Dans la tradition de Slug et d’Eyedea, peu avant que Macklemore n’adapte ce registre aux attentes du public, Sadistik fait du rap de blanc dépressif. Cet homme de Seattle déploie une musique à l’image du Nord-Ouest américain, grise, pluvieuse, mélancolique. Sur un grand disque pessimiste, il parle de cette quête vouée à l’échec qu’est celle du bonheur. C’est triste, et c’est splendide.
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