Un panorama du rap du Michigan
LES AUTRES INCONTOURNABLES
Seuls certains ont percé vraiment au-delà de leur ville. Et pourtant, ils sont les rappeurs de référence de la scène de Detroit. Ils comptent parmi ses grands noms et ses animateurs.
Parmi les rappeurs de Detroit promis à un destin en dehors de leur ville, figure Dion Marquise Hayes, alias l’intense 42 Dugg. Parrainé à la fois par Lil Baby et par Yo Gotti, il a côtoyé quelques grosses pointures comme Future, Meek Mill, T.I. et Big Sean. Distribué par les gens influents d’Empire, il a sorti également un projet commun solide avec une autre valeur montante, EST Gee.
Album à retenir :
Avec Jaelin Deanta Parker, alias Baby Smoove, le cadre est le même qu’avec tous les rappeurs de Detroit. Les propos sont aussi agressifs, l’univers est rude, la musique tendue. Mais sa spécificité, c’est de marmonner ses mots, de rapper sur un mode nonchalant et détaché, comme s’il se fichait de ce qu’il avait à dire. Ce style, il le décline sans tache sur plusieurs albums de qualité constante.
Album à retenir :
Issu du collectif M-Block, Cash Kidd est l’un des rigolos de la scène de Detroit. Marc Anthony Smith est là pour amuser la galerie. Le thème de son shit talking, de ses punchlines et de ses blagues, ce sont les filles. Et pour mieux nous embarquer dans ses histoires de sexe, pour que sa musique soit encore plus accrocheuse, il aime chantonner les mélodies des tubes d’autrefois.
Album à retenir :
Bien qu’il ait été actif avant cela dans l’underground, DZ du collectif Fast Money Boyz a marqué 2017 avec la sortie coup sur coup de trois mixtapes marquantes. La même année, on a tiré à plusieurs reprises sur cet habitant de l’ouest de la ville, proche des Californiens Philthy Rich et SOB X RBE, mais cela ne l’a pas empêché de livrer ces perles d’un rap urgent caractéristique de Detroit.
Album à retenir :
Gary Alan Thomas, alias G.T., est apparu dans l’entourage de la Team Eastside, et plus particulièrement de BabyFace Ray, son ancien camarade d’école. Ils ont même sorti un album en commun. Comme lui, il se distingue par un rap qui exprime la douleur. Son phrasé moins soutenu, sa voix qui grince et qui couine, en font aussi l’un des rappeurs les plus distinctifs de Detroit.
Album à retenir :
Chivez Smith, alias Icewear Vezzo, commence à se faire un nom vers 2012, après ses débuts au sein du collectif familial Green Guyz, quand il lance sa série The Clarity. Rappeurs très intense, dans une ville qui n’en manque pas, il est aussi, dès 2018, l’un de ceux qui intègrent un gros label, sans doute le plus prestigieux de Detroit, Motown, avant d’être recueilli par Quality Control.
Album à retenir :
Son ami Tee Grizzley a été célèbre avant lui, mais la vraie graine de star de Detroit, à la fin des années 2010, c’est Sada Baby. Avec ses dreads, sa grosse barbe, ses danses de contorsionniste, ses raps exaltés et ses deux faces, l’abrupte et la mélodieuse, il est le personnage des lieux. Il le prouve dès ses mixtapes de 2017, suivies des tubes « Bloxk Party » et « Whole Lotta Choppas ».
Album à retenir :
La musique des ShittyBoyz tourne à la formule avec ses raps délivrés à toute allure sur des vieux tubes de freestyle music. La posture de ce trio basé à Ypsilanti, aux abords de Detroit, est celle de nerds, avec leurs textes sur les filles, les jeux vidéos et les arnaques à la carte bancaire. Mais le trio emmené par StanWill, TrDee et sa star BabyTron détonne, avec ses phrasés rapides et off-beat.
Album à retenir :
Mais aussi : Drego & Beno, Tee Grizzley, Helluva, RJ Lamont