Fake For Real

Depuis 1997 : critiques, dossiers, sélections et autres papiers, dédiés au rap (et parfois à d'autres musiques)
Home

Aller au menu | Aller à la recherche

NICK CAVE & THE BAD SEEDS - Tender Prey

, 22:06 - Lien permanent

Si certains lui préfèrent Kicking Against the Pricks ou The First Born is Dead, force est de reconnaître que Tender Prey est l’oeuvre la plus enlevée et la plus grandiose de Nick Cave et de ses Bad Seeds.

NICK CAVE & THE BAD SEEDS - Tender Prey

Mute :: 1988 :: acheter ce disque

La composition de cet album a lieu à un moment charnière de la carrière de l’australien. Installé à Berlin, et fortement investi dans ses activités parallèles, cinéma et littérature, il essaie aussi à ce moment de se défaire de l’emprise funeste de l’héroïne. Enflammé, Tender Prey diffère sensiblement de ses prédécesseurs, moins noueux, plus lumineux, et nettement plus accessible.

S'inspirant d'une ferveur et d'un élan tout religieux, Nick Cave nous livre ici une alternance de bombes rocks plus ou moins punkies, de ballades cérémonieuses et de longues implorations sur fond de percussions velvetiennes. Le morceau saillant de ce grand disque est bien sûr "The Mercy Seat", long, répétitif et exalté, rare single de l'australien à avoir frôlé le succès grand public. Mais ce n'est pas là le seul argument : l'efficace "Deanna", la longue et superbe complainte de "Mercy", le dévastateur "City of Refuge", ou surtout l'apaisé et émouvant "Watching Alice" comptent sans doute parmi les plus hauts sommets de l'immense répertoire de Nick Cave.

Évaluer ce billet

0/5

  • Note : 0
  • Votes : 0
  • Plus haute : 0
  • Plus basse : 0

Ajouter un commentaire

Les commentaires peuvent être formatés en utilisant une syntaxe wiki simplifiée.

Fil des commentaires de ce billet