AUTOMATO – Automato
Sorti le 20 avril 2004,
chez Coup de Grâce et Capitol Records.
Personne ne sait d’où ils sont sortis, ni comment. Mais ils sont là. Automato a débarqué en début d’année et s’est frayé assez facilement un chemin bordé de roses et de compliments dans la presse musicale, façon « yeah, New York does it again ! », avec pour argument principal la présence de DFA (The Rapture) à la production.
Ouais, tu parles Charles…
Certes, leur album fait illusion avec son début accrocheur bien comme il faut, avec sa fin haletante en forme d’apothéose, avec son « The Single » entraînant, et avec quelques moments plutôt chouettes (« Gold Of Desert Kings », « How To Read A Person Like A Book »). Tout cela est pas mal pour un disque de rap. Tout cela vaut déjà le détour et l’écoute.
Mais ne va pas beaucoup au-delà. Dans l’ensemble, Automato et sa mixture sentent à plein nez l’énième feu de paille crossover. Voici un cas typique de musique funky bouge-popotin et bon enfant faussement créative, faussement hype, faussement cool, faussement sympa, faussement crédible, faussement neuve. Et in fine, franchement pas mémorable.