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Depuis 1997 : critiques, dossiers, sélections et autres papiers, dédiés au rap (et parfois à d'autres musiques)
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MURS - The End of the Beginning

, 22:49 - Lien permanent

Enfin, enfin un album des Living Legends qui sera marketé, que tout un chacun aura l'occasion de découvrir. Mais manque de chance, The End of the Beginning est le moins bon Murs à ce jour. Un coup pour rien...

Def Jux :: 2003 :: acheter ce disque

A tout prix éviter d'accabler Murs. Au contraire, en profiter pour vanter un F* Real et un Good Music plus fréquentables. En profiter plus encore pour rebondir sur son groupe, les Living Legends, pour expliquer leur histoire, leur incroyable et labyrinthique discographie. En profiter surtout pour se livrer une fois encore à tout ce travail didactique sur les 3 Melancholy Gipsies, sur les mythiques Log Cabin, sur l'abondante, complexe et féconde scène West Coast Underground. Rebondir le mieux possible sur l'exposition soudainement offerte à l'un de ses éminents représentants pour faire avancer les artistes et les albums que nous avons l'habitude de défendre ici.

Car c'est acquis, ce The End of the Beginning est franchement moyen, et ne dévoile rien d'autre qu'un rap terriblement normal et balisé. Murs se sert bien mal de la chance offerte par cette signature chez Def Jux. Le titre introductif "You and I" a beau laisser présager un rappeur gaillard et remonté, quelques phrases du titre suivant ("I know my time is coming, I know my time is now") confirmer cet appétit, le décalage est grand avec les sons, avec la suite, avec tout. Tout l'album est construit sur un même schéma chabadi chabada, tantôt pas trop mal ("Last Night", le funky "Gods Work", "Got Damned?", "Done Deal" et "Risky Business"), tantôt pas bien du tout (la majorité). Avec quelques pics de pénibilité comme "Please Leave" ("un deux trois - casse-toi de chez moi sale squatter" sur fond de son pourri).

Ne pas accabler Murs, se contenter de préciser qu'à partir de cet album nous cessons de le suivre. Mais ne pas se priver pour se défouler sur le label d'El-P. Car cet album connu pour flatter le rappeur médiocre moyen n'est pas le premier faux pas pour Def Jux. Il fait suite à l'insignifiant premier long format de Mr. Lif, au surestimé album en Shadow mineur de RJD2 et à l'indigeste bouillie de rock progressif pondue par El-P lui-même. Ca commence à faire beaucoup pour un label qui reprenait à son compte, il y a 3 ans, tous les espoirs déçus par Rawkus. Aujourd'hui, malgré une crédibilité underground encore inentamée, Def Jux ne vaut pas mieux. Et ça ne va pas s'arranger au vu des nouvelles signatures annoncées.

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