Fake For Real

Depuis 1997 : critiques, dossiers, sélections et autres papiers, dédiés au rap (et parfois à d'autres musiques)
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PLIES - Definition of Real

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En 2008, Plies battait le fer tant qu'il était chaud. Suite au succès de son premier album, The Real Testament, il en sortirait pas moins de deux autres la même année, à commencer par Definition of Real. Et sur ce dernier, le rappeur de Fort Myers semblait vouloir mettre toutes les chances de son côté. A la manière de "Shawty", le single qui l'avait révélé, il nous remettait un coup d'Auto-Tune sur l'efficace "Watch Dis". Il forçait un peu plus sur les morceaux R&B formatés pour la radio, parmi lesquels celui qui deviendrait son plus grand tube, le single "Bust In Baby (Part. 2)", avec le chanteur Ne-Yo. Et il exposait ses rêves de succès sur le morceau final, un "#1 Fan" adressé à une fan fantasmée. Le Floridien parviendrait d'ailleurs à ses fins, Definition of Real étant à ce jour son album le plus vendu.

PLIES - Definition of Real

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RAP, HIP-HOP - 100 mixtapes

, 22:56 - Lien permanent

Pour célébrer la sortie de son nouveau livre le 18 mai 2017, une anthologie consacrée aux mixtapes, Fake For Real vous révèle sa sélection. Exclusivement consacrée à l'espace nord-américain et à la production de l'après 2000, quand ce format est devenu un album alternatif plutôt qu'un vrai mix, nous vous présentons 100 oeuvres à retenir, pas toujours les mêmes que celles traitées dans le livre, choisies sur un critère de qualité. Par ailleurs, dans l'espace réservé à la fin de cet article, vous pourrez aussi faire part de vos choix, qui seront révélés plus tard.

SHY GLIZZY - Fxck Rap

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LIL' KIM - Hard Core

, 22:52 - Lien permanent

Rarement album n'a été aussi bien nommé que Hard Core. D'abord parce que Lil' Kim, qui avait vécu pour de vrai dans la rue après s'être fâchée avec son père, y pratiquait un rap de voyou vantard et pas commode, assez proche de celui dont elle avait été la maîtresse, Notorious B.I.G. (lequel aurait d'ailleurs écrit une portion significative des paroles). Cette posture de sauvageonne était manifeste sur plusieurs titres, comme ce sommet d'agressivité et de facilité verbale qu'était l'impressionnant "Queen Bitch". L'autre raison pour laquelle le premier album de Kimberly Jones faisait honneur à son titre, c'est qu'il était conforme à la définition première du terme : il était intensément pornographique. Ce qui n'aurait rien présenté de neuf dans le rap, la musique pratiquée par Akinyele et 2 Live Crew, si ces textes avaient été prononcés par quelqu'un d'autre qu'une jolie jeune femme.

LIL' KIM - Hard Core

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SCOTTY CORLEONE - Mafia Musik 3

, 22:45 - Lien permanent

La scène rap de Baton Rouge a toujours été moins exposée que ses voisines. Jusqu'à encore très récemment, elle est demeurée provinciale et confidentielle. Certes, avec le temps, quelques figures se sont fait connaître à une plus grande échelle : Young Bleed fut le premier, à la fin des années 90, par sa proximité avec Master P et No Limit. Puis, dans les années 2000, ce fut le tour de Lil Boosie, son cousin, et de Webbie, qui bénéficièrent quant à eux du parrainage de Pimp C. Enfin, plus récemment, Kevin Gates s'est imposé à l'échelle nationale. Mais jamais la ville n'a vraiment été l'égale, aux yeux du grand public, des centres du rap sudiste que sont Atlanta, Memphis, Houston, Miami et la proche Nouvelle-Orléans.

SCOTTY CORLEONE - Mafia Musik 3

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FOXY BROWN - Ill Na Na

, 22:45 - Lien permanent

Formellement parlant, le premier Foxy Brown n'a pas inventé grand-chose. On retrouvait ici, dès le morceau "(Holy Matrimony) Letter To The Firm", le thème mafioso de mise à cette époque. Concoctés par le duo Trackmasters (plus quelques autres comme Havoc, sur l'admirable "The Promise"), les sons étaient ceux, souvent sombres, du rap de rue new-yorkais. L'auteur montrait aussi son ancrage fort dans la tradition hip-hop locale, en transformant le "Rock the Bells" de LL Cool J en un "Foxy's Bell", ou en s'offrant les services de Kid Capri sur "Fox Boogie". Via le refrain de "No One’s" et le single "Get Me Home", avec Blackstreet, on y trouvait également, comme ailleurs dans ces années-là, un rap qui lorgnait vers le R&B. Bref, Ill Na Na a été un disque typique du rap East Coast du milieu de la décennie 90. Et même si cela n'en a pas l'air, c'est en fait un sacré compliment.

FOXY BROWN - Ill Na Na

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LIL WAYNE - Tha Carter III

, 23:01 - Lien permanent

Comme annoncé par cette pochette qui, représentant l'auteur sous les traits d'un enfant, s'inscrivait dans la lignée des grands classiques Ready to Die et Illmatic, Tha Carter III fut l'album de la consécration pour Lil Wayne. Il fut le paroxysme d'une Weezymania préparée depuis plusieurs années, avec l'affranchissement du rappeur du son bounce de La Nouvelle Orléans, avec la sortie de disques sans cesse meilleurs que les précédents et des collaborations toujours plus remarquées, mais aussi avec une nuée de mixtapes très supérieures à bien des albums. Bref, le troisième volume de la série Tha Carter est l'apogée absolu de la carrière de l'ex Hot Boy, de ce rappeur à voix de crapaud facétieux, possédé et excentrique.

ccc

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DEVIN THE DUDE - Acoustic Levitation

, 22:38 - Lien permanent

Devin the Dude est l'incarnation même de la valeur sûre. Il est le modèle type de l'artiste qui ne surprend jamais vraiment, mais qui ne déçoit pas non plus. Il est l'un des exemples les plus évidents de rappeur qui vieillit bien. Deux décennies après ses débuts au sein du Odd Squad, le Texan, bientôt quinquagénaire, le confirme encore avec un dernier album, le premier depuis quatre ans. Son titre, Acoustic Levitation, est d'ailleurs un résumé parfait de sa musique. C'est-à-dire, pratiqué sur des sons chaleureux, souples, et parfois organiques, un rap léger comme l'air ; ou plus exactement, léger comme les vapeurs de ce cannabis qui est la passion première du rappeur, le sexe venant bien sûr en seconde position.

DEVIN THE DUDE - Acoustic Levitation

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CAM & CHINA - Cam & China

, 23:12 - Lien permanent

Vers la fin des années 2000, une danse appelée jerk, ou jerkin', s'est emparée des rues de Los Angeles. Elle s'est bientôt dotée d'une musique propre, cousine du hyphy de la Baie de San Francisco. Bien qu'éphémère, ce mouvement a remis la danse au cœur du rap West Coast, et préparé le terrain où s'épanouirait le style ratchet, popularisé par YG et DJ Mustard. Parmi les groupes qui ont marqué cette scène figurait Pink Dollaz, un quintet d'adolescentes adeptes de paroles sexuellement très explicites, et qui, comme l'ensemble de ce mouvement, n'a pas survécu longtemps. Deux de ses membres, cependant, les jumelles Cammy et Cee Cee, sont réapparues il y a peu, sous les nouveaux noms de Cam & China.

CAM & CHINA - Cam & China

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KILLER MIKE - I Pledge Allegiance to the Grind II

, 13:08 - Lien permanent

En 2008, Killer Mike n'était pas au sommet de sa notoriété. Après un début de carrière sous le meilleur patronage qui soit, celui d'Outkast, via sa contribution au classique Stankonia, et avant d'être signé sur le Grand Hustle Records de T.I., de vivre une nouvelle jeunesse avec El-P, et de s'afficher auprès de Bernie Sanders, le rappeur d'Atlanta s'est retrouvé quelque temps dans un no man's land musical, pendant lequel il sortait ses albums sur son propre label, Grind Time Official. Cette période, cependant, pourrait bien avoir été la meilleure de Michael Render, avec la sortie des I Pledge Allegiance to the Grind, dont la seconde édition en 2008, expurgée de collaborations trop nombreuses, aurait mérité d'être considérée comme sa grande œuvre, bien avant l'hystérie critique autour de Run the Jewels.

KILLER MIKE - I Pledge Allegiance to the Grind II

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KODAK BLACK - Painting Pictures

, 14:22 - Lien permanent

Et si le grand rappeur de notre temps, c'était Kodak Black ? Depuis quatre ans, le jeune Floridien nous offre à intervalle régulier des projets solides, voire excellents. Et en 2017, avec Painting Pictures, l'effort ne se relâche pas. Il s'agit même cette fois d'un vrai album, et cela se ressent. Le jeune prodige, en effet, se voit épaulé par des poids lourds, Future, Jeezy, Young Thug et Bun B côté raps, Mike Will, Metro Boomin et Southside côté production. Les morceaux sont plus variés qu'à l'habitude, ils ratissent plus large, nous parlant même d'amour sur les titres "Save You" et "Side Nigga". Et ce projet s'articule autour d'un concept particulier, énoncé dès le début par l'intéressé : l'art de Kodak Black, selon lui, ce n'est pas le rap, c'est la peinture, qui lui sert à représenter son parcours, sa vie, son entourage.

KODAK BLACK - Painting Pictures

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NONAME - Telefone

, 22:32 - Lien permanent

Telefone, le premier projet de Fatimah Warner, alias Noname (autrefois Noname Gypsy), s'est fait attendre. Sorti en 2016, il nous avait été annoncé trois ans plus tôt, au moment où la jeune femme avait commencé à se faire connaître via une contribution distinguée à Acid Rap, la mixtape non moins remarquée de Chance the Rapper. Un peu plus tard, elle avait participé aussi au conceptuel mais très bon The Water(s), de Mick Jenkins. Plus récemment, on l'avait entendue sur Late Knight Special, le premier album du rappeur et producteur new-yorkais Kirk Knight, et puis tout dernièrement, en 2016, sur celui de Saba, Bucket List Project.

NONAME - Telefone

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MAX B & FRENCH MONTANA - Coke Wave

, 22:05 - Lien permanent

Les ennemis de mes ennemis sont mes amis. C'est ce principe universel qui a réuni Max B et French Montana. A la fin des années 2000, en effet, l'un et l'autre s'étaient embrouillés avec Jim Jones. Après avoir été la grande force créatrice de son collectif, le ByrdGang, le premier avait violemment rompu ses liens avec le rappeur des Diplomats, persuadé qu'il l'emberlificoterait, et il s'était rapproché naturellement de Karim Kharbouch, alias French Montana, ce New-yorkais né Marocain avec qui il avait déjà quelques amis en commun, et qui cultivait lui aussi une forte inimitié envers Jim Jones. En 2008, on les avait donc entendus une première fois ensemble sur "Waavvy", un morceau qui figurait sur la seconde mixtape de French, Live From Africa. Et quelques mois plus tard, le duo sortait son premier projet en commun, une mixtape importante de la très riche année 2009.

MAX B & FRENCH MONTANA - Coke Wave

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POP, ROCK, FOLK - Quelques livres

, 22:45 - Lien permanent

Ces genres ayant atteint depuis belle lurette la maturité, au point d'être devenus à leur tour des musiques de vieux, des milliers d'ouvrages ont été écrits sur le rock et le folk, dont beaucoup sont de grande qualité. Il est impossible de les recenser, et encore moins d'en livrer une sélection ou un classement qualitatifs. La liste suivante se cantonne de mentionner quelques ouvrages déjà abordés sur ces pages, au hasard de nos découvertes, et qui nous paraissent particulièrement remarquables. Toute suggestion complémentaire, bien entendu, est la bienvenue.

STEVE WAKSMAN - This Ain't the Summer of Love

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CUPCAKKE - Cum Cake

, 22:36 - Lien permanent

Le sexe est, depuis des décennies, un thème central dans le rap. Souvent abordé de manière frontale et crue, il lui a valu de violentes accusations de vulgarité et de misogynie, de la part de gens qui n'ont pas toujours saisi (ou goûté) l'humour et le caractère ludique de la démarche. Le choc et les débats sont même devenus plus vifs quand les rappeuses elles-mêmes, les Lil Kim, Foxy Brown et autres, se sont mises à jouer le même jeu. On vit alors s'opposer deux féminismes : celui, rigoriste, qui considère que les femmes ne devraient pas se présenter en objets de désir ; et l'autre, selon lequel affirmer à l'excès ses appétits sexuels et sa libido devrait être un droit inaliénable, ainsi qu'une preuve certaine d'émancipation.

CUPCAKKE - Cum Cake

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MOUSE ON THA TRACK & LIL CALI - Just Because

, 23:24 - Lien permanent

Mouse On Tha Track est essentiellement connu pour être le producteur de Lil Boosie. Pour les plus connaisseurs, il est aussi l'auteur de mixtapes remarquables, comme Swagga Fresh Freddie et Millionaire Dreamzzz, sorties en solo pendant que son collaborateur privilégié croupissait en prison. Mais il a aussi travaillé avec d'autres rappeurs, par exemple Lil Cali. Issu lui aussi de Louisiane, mais de la petite ville de Ponchatoula, ce dernier a également fait partie de l'entourage de Boosie. C'est d'ailleurs par une collaboration avec lui, sur le titre "U Ain't Sayin' Nuttin'", qu'il s'est fait connaître, en 2004. Et s'il n'a jamais rejoint l'écurie Trill Entertainment (il sera signé un temps sur la major Asylum, et puis plus tard sur UTP, le label de son idole de jeunesse Juvenile), il lui aura été étroitement associé.

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KODIE SHANE - Big Trouble Little Jupiter

, 22:59 - Lien permanent

C'est souvent la règle : dans chaque collectif qui compte, il faut au moins une femme, rarement plus (ou bien un Blanc, ça dépend). C'est le cas de la Sailing Team de Lil Yachty, le rappeur devenu l'emblème de la nouvelle nouvelle génération d'Atlanta. Au milieu de sa bande de joyeux drilles aux cheveux colorés, figure une jeune fille, Kodie "Shane" Williams. Et celle-ci, issue d'une famille de musiciens (sa demi-sœur a fait partie du groupe variété / R&B Blaque), n'est à vrai dire pas la plus inintéressante du lot. C'est en tout cas ce qu'a prouvé l'an passé une suite de projets courts, 2060, Little Rocket et Zero Gravity, ainsi que son morceau carte de visite, "Sad". Et c'est désormais signée chez Epic Records, grâce à la notoriété post-"Broccoli" de Lil Yachty, et avec le bénéfice d'une couverture médiatique croissante, que Kodie Shane a proposé début 2017 son dernier projet.

KODIE SHANE - Big Trouble Little Jupiter

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DENIRO FARRAR - Mind of a Gemini

, 23:16 - Lien permanent

Depuis une première mixtape en 2010 intitulée Feel This, Qushawan "Deniro" Farrar a creusé son sillon. Il a même créé son propre mouvement, le "cult rap", dont il est à peu près le seul représentant. On a vu en tout cas le rappeur de Charlotte, en Caroline du Nord, sortir plusieurs projets a minima intéressants, et travailler avec des gens venus de toute l'Amérique du Nord et de tous les sous-genres de rap. La plupart de ces collaborateurs étaient issus de scènes hip-hop plutôt alternatives, comme Nacho Picasso, le duo Blue Sky Black Death, le producteur canadien Ryan Hemsworth, et Shady Blaze de Green Ova, avec lequel il avait sorti un Kill or Be Killed déjà vanté par ici ; il s'est également montré proche de Denzel Curry ; mais on a surpris aussi, sur certains de ses titres, des ressortissants d'Atlanta comme Gucci Mane (un titre volé ?) et Trinidad James.

DENIRO FARRAR - Mind of a Gemini

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MISSY ELLIOTT - Under Construction

, 23:26 - Lien permanent

Under Construction aura été le plus grand succès de celle qu'on est en droit de considérer comme la figure féminine majeure de l'histoire du rap. C'est tout dire de l'importance de ce quatrième album. Riche en tubes, d'une créativité folle, il était le produit d'une Missy Elliott (et d'un Timbaland, son vieux complice et producteur) au faîte de sa gloire commerciale et critique. Il se présentait aussi comme l'opus le plus rap de celle qu'on connaissait aussi comme chanteuse R&B.

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PILL - 4180: The Prescription

, 22:44 - Lien permanent

Il fut un temps où un grand avenir semblait promis à Tyrone Rivers. Apparu dans l’ombre de Killer Mike, sur le grand I Pledge Allegiance to the Grind II, celui qu’on appela d'abord Gangsta Pill, puis tout simplement Pill, connut son heure de gloire à partir de 2009. Ses mixtapes lui valurent alors de figurer dans la promotion 2010 des Freshmen, de côtoyer d'autres valeurs montantes comme Freddie Gibbs, et de rejoindre la Warner, en même temps que le Maybach Music Group de Rick Ross. On verra ainsi les deux hommes délivrer un dévastateur "Pac Man", bien dans l’esprit de l'époque. Et puis, après 2012, plus rien. Plus rien du tout. Pill annoncera quitter son label sur Twitter, avant que sa présence sur ce média ne s'efface.

Pill - 4180 The Prescription

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RALO - Diary of the Streets 2

, 13:15 - Lien permanent

Si Terrell Davis a récemment fait parler de lui, ce n’est pas seulement en raison de sa production musicale. En début d’année, l’homme connu sous le nom de Ralo a réchappé miraculeusement à deux accidents de voiture. Et l’automne dernier, il a créé la polémique en lançant des poignées de billets (pour une somme estimée à pas moins de 30 000 dollars) dans un refuge pour SDF. Le geste, généralement réservé aux danseuses des strip-clubs, a été jugé par beaucoup comme dégradant pour ces pauvres gens, obligés de ramper pour se saisir de l’argent. Mais il semble que cela ait échappé au rappeur d’Atlanta, convaincu d’être maintenant sur le bon chemin après avoir rencontré Allah en prison et décidé de tourner le dos à une vie de dealer entamée dès l’adolescence, au profit d’une carrière dans la musique.

RALO - Diary of the Streets 2

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