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EXISTEREO - Dirty Deeds & Dead Flowers

, 22:54 - Lien permanent

Le dossier de presse d'Existereo prétendait autrefois que ses influences étaient Hank Williams III, Black Sabbath et Gram Parsons. Ne couvrant rien de moins que la country, le metal et le hip-hop, le spectre en question était déraisonnablement large. Mais on était tenté d'y croire, à écouter les albums du rappeur et grapheur. Ceux-ci, en effet, étaient éclectiques à souhait, même à l'échelle des Shape Shifters, à commencer par ce premier essai solo, Dirty Deeds & Dead Flowers.

EXISTEREO - Dirty Deeds & Dead Flowers

Dead Guy Records :: 2003 :: acheter ce disque

Placé sous le signe du hard rock, avec son titre dérivé du Dirty Deeds Done Dirt Cheap d'AC/DC et cette pochette décorée de guns et de roses, cet album du Shifter maigre et tatoué commençait (et s'achevait) par les premiers mots du "Live and Let Die" de Paul McCartney, avant d'embrayer sur un indescriptible maelström sonore. Plus tard, au milieu de nombreux raps bien sentis, on passait à un duo jazz nonchalant ("Duck Feathers") clos par des cancaneries, à l'intervention d'un lusophone ("Get that Freak off") et à de la country (la fin de "Sometimes Before").

C'était 75 minutes folles, terriblement inégales et frustrantes. Cependant, les bons morceaux étaient présents en nombre : parmi eux, la graine de hit "Rhymetime", le susmentionné "Get that Freak off", l'intelligemment scratché "Sometimes Before" avec Inna Space (le petit frère d'Existereo, et son compère au sein du duo WhyKnows), "Cut me Gently" avec Die Young, un pompier mais réussi "Subconscious Carnaval", sans oublier "Four Day Window Pain", plat de résistance en quatre mouvements, produit par un Daddy Kev inspiré et totalement désinhibé depuis sa virée expérimentale et free jazz de Slanguage.

L'album, aussi, était plein à ras-bord d'invités, Shifters et affiliés d'abord (Awol One, 2Mex, Die, Liferexall, etc...), et autres activistes de l'underground californien, comme Darkleaf, Busdriver, Tommy V et Gel Rock d'EX2. C'était, tout du long, un véritable jaillissement dont l'auteur avait voulu faire, selon les notes du disque, un mémorial à sa jeunesse. Cette fraicheur juvénile, cependant, Existereo ne s'en départirait pas. Ses albums ultérieurs, que l'on parle du très bon Crush Groove de l'année d'après, de la compilation Mixed Drinks Vol. 1 qu'il sortira sur un label russe, ou des disques des duos Overfiends (avec Metfly) et Candy's.22 (avec Barfly d'Oldominion), seraient tous faits de la même pagaille jouisseuse.

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