Souvent, à propos de Casey, on cite son insistance à prétendre qu'elle pratique du rap de fils d'immigrés, plutôt que du rap français. Comme pour donner raison à ceux qui le dénigrent parce qu'il est une musique de métèques, comme pour mieux conforter ceux qui nourrissent à son encontre une image caricaturale, elle s'affiche avec ses textes, sa voix rude et son ton malcommode comme une teigne agressive, tapant sans grande nuance sur tout ce qui fait mal : passé esclavagiste et colonial en tête, présent raciste juste après. De ce fait, il y a quelque chose d'absolument désolant dans le rap de victime qu'elle pratique, tout comme chez La Rumeur, dont elle est proche. Oui mais, comme eux, elle excelle dans ce registre.

CASEY - Libérez la Bête

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SADA BABY - Bartier Bounty

, 22:36

Pour ceux qui, en 2017, ont découvert Skuba Sada et Dat One Nigga, il n'y avait pas l'ombre d'un doute : le prochain Sada Baby allait être l'album rap le plus attendu de 2018. A une époque dont on se souviendra plus tard comme l'âge d'or de la scène de Detroit, le barbu furieux que Tee Grizzley avait pris sous son aile apportait exactement ce qu'il lui fallait au rap de rue local : une voix furieuse, un style débordant de folie, une euphorie si difficile à contenir qu'elle se traduisait, dans ses vidéos, par d'étranges danses démantibulées. "Bloxk Party", une collaboration avec Drego, n'a fait ensuite que décupler cette attente. Il a pourtant fallu prendre son mal en patience, car ça n'est qu'en 2019 qu'est finalement sorti Bartier Bounty. Mais cela n'est pas bien grave : car pour l'essentiel, il déçoit peu.

SADA BABY - Bartier Bounty

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