Fake For Real

Depuis 1997 : critiques, dossiers, sélections et autres papiers, dédiés au rap (et parfois à d'autres musiques)
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Mot-clé - Los Angeles

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MYKA 9 & FACTOR - Sovereign Soul

, 23:00

Il existe une loi implicite, dans le hip-hop, selon laquelle les rappeurs vieillissent souvent mieux que les producteurs. Alors que l'on cesse rarement d'être un grand lyriciste, on perd plus facilement l'inspiration, côté musique. Aussi, quand un vétéran du micro s'acoquine avec un beatmaker plus jeune, ça peut parfois donner à de bonnes choses. Myka 9 et Factor l'avaient déjà montré en 2009 avec l'album 1969. Et ils confirment avec Sovereign Soul, un second disque conçu en commun.

MYKA 9 & FACTOR - Sovereign Soul

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JURASSIC 5 - Jurassic 5 LP

, 22:04

A la fin des années 90, quand l'heure de la hype fut venue pour le rap alternatif qui avait couvé dans l'underground pendant toute la décennie, Jurassic 5 bénéficia d'une certaine reconnaissance critique après la sortie d'un premier EP sans titre en 1997, transformé en album l'année d'après. Signés chez la major Interscope, participant au festival rock Lollapalooza, ouvrant les concerts de Fiona Apple, très prisés en Angleterre, ils représentèrent fièrement, aux yeux d'un public averti, et en grande partie extérieur au hip-hop, la face californienne de ce mouvement.

JURASSIC 5 - Jurassic 5 LP

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THE SHAPE SHIFTERS - Adopted by Aliens

, 12:56

En 2000, année faste pour la scène rap indé en général, et pour le collectif angelino en particulier, les Shapeshifters avaient pensé à tout. En plus d'un Know Future difficile à digérer, sorte de long posse cut de deux heures déclamé sur des beats informes par une palanquée de rappeurs (et malgré tout leur grande œuvre), les Californiens avaient sorti dans la foulée (sur un autre label, le Celestial de Daddy Kev), un Adopted by Aliens plus facile d'accès pour les néophytes.

SHAPESHIFTERS - Adopted by Aliens

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ELIGH - Poltergeist

, 22:34

En 2003, Eligh Nachowitz n'en était pas à son coup d'essai. Tout connaisseur de l'underground hip-hop avait déjà pu goûter à ses recommandables As They Pass (1996) et Gas Dreams (1999). Cette fois, pourtant, il avait les cartes en main pour passer à la vitesse supérieure. Grâce à la notoriété de son groupe, les Living Legends, auxquels la signature récente de Murs chez Def Jux apportait un supplément de publicité ; grâce aussi à ce remarquable Poltergeist, un disque solide, constant, habité et poétique, supérieur en tout point à ses prédécesseurs.

ELIGH - Poltergeist

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RADIOINACTIVE - The Akashic Record

, 23:03

En marge d'une interview, il y a quelques années, Radioinactive m'avait confié tout le bien qu'il pensait de La Caution. Le passage des ans, manifestement, n'a rien émoussé de cet intérêt de l'Américain pour le groupe français. La preuve en est que le titre le plus remarqué du nouvel album de l'ex-Log Cabin, le premier depuis Soundtrack to a Book en 2006, est une version en anglais de "Thé à la Menthe", co-interprétée par 2Mex, et intitulée pour l'occasion, en toute logique, "Mint Tea".

RADIOINACTIVE - The Akashic Record

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ELIGH & AMP LIVE - Therapy at 3

, 23:10

Si les Living Legends n'ont pas toujours été irréprochables, la carrière solo de leur rappeur et producteur Eligh, elle, a longtemps suivi une trajectoire exemplaire. L'entamant à la fin des années 90 par des albums remarqués dans l'underground (As They Pass, Gas Dream), le rappeur avait livré ensuite quelques perles, comme Poltergeist, et surtout l'original Enigma. Cependant, après ce sommet, plus grand-chose à se mettre sous la dent. Car notre homme, on l'apprendra en 2010 avec l'album Grey Crow, avait subi alors le contrecoup d'une sale addiction à la drogue.

ELIGH & AMP LIVE - Therapy at 3

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OF MEXICAN DESCENT - Exitos y Mas Exitos

, 22:38

A une époque où 2Mex (de son vrai nom Alejandro Ocana) n'avait toujours pas rejoint les Visionaries de Key Kool & Rhettmatic, et où Xololanxinxo (Daniel Rodriguez) ne faisait pas encore partie du quartet Toca, les deux gros Chicanos s'agitaient déjà avec leur duo Of Mexican Descent, au sein de la famille Afterlife. De cette période, Exitos y Mas Exitos, un album sorti originellement en vinyle, et ne comportant que sept plages, reste le plus précieux vestige. Bien que réédité dès 1998 en cassette et en CD-R, et augmenté de quelques morceaux, c'est principalement en format numérique qu'il circula, jusqu'à ce que Busdriver, au milieu des années 2000, ait la bonne idée de le ressortir sur son propre label.

OF MEXICAN DESCENT - Exitos y Mas Exitos

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THA MEXAKINZ - Tha Mexakinz

, 23:15

Si dans les années 90, la frontière entre rock et hip-hop a été assez nette, si elle a été affirmée avec plus de force que dans les décennies précédente et suivante, c'est avant tout pour une question d'identité. Echaudés par l'expérience Elvis, les Afro-américains ont voulu mettre des barrières, et défendre le rap comme étant essentiellement une musique noire. La preuve, c'est que les grands groupes hip-hop d'alors tentés par une démarche crossover, ont été plus souvent latino que black. Ce fut d'abord le cas de Cypress Hill et de Deliquent Habits, plus tard de 2Mex et Xololanxinxo d'Of Mexican Descent, et, pile entre les deux, des Mexakinz.

THA MEXAKINZ - Tha Mexakinz

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FREESTYLE FELLOWSHIP - Innercity Griots

, 22:49

L’uchronie est un sous-genre de la science-fiction qui imagine ce que notre monde serait devenu, si l’histoire des hommes avait pris un tour différent. C’est aussi un exercice que Freestyle Fellowship semble avoir appliqué au hip-hop. Sur ses deux indispensables premiers albums, un To Whom It May Concern visionnaire mais confidentiel, puis un Innercity Griots nettement mieux distribué, le groupe de Los Angeles proposait en effet un rap californien différent, un rap qui avait évolué selon sa logique à lui, comme si le style gangsta local n’avait jamais existé.

FREESTYLE FELLOWSHIP - Innercity Griots

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FREESTYLE FELLOWSHIP - To Whom it May Concern

, 23:05

Le premier Freestyle Fellowship, To Whom It May Concern appartient sans conteste à la catégorie des albums cultes. Et comme tout bon album culte, ses débuts furent plutôt laborieux. En 1991, à l’heure où Los Angeles s’embrase au son du gangsta rap, Aceyalone, Mikah 9, P.E.A.C.E., Self Jupiter, J. Sumbi et M.D. Himself, des habitués de l'open mic du Good Life Café, semblent en effet s'être bien trompés d’époque. Sur fond de jazz mutant, leur posture arty, leurs longues improvisations et leurs flows de folie sont à mille lieux des envies du moment.

FREESTYLE FELLOWSHIP - To Whom it May Concern

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YOUNG MC - Stone Cold Rhymin'

, 23:12

Spontanément, quand on associe rap, Californie et fin des années 80, c'est à Ice-T et à N.W.A. qu'on pense, et donc aux premiers frémissements du rap gangsta. Dès cette époque, pourtant, à Los Angeles, était installé aussi le label de Matt Dike et de Michael Ross, Delicious Vinyl, qui se lançait sur une toute autre voie, plus consensuelle et grand public, cherchant à devenir le Def Jam de la Côte Ouest. Cet objectif, ils l'atteignirent presque avec les singles "Wild Thing" et "Funky Cold Medina" de Tone Lōc; puis avec le "Bust a Move" de Young MC, tous des cartons.

YOUNG MC - Stone Cold Rhymin'

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DAN LEROY - Paul's Boutique

, 22:40

Rédiger un livre de la série 33 1/3 équivaut à marcher sur une corde raide. En dédiant un ouvrage tout entier à un seul disque, la tentation est grande, soit d'extrapoler, de diverger, de digresser sur des éléments de contexte, soit d'en faire une présentation factuelle et sans relief. C'est dans le second travers, malheureusement, qu'est tombé Dan LeRoy avec son volume sur le deuxième Beastie Boys, ce Paul's Boutique considéré comme le pinacle artistique de la carrière de nos mauvais garçons, et une pièce maitresse de l'histoire du sampling.

DAN LEROY - Paul's Boutique

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ICE CUBE - Death Certificate

, 22:48

Dans un premier temps, celui qui a le mieux tiré son épingle du jeu de l'aventure N.W.A. a été Ice Cube. S'étant fâché avec le reste du groupe, il se lança très tôt dans une carrière solo pour devenir, avec ses deux premiers albums, la nouvelle menace numéro 1 en Amérique. Après avoir été "The Nigga Ya Love to Hate" sur Amerikkka's Most Wanted, il était "The Wrong Nigga to Fuck Wit" sur Death Certificate. Sur ce deuxième disque, sa cible était la même que sur le premier, ce bon vieil Oncle Sam, dont il exposait le cadavre sur la pochette. Et il donnait aux auditeurs exactement ce qu'ils attendaient en matière d'outrances gangsta rap : de la hargne anti-policière, des histoires de deal de drogue, du sexisme, de l'homophobie, et même, histoire d'aller au bout du scandale, du racisme à l'encontre des épiciers coréens, et du Juif Jerry Heller, le manager de N.W.A., dans une furieuse charge contre son ancien groupe élégamment intitulée "No Vaseline".

ICE CUBE - Death Certificate

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THE D.O.C. - No One Can Do It Better

, 22:33

Le choc, la grande déflagration, le disque important qui a révélé le gangsta rap de la Côte Ouest, c'est Straight outta Compton. Pourtant, le dévastateur second album de N.W.A. n'est pas nécessairement le meilleur à être issu de cette scène, en cette fin des années 80. Son disque le plus accompli n'est peut-être sorti que l'année d'après, en 1989. Et il était signé The D.O.C., un rappeur qui avait évolué dans l'ombre de nos Négros avec de l'Allure en devenant, précisément… leur nègre, notamment celui d'un Dr. Dre bien meilleur producteur que rappeur.

THE D.O.C. - No One Can Do It Better

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TYLER, THE CREATOR - Goblin

, 23:16

Plus forte est la hype, plus les opinions sont tranchées. Odd Future l'a confirmé, quand le collectif de Los Angeles est devenu la sensation hip-hop du début des années 2010 et qu'il a porté en lui, pour certains, les espoirs d'une renaissance. Cet engouement a obligé chacun à choisir son camp : pour ou contre. Et c'est bien dommage, car ce que mérite Goblin, de Tyler, the Creator, est un avis nuancé.

TYLER, THE CREATOR - Goblin

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THE PHARCYDE - A Bizarre Ride II The Pharcyde

, 18:13

Au début des années 90, en Californie, aux heures de gloire du gangsta rap et du g-funk, il existait un autre rap, qui avait davantage à voir avec les bonnes ondes et l'inventivité des Native Tongues qu'avec les belliqueux N.W.A. Et peu, en ces années-là, l'ont aussi bien représenté que The Pharcyde. Issus de South Central, le cœur du Los Angeles gangsta, ces rappeurs-là n'arboraient pourtant ni décapotable, ni gun et ni mine patibulaire sur la pochette de leur premier opus. C'est au contraire le dessin coloré d'une fête foraine qui annonçait l'excentricité du contenu. Et à l'intérieur, tout était à contre-courant du hip-hop de l'époque.

THE PHARCYDE - A Bizarre Ride II The Pharcyde

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ADLIB - International Beats

, 22:55

Après avoir été à l'origine des Global Phlowtations, collectif californien culte issu de la famille Project Blowed dont Orko Eloheim et Sach, ex The Nonce, faisaient aussi partie, avoir produit quelques disques tout aussi méconnus qu'estimables pour un autre membre du groupe, Inoe Oner, le producteur et rappeur connu également sous le nom de Thavius Beck avait signé quelques disques remarqués chez Mush et Big Dada, grâce auxquels il avait sorti le nez de l’underground californien.

ADLIB - International Beats

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ELIGH - Enigma

, 22:01

Au début des années 2000, les Living Legends étaient le groupe rap indé par excellence. Leur nom n'était pas volé, car dans l'underground rap international, ils étaient pour de bon des figures mythiques et révérées. Sur le mode du Wu-Tang Clan, le collectif se déclinait en de multiples groupes et projets solo, et il entretenait un réseau d'affiliés qui s'étendait jusqu'au Japon ou aux Pays-Bas, et qui lui garantissait, sans la force de frappe d'une major, un rayonnement mondial.

ELIGH - Enigma

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RADIOINACTIVE & ANTIMC - Free Kamal

, 23:14

Figure centrale du West Coast Underground, membre dans les années 90 du groupe culte Log Cabin, qui allait donner naissance aux Living Legends, alors qu'il s'associerait aux Shapeshifters, Radioinactive avait beaucoup tenté. Fort de son flow supersonique et multisyllabique, il avait déjà proposé un premier album effroyablement lo-fi (Fo' Tractor), un autre où le génie côtoyait le remplissage (Pyramidi) et un disque commun avec Busdriver et le beatmaker Daedelus (The Weather), qui comptait une poignée de tubes mais s'épuisait sur la longueur.

RADIOINACTIVE & ANTIMC - Free Kamal

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N.W.A. - Straight outta Compton

, 23:15

Sur l'impact de Straight outta Compton, il n'y a pas le moindre doute. Peu de disque, dans le rap, n'a autant pesé que le second album de N.W.A., Celui-ci a, sinon lancé, du moins consacré la mouvance gangsta rap. Après, et pour de nombreuses années, cette mythification du gangster, cette fascination pour la violence, les armes, le sexe et le clinquant allait dominer le hip-hop, elle allait en être synonyme. Et aussi, par la même occasion, ce disque dédié à un quartier de Los Angeles transférait de New-York à la Californie le centre de gravité du rap.

N.W.A. - Straight outta Compton

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