Fake For Real

Depuis 1997 : critiques, dossiers, sélections et autres papiers, dédiés au rap (et parfois à d'autres musiques)
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TLC - CrazySexyCool

, 23:08 - Lien permanent

Rarement un groupe de filles n'a connu autant de succès que TLC. Jamais aucun n'a vendu autant de disques dans le monde, à l'exception, à la même époque, des Spice Girls. Et l'album de la consécration, le plus emblématique du trio formé par Tionne "T-Boz" Watkins, Lisa "Left Eye" Lopes et Rozonda "Chilli" Thomas, celui qui a écoulé le plus d'exemplaires, celui dont le titre résume le mieux l'essence même du groupe, est CrazySexyCool, leur second. Il est leur projet central, du fait de ses chiffres de vente phénoménaux, de sa qualité, mais aussi parce qu'il accompagnait au moins deux évolutions majeures de la musique américaine dans les années 90.

TLC - CrazySexyCool

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KANYE WEST - 808s & Heartbreak

, 23:11 - Lien permanent

Donda West, professeur d'anglais, a élevé seule son fils, dès ses trois ans. Ils ont vécu ensemble à Chicago, et même en Chine. Mais en 2007, alors qu'elle n'était âgée que de 58 ans, elle est décédée. Et son garçon, désormais adulte, a violemment accusé le coup. Il a culpabilisé, se reprochant de n'avoir pas assez été près d'elle. Il a pensé aussi, sans doute, que c'est à cause de son statut de superstar que sa mère avait voulu subir les opérations de chirurgie esthétique qui ont provoqué sa mort. Et comme si cela ne suffisait pas pour cet homme, en cette même année, sa relation avec Alexis Phifer, sa compagne depuis cinq ans, a cessé, et il se débattait, pathétiquement, avec les affres de la célébrité. Ces déboires sentimentaux et personnels étaient d'ailleurs les thèmes les plus visibles de 808s & Heartbreak. Mais c'est bel et bien la perte de sa mère, la principale source d'inspiration de ce disque, comme le montrait à l'intérieur de la pochette cette grande photo où Kanye West, fils aimant, embrassait affectueusement Donda.

KANYE WEST - 808s & Heartbreak

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PEEZY - Ballin Ain't A Crime

, 23:29 - Lien permanent

Un Peezy peut en cacher un autre. Alors que le buzz monte autour d'OMB Peezy, c'est un autre, Team Eastside Peezy (suivons donc cette mode qui consiste à précéder le nom d'un rappeur de celui de son collectif – parlerons-nous bientôt de WTC Raekwon ?) qui mérite toute notre attention. Celui-ci, en effet, a sorti avec Ballin Ain't A Crime, l'un des projets les plus notables de 2017. Contrairement au jeune natif de l'Alabama, cependant, celui-ci a de la bouteille. Son collectif, basé à Detroit, fait parler de lui depuis le début des années 2010. Et à presque 30 ans, Phillip Glen-Earl Peaks (son vrai nom) a déjà plusieurs albums ou mixtapes à son actif, dont Mud, Sweat & Tears, un projet de 2015, son plus remarqué à ce jour.

PEEZY - Ballin Ain't A Crime

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G-SIDE - Starshipz and Rocketz

, 23:22 - Lien permanent

Huntsville est une petite ville (à l'échelle américaine) d'un peu moins de 200 000 âmes, située au Sud des Appalaches et au bord du fleuve Tennessee, dans l'Etat d'Alabama. Surnommée "Rocket City", elle n'est connue principalement que pour une chose : c'est ici qu'ont été conçus plusieurs des missiles et fusées qui ont symbolisé l'épopée spatiale, aux Etats-Unis. Le principal musée de la ville, d'ailleurs, est un rocket garden, un jardin où sont exposés plusieurs modèles de fusées. Et c'est l'une d'elles, sorte de Tour Eiffel high-tech, qui est son monument emblématique. Cet engin se retrouve aussi sur la pochette du deuxième album de G-Side, celui de la révélation pour le plus emblématique des groupes locaux, en toute logique pour un disque qui s'emploie à exploiter la métaphore spatiale.

G-SIDE - Starshipz and Rocketz

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SALT-N-PEPA - Hot, Cool and Vicious

, 23:12 - Lien permanent

C'est aux filles de Salt-N-Pepa, au milieu des années 80, que l'on doit la première manifestation populaire d'un rap au féminin. Leur premier album, Hot, Cool and Vicious, fut disque de platine, et il lança leur carrière à succès. Pourtant, quelques hommes s'agitaient derrière le groupe, et ils furent décisifs dans cette aventure. C'est en effet l'un d'eux, Hurby Azor, alors en couple avec Salt (Cheryl James), qui manageait le trio. C'est aussi lui qui écrivait une bonne partie des textes des deux rappeuses, Salt et Pepa (Sandra Denton), et qui produisait leur disque. La DJette, Spinderella (Deidra Roper), arrivée tardivement pour remplacer une certaine Latoya Hanson, n'avait en fait signé aucun son sur ce premier album historique.

SALT-N-PEPA - Hot, Cool and Vicious

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PAYROLL GIOVANNI & HELLUVA - Payface

, 22:41 - Lien permanent

Décidément, Payroll Giovanni sait convaincre sur tous les formats. Il l'a fait avec les sorties collectives de son groupe, Doughboyz Cashout, aussi bien qu'avec ses projets solo, notamment ce Stack Season qui demeure l'un des tout meilleurs albums rap sortis l'an passé. Et il se distingue aussi par ses collaborations, comme Big Bossin' Vol. 1, une mixtape de 2016 produite par Cardo, ou plus récemment Payface, un projet en commun avec Helluva, un des producteurs les plus importants de Detroit, la bonne ville des Doughboyz Cashout, et le principal collaborateur de Tee Grizzley, dernière sensation en date issue de la Motor City.

PAYROLL GIOVANNI & HELLUVA - Payface

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OJ DA JUICEMAN - Culinary Art School

, 13:25 - Lien permanent

Si OJ Da Juiceman, jusqu'à ce jour, n'a jamais cessé d'assurer quantitativement parlant, sortant année après année plusieurs mixtapes, la fin de la décennie 2000 semble définitivement avoir été son grand moment. C'est en 2007, en effet, qu'il commença à tirer profit de son association avec Gucci Mane, collaborant avec ce dernier sur "Vette Pass By", un tube underground. Et c'est l'année suivante, toujours en compagnie du même, qu'il proposa son premier single, "Make tha Trap Say Aye". Fin 2008, aussi, il occupa le terrain pendant une nouvelle incarcération de son mentor, sortant alors cinq mixtapes en six mois, avec l'appui de DJ stars.

OJ DA JUICEMAN - Culinary Art School

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LADY LESHURR - Friggin L

, 15:13 - Lien permanent

Lady Leshurr est de ceux qui, depuis quelque temps, profitent de la résurgence médiatique du grime. Avec quelques autres comme Skepta ou Stormzy, elle fait partie de ces rappeurs britanniques auxquels des Américains accordent désormais une attention toute particulière. Elle a fait à nouveau parler d'elle, ces derniers mois, avec une série de freestyles intitulés "Queen's Speech", dont le quatrième fit l'objet d'un spot publicitaire pour Samsung, l'exposant à un très large public. Et dans ses interviews récentes, il a été question de collaborations possibles avec des poids lourds de la production en Amérique, comme Bangladesh et Timbaland.

LADY LESHURR - Friggin L

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CUPCAKKE - Queen Elizabitch

, 13:07 - Lien permanent

Je vais sucer 2017 bites en 2017. Voici ce qu'Elizabeth Harris, depuis cette année, prétend sur son profil Twitter. Nulle surprise, donc, si ce qui se présente comme son premier album (ou le second, selon les versions) est fait du même bois que les trois projets (Cum Cake, S.T.D., Audacious) qui l'ont révélée en 2016. Sur Queen Elizabitch, une fois encore, la rappeuse de Chicago joue d'une pornographie à faire passer Lil' Kim, l'un de ses modèles avoués, pour une Sainte Nitouche : "CPR", par exemple, est un titre plein d'humour dédié à sa passion du sexe ("j'ai trois trous pour lui, comme un bretzel", "je suis si souvent en levrette que je dois aller chez le véto"...), avec bruits de succion et cris de jouissance en prime ; et sur "Cumshot", elle attend de son partenaire, avec avidité, qu'il éjacule dans tous ses orifices.

CUPCAKKE - Queen Elizabitch

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RAP, HIP-HOP - Albums et mixtapes 2009

, 13:20 - Lien permanent

L'année 2009 a été, d'après l'excellent critique américain David Drake, l'une des plus grandes de l'histoire du rap, et cela pour une raison : au moment même où presque aucun album commercial ne nous offrait de quoi nous mettre sous la dent, les mixtapes ont pris le relai. Tout ce qui s'était passé avec ce format les dix dernières années, avec 50 Cent, avec DJ Drama, avec Lil Wayne, aboutissait à un déluge de sorties digitales gratuites, dont beaucoup, plus tard, allaient acquérir le statut de classique. Parmi cette profusion, deux grandes tendances pouvaient être distinguées : d'un côté un pop rap introspectif, nerdy, éclectique et adepte de mélange des genres, héritier de Kanye West et de Lupe Fiasco, et représenté par Kid Cudi, XV et la future méga-star canadienne Drake ; de l'autre, Atlanta et la trap music tardive, incarnée par les fous furieux de 1017 Squad comme Waka Flocka Flame et OJ da Juiceman, et bien sûr leur leader, Gucci Mane, qui traversait là, sans doute, son plus grand moment. Et quoi de plus logique : 2009 a été l'année des mixtapes, et l'empereur des mixtapes, éternellement, c'est Guwop. A moins que Lil Boosie, qui était aussi à son sommet, n'ait alors mérité ce titre...

xx

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GUCCI MANE - The Movie

, 13:44 - Lien permanent

L'histoire de Gucci Mane et celle de la mixtape sont très intimement liées, on le sait. Cette convergence a commencé avec Chicken Talk, en 2006. Elle s'est accélérée en 2007 avec plusieurs autres sorties, dont la plus remarquable a sans doute été No Pen, No Pencil. Et en 2008, tout cela a atteint une vitesse de croisière, avec toujours plus de projets, dont un, The Movie, organisé vaguement autour des thèmes de la célébrité et du cinéma (Guwop se compare à plusieurs acteurs ou personnages de film sur les titres "Feelin Myself", "I'm a Star" et "I Live in a TV") et bénéficiant pour la première fois du label Gangsta Grillz, de DJ Drama, a été un autre jalon d'importance dans la discographie très prolifique du rappeur.

GUCCI MANE - The Movie

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FIGURES OF SPEECH - The Last Word

, 15:30 - Lien permanent

L'une des particularités du Good Life Café, c'est que son micro a été largement ouvert aux talents féminins. La compilation Project Blowed, qui a été la principale émanation de cette scène, en a été la preuve. L'un de ses titres centraux, en effet, le freestyle "Heavyweights Round 2", comptait une bonne moitié de rappeuses, et non des moindres : Medusa et sa cousine Koko (alias le duo S.I.N.), Nefertiti, T-Love, s'y mesuraient à Mikah 9 et à Self Jupiter de Freestyle Fellowship, ainsi qu'à Volume 10 et quelques autres. Le titre le plus féminin du disque, cependant, en était un autre. Il s'agissait de "Don't Get It Twisted" des Figures of Speech, un duo formé par Eve (Ava DuVernay) et Jyant (Ronda Ross). Rapide, imprévisible, ayant comme le jazz des airs d'improvisation, nous offrant une musique erratique prompte aux changements de rythmes et des rappeuses qui modifiaient leur 'flow'' continûment, ce brillant morceau était l'illustration parfaite de l'esprit Good Life.

FIGURES OF SPEECH - The Last Word

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YOUNG DOLPH - Bulletproof

, 22:56 - Lien permanent

L'an dernier, Young Dolph a enfin sorti un premier album, dont le titre était King of Memphis. A ce qu'il paraît Yo Gotti, qui revendique ce titre royal, en aurait pris ombrage, ce qui aurait conduit à une querelle entre les deux rappeurs, dont la manifestation la plus éclatante aura été "Play Wit Yo Bitch" un morceau du jeune Adolph Thornton, adressé à son nouveau rival. Puis vint ce fameux épisode du 25 février de cette année, dans la ville de Charlotte, quand Young Dolph, au volant de son véhicule, sortit indemne d'un guet-apens au cours duquel pas moins de 100 balles auraient été tirées. Plus tard un proche de Yo Gotti, Blac Youngsta, sera suspecté d'avoir été dans le coup, puis il clamera son innocence sur le titre "Birthday", avant que Young Thug ne le défende avec son "Free Blac Youngsta".

YOUNG DOLPH – Bulletproof

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DIGABLE PLANETS - Reachin' (A New Refutation of Time and Space)

, 22:37 - Lien permanent

Le trio Digable Planet n'a pas été le premier à faire du jazz rap. Gang Starr (une influence avouée), A Tribe Called Quest et d'autres ont été des contributeurs plus essentiels. Ils ont permis l'essor de ce sous-genre, caractéristique du début des années 90. Mais en 1993, au temps de son succès, aucun titre n'a symbolisé aussi bien cette tendance que le single "Rebirth of Slick (Cool Like Dat)". Il faut dire qu'avec leurs cuivres suaves et leurs raps doux, les New-yorkais offraient à la formule sa déclinaison ultime, poussant à son comble cette logique de résurrection du jazz cool dans le rap ; une approche poursuivie tout au long du premier album.

DIGABLE PLANETS – Reachin' (A New Refutation of Time and Space)

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RICH BOY - Bigger Than the Mayor

, 22:40 - Lien permanent

Issu de la modeste ville de Mobile, en Alabama, Rich Boy s'est fait connaître en 2006 par "Throw Some D's", un single où il nous vantait les vertus de sa nouvelle Cadillac, achetée bien sûr avec de l'argent mal acquis. Capitalisant sur ce succès, Maurice Richards (son vrai nom) participa l'année d'après aux mixtapes d'artistes notoires (Ludacris) ou en devenir (un certain Drake), et puis, avant d'être relégué en arrière-plan, il sortit un premier album qui se vendit de manière appréciable. La pièce qu'il faut retenir de sa discographie, cependant, n'est pas celle-là, mais plutôt la seule mixtape qu'il proposa en 2008, pour annoncer la sortie d'un second opus, Break the Pot, qui mettrait finalement cinq années de plus à voir le jour.

RICH BOY - Bigger Than the Mayor

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JONWAYNE - Rap Album Two

, 20:09 - Lien permanent

John Wayne, le célèbre acteur de westerns, s'appelait en fait Marion Morrison. Son nom, il l'avait emprunté à une figure de la Guerre d'Indépendance américaine, le général Anthony Wayne, dit "Anthony le Fou". Mais le rappeur Jonwayne, lui, un lointain descendant de ce personnage historique, se nomme bel et bien ainsi (ou Jonathan Wayne, plus exactement). Et c'est là le seul lien entre John et Jon, le rap du second n'étant pas franchement celui d'un cowboy, et surtout pas celui de ce cinquième et dernier album, où on le voit sortir péniblement d'un trou profond.

JONWAYNE - Rap Album Two

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PLIES - Definition of Real

, 22:21 - Lien permanent

En 2008, Plies battait le fer tant qu'il était chaud. Suite au succès de son premier album, The Real Testament, il en sortirait pas moins de deux autres la même année, à commencer par Definition of Real. Et sur ce dernier, le rappeur de Fort Myers semblait vouloir mettre toutes les chances de son côté. A la manière de "Shawty", le single qui l'avait révélé, il nous remettait un coup d'Auto-Tune sur l'efficace "Watch Dis". Il forçait un peu plus sur les morceaux R&B formatés pour la radio, parmi lesquels celui qui deviendrait son plus grand tube, le single "Bust In Baby (Part. 2)", avec le chanteur Ne-Yo. Et il exposait ses rêves de succès sur le morceau final, un "#1 Fan" adressé à une fan fantasmée. Le Floridien parviendrait d'ailleurs à ses fins, Definition of Real étant à ce jour son album le plus vendu.

PLIES - Definition of Real

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RAP, HIP-HOP - 100 mixtapes

, 22:56 - Lien permanent

Pour célébrer la sortie de son nouveau livre le 18 mai 2017, une anthologie consacrée aux mixtapes, Fake For Real vous révèle sa sélection. Exclusivement consacrée à l'espace nord-américain et à la production de l'après 2000, quand ce format est devenu un album alternatif plutôt qu'un vrai mix, nous vous présentons 100 oeuvres à retenir, pas toujours les mêmes que celles traitées dans le livre, choisies sur un critère de qualité. Par ailleurs, dans l'espace réservé à la fin de cet article, vous pourrez aussi faire part de vos choix, qui seront révélés plus tard.

GUCCI MANE - Mr Zone 6

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LIL' KIM - Hard Core

, 22:52 - Lien permanent

Rarement album n'a été aussi bien nommé que Hard Core. D'abord parce que Lil' Kim, qui avait vécu pour de vrai dans la rue après s'être fâchée avec son père, y pratiquait un rap de voyou vantard et pas commode, assez proche de celui dont elle avait été la maîtresse, Notorious B.I.G. (lequel aurait d'ailleurs écrit une portion significative des paroles). Cette posture de sauvageonne était manifeste sur plusieurs titres, comme ce sommet d'agressivité et de facilité verbale qu'était l'impressionnant "Queen Bitch". L'autre raison pour laquelle le premier album de Kimberly Jones faisait honneur à son titre, c'est qu'il était conforme à la définition première du terme : il était intensément pornographique. Ce qui n'aurait rien présenté de neuf dans le rap, la musique pratiquée par Akinyele et 2 Live Crew, si ces textes avaient été prononcés par quelqu'un d'autre qu'une jolie jeune femme.

LIL' KIM - Hard Core

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SCOTTY CORLEONE - Mafia Musik 3

, 22:45 - Lien permanent

La scène rap de Baton Rouge a toujours été moins exposée que ses voisines. Jusqu'à encore très récemment, elle est demeurée provinciale et confidentielle. Certes, avec le temps, quelques figures se sont fait connaître à une plus grande échelle : Young Bleed fut le premier, à la fin des années 90, par sa proximité avec Master P et No Limit. Puis, dans les années 2000, ce fut le tour de Lil Boosie, son cousin, et de Webbie, qui bénéficièrent quant à eux du parrainage de Pimp C. Enfin, plus récemment, Kevin Gates s'est imposé à l'échelle nationale. Mais jamais la ville n'a vraiment été l'égale, aux yeux du grand public, des centres du rap sudiste que sont Atlanta, Memphis, Houston, Miami et la proche Nouvelle-Orléans.

SCOTTY CORLEONE - Mafia Musik 3

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