100 des meilleurs albums rap
Eh bien ça y est. Nous nous lançons. Nous sautons le pas. Après plusieurs décennies de critiques, d’articles et de livres consacrés à ce genre musical, nous dévoilons donc les cent albums de rap (et apparenté) que Fake For Real souhaite retenir de l’épopée longue et compliquée du rap.
Ce qui, on en convient, est une entreprise éminemment casse-gueule.
Pourquoi seulement cent, alors que la culture hip-hop dans son ensemble a donné naissance à cinq-cent, mille, voire cinq mille classiques (selon ce que ce mot, « classique », veut bien vouloir dire, selon la hauteur où l’on place la barre) ? Eh bien, parce qu’il faut bien faire un choix. Parce qu’il faut être courageux. Parce qu’il faut toujours satisfaire l’appétit du néophyte qui vous demandera dix ou cent suggestions pour commencer. Quitte à ne pas s’y reconnaître soi-même.
D’ailleurs, in fine, nous ne nous y retrouvons pas. Notre propre sélection nous surprend.
Fake For Real a souvent exploré les tréfonds de l’underground. Nous avons même dédié un gros livre au rap indé. Et pourtant, notre sélection n’est pas spécialement pointue. Mis de côté une poignée de chouchous, elle n’est pas polémique. Parce qu’au bout du compte, quand un artiste est bon, et qu’il est assez connu pour avoir les moyens de ses ambitions, il a toutes les chances de faire un bon album. Les trésors cachés, c’est souvent plus visible dans un top 200 ou 500.
Fake For Real n’aime pas ce purisme nostalgique, puissant en France, qui soutient que le meilleur rap serait apparu sur la Côte Est entre la fin des années 1980 et celle de la décennie 90. Pourtant, c’est bel et bien le rap new-yorkais de cette époque qui, bon an mal an, s’arroge ici la part du lion.
Fake For Real a dédié un autre ouvrage aux femmes dans le rap. Toutefois, une seule est retenue ici, et qui plus est, son album n’est qu’en partie du hip-hop. Il faut bien être honnête, les quotas ne sont pas toujours souhaitables. Ils desservent souvent la cause qu’ils sont censés défendre.
En résumé, la sélection ci-après est attendue. Elle l’est parce qu’elle a été faite de tête et que, spontanément, ce sont les albums les plus illustres qui viennent à l’esprit. Ce sont ceux qui ont été panthéonisés, ceux qui sont fermement incrits dans la mémoire collective. Cette mémoire, cependant, évolue. Cette liste, en conséquence, bougera. Elle est et elle sera un éternel work-in-progress, sans arrêt mis à jour avec des nouveautés, des découvertes et des redécouvertes.
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