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YOUNG JEEZY - The Real Is Back 2

, 22:46 - Lien permanent

L'heure de gloire de Jeezy, ce fut sans conteste 2005, quand il sortit sa mixtape (classique) Trap or Die, puis l'album de son groupe Boyz n da Hood, et enfin son solo (classique) Let's Get It: Thug Motivation 101. Il fut le rappeur le plus important de cette année là, point barre. Mais la suite de sa carrière a eu aussi ses grands moments, notamment cette phase de 2009 à 2012, quand, de Trap or Die Part 2 à It's Tha World, il proposa quelques unes de ses mixtapes les plus appréciées. Parmi celles-ci, figurent les deux exemplaires de The Real Is Back, sortis en mai et en septembre 2011, et produits tous deux pour l'essentiel par Lil Lody. A l'origine, ils étaient destinés à faire monter la pression avant la sortie d'un nouvel album, le dernier de la trilogie des Thug Motivation, Hustlerz Ambition. Mais quelques années plus tard, ils seraient mieux passés à la postérité que cet opus.

YOUNG JEEZY - The Real Is Back 2

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Le deuxième The Real Is Back, sorti comme l'autre dans la série des Gangsta Grillz de DJ Drama, est le plus digeste des deux, et à cela deux raisons : d'abord, il est très court, se limitant à 11 titres et à trois quarts d'heure ; ensuite, et surtout, il contient une poignée d'uppercuts trap qui font bien mal, comme ce "Trump" où il s'identifie au personnage du même nom, ce "Chicken No Flour" qui s'attaque au cœur du sujet, la drogue, ce "Bandana" qui s'ouvre sur vieux cliché efficace qu'est la rafale de mitraillette, et ce dévastateur "Grizzly". Pour le reste, c'était toujours du Jeezy. Le parrain de la trap music n'aura jamais vraiment changé sa formule. Dès le début, il s'employait à répéter ce qui, au fil de ses sorties, a toujours été son leitmotiv : qu'il est le voyou le plus authentique du rap game, qu'il est au fond un dealer plutôt qu'un vrai rappeur ("I was a boy in the 'hood before I ever knew Puffy"). Et il le répétait encore dans un finale au beat plus doux, "Real Nigga Anthem", dont le but était de se démarquer des imposteurs de toute espèce.

L'autre particularité de cette mixtape, c'est que Jeezy y mettait en valeur un rappeur qui était alors en pleine ascension, et qu'il venait de recruter chez CTE : Freddie Gibbs. Ce dernier, en effet, partageait la vedette avec son nouveau mentor sur quatre titres, "Gotta See This", "Rough", "Nicks 2 Bricks" et "Sittin' Low", supplantant d'autres invités dont Birdman et Yo Gotti étaient les plus illustres. Et les raps rapides, précis et maîtrisés du natif de l'Indiana complétaient admirablement les râles d'ours blessé du Snowman d'Atlanta, lesquels jaillissaient, comme d'habitude, des profondeurs douloureuses d'une gorge en feu. Car au fond, même si, en cette fin 2011, Jeezy n'était plus tout à fait "Young", et qu'il n'était plus le roi de la trap music, ayant été détrôné les années précédentes par son rival Gucci Mane, il était toujours habité par la même faim, par la même flamme.

Vos 5 albums / mixtapes 2011

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