Fake For Real

Depuis 1997 : critiques, dossiers, sélections et autres papiers, dédiés au rap (et parfois à d'autres musiques)
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SEBUTONES - 50/50 Where It Counts

, 23:17

Ce disque a été fondateur. Il a été l'une des références du rap indé naissant, du hip-hop canadien et de la scène d'Halifax. Ses deux auteurs, déjà deux éléments centraux du rap de la Nouvelle-Ecosse, ont connu par la suite une notoriété accrue et un parcours exemplaire. Sixtoo et Buck 65, pourtant, ne semblent pas partager cette considération générale pour leur oeuvre commune. L'impact de cet album assemblé en deux semaines a toujours été pour eux un grand motif d'étonnement.

SEBUTONES - 50/50 Where It Counts

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BUCK 65 - Weirdo Magnet

, 21:28

Au début des années 2000, Buck 65 trichait : il rééditait des albums qui n'avaient jamais existé. Il y eut l'officialisation de Language Arts, une ancienne cassette, puis il y eut Weirdo Magnet, une compilation des premiers enregistrements les plus significatifs du Canadien, dont certains remontaient jusqu'en 1988. A première vue, tout de même, ça sentait les fonds du tiroir, d'autant plus que l'auteur avait omis d'y ajouter un tracklisting (celui-ci a existé en ligne, un temps).

BUCK 65 - Weirdo Magnet

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BUCK 65 - Strong Arm

, 22:26

Ce mix d'une trentaine de minutes distribué gratis sur le site de Buck 65 est une sortie mineure, un passe-temps, une récréation. C'est un vrai travail de feignant que cette poignée de titres piqués à d'autres et gâchés par les raps qu'on entend par dessus, même si le phrasé de notre ami a rarement été aussi varié qu'ici. Pourtant, allez savoir pourquoi, au moment même où il bénéficiait des moyens offerts par la Warner, le Canadien a voulu accorder à ce projet amateur la même importance qu'à ses albums, en le désignant comme le septième volet de la série Language Arts, ouverte 10 ans plus tôt par la cassette éponyme. Comme si au fond, alors même qu'il prétendait dans des interviews que le rap ne l'intéressait plus, ce type de distraction était ce que le facétieux rappeur aimait vraiment faire.

BUCK 65 - Strong Arm

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BUCK 65 - Synesthesia

, 21:48

Après Man Overboard, sorti sur Anticon en 2001, les choses allaient s'emballer pour Buck 65. Il se retrouverait bientôt sur la major Warner, et il rééditerait en bonne et due forme plusieurs de ses projets passés. Parmi ces derniers figurait Synesthesia, un album qui n'avait pas été remarqué comme il aurait dû l'être. Limité à l'origine à 1000 exemplaires, première référence d'un label canadien alors obscur, Endemik Music, constitué de plusieurs chansons réunies sur une seule et même plage, ce disque n'avait, à vrai dire, pas mis toutes les chances de son côté.

BUCK 65 - Synesthesia

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BUCK 65 - Language Arts

, 22:11

En 2002, le premier effet positif de l'arrivée de Buck 65 chez Warner fut une série de rééditions organisées par la major. Par cette initiative, les fans du Canadien purent mettre la main sur ses vieux projets avec un mastering, un packaging et une distribution dignes de ce nom. A cette époque, ceux qui avaient découverts Rich Terfry via Anticon et "The Centaur" avaient toutes les chances de connaître l'essentiel de sa discographie, mais il leur manquait peut-être Language Arts, l'une de ses toutes premières sorties, une simple cassette sortie vers 1996, illustrée par Thesis Sahib, rééditée une première fois en 2001, et qui révélait le Buck 65 original. C'était bel et bien le rappeur d'avant qui s'exprimait ici, celui de Vertex et des Sebutones, celui qui avait une voix aigre plutôt que rocailleuse, celui d'avant le virage pop folk, celui qui, loin de renier le hip-hop, le défendait contre les wacks MCs et parsemait ses morceaux de longs scratches, celui qui préférait des sonorités sobres et sombres aux conforts d'une instrumentation riche et variée.

BUCK 65 - Language Art

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MOVES & BIRDAPRES - Alleged Legends

, 22:19

Alleged Legends est sorti au meilleur moment de l'histoire de Peanuts & Corn, dans ces années 1999 à 2003 où le modeste label du Manitoba sortait gemme sur gemme. Pourtant, le producteur Mcenroe n'était pas aux manettes pour cette fois, et les deux protagonistes de l'album n'étaient même pas membres de Break Bread, le collectif au cœur de ce label. Ils venaient d'autres terres canadiennes.

MOVES & BIRDAPRES - Alleged Legends

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BUCK 65 - Situation

, 21:27

Fini le cirque. Fini le foin critique et le battage médiatique autour du surfait Talkin' Honky Blues. Fini ce numéro de rappeur repenti touché par la grâce du folk. Certes, l'évolution du Canadien depuis qu'il était signé chez Warner n'avait pas apporté que des déceptions. Elle lui avait permis d'accroitre ses moyens et sa notoriété, et son dernier album, le gainsbourgeois Secret House Against the World, avait été une réussite. Mais en 2007, avec ce Situation, Buck 65 sonne le rappel.

BUCK 65 - Situation

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SIXTOO - Jackals and Vipers in Envy of Man

, 21:48

Encore des beats de feignant ! C’est un sentiment de frustration qui domine après les premières écoutes du deuxième album de Sixtoo sorti chez Ninja Tune. Sur celui-ci se succèdent 13 plages sans titre et qui sentent à plein nez l’abstract hip-hop faisandé. Il n’y a aucune originalité, aucun temps fort. Ces morceaux ne dévoilent pas la moindre surprise, aucune n’a la force d’une chanson. Aucun des motifs répétitifs qui parcourent le disque n’a la moindre vertu hypnotique. Surtout, ces titres se ressemblent tous, il n’y a pas la moindre variété. Bref, ça sent le foutage de gueule, un peu comme ce très court It's the Mindfuck Yo! Sit your Ass Down... sorti par le même l’an dernier chez Bully Records. Mets ta grand-mère en face des machines adéquates, et elle te sortira la même chose en un après-midi.

SIXTOO - Jackals and Vipers in Envy of Man

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KNOWSELF & MOVES - Pseudo Freedom in the Age of Manipulation

, 21:26

Le Japon est le paradis du rap tel qu'on l'aime. Quand les Nippons ne sortent pas eux-mêmes des albums palpitants, ils rééditent avec brio ceux des autres. On avait remarqué par exemple le label Hue pour son travail d'orfèvre. Voici maintenant celui entrepris par Nature Bliss, qui se lance dans une nouvelle réédition du premier album officieux de Knowself. Certes, il y a trois ans, il avait déjà fait l’objet d’un pressage CD, via Legendary Entertainment. Mais comme ce disque est devenu presque aussi épuisé qu'Everything is Under Control, la cassette d'origine, sortie en 1999, l’initiative des Japonais demeure appréciable, nous ramenant aux meilleurs moments de l'émergence du rap indé à la canadienne.

KNOWSELF & MOVES - Pseudo Freedom in the Age of Manipulation

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THE 5 HEADED RETARD - This is Awful... I Love It!!!

, 11:29

Une plaisanterie, un gag, une farce, une franche pantalonnade que ce disque collectif sorti chez Low Pressure. Un long délire successivement insupportable et génial, sorti en commun par ces figures de l'underground hip-hop canadien que sont DJ Moves, mcenroe, Josh Martinez, Orakull et Governor Bolts. Et sans nul doute, une pièce de collection pour les fans hardcore de cette scène truculente.

THE 5 HEADED RETARD - This is Awful... I Love It!!!

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AWOL ONE, JOSH MARTINEZ & DJ MOVES - Splitsville

, 21:42

L’un, débonnaire et bien bâti, vient de l’Ouest américain ; l’autre, maigre comme un clou et monté sur ressorts, de l’Est canadien. Le premier cultive une attitude de loser magnifique, l’autre est le rigolo de service. Mais les points communs sont nombreux entre Awol One et Josh Martinez : les deux ont émergé avec la vague rap indé de la fin des années 90 ; ce ne sont pas de parfaits inconnus, mais ils n’ont pas vécu la consécration ; ce sont des rappeurs charismatiques et essentiels, mais leurs albums inégaux ont rarement fait honneur à leur talent. Il y a donc une logique, finalement, à ce qu’ils se produisent ensemble et sortent un disque en commun, accompagnés d’un autre unsung hero du rap, le "rural pimp" DJ Moves.

AWOL ONE, JOSH MARTINEZ & DJ MOVES - Splitsville

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SIXTOO - It's the Mindfuck Yo! Sit your Ass Down...

, 21:21

Cela fait un sacré bout de temps que Sixtoo n’a pas sorti de véritable album. La dernière fois, ce devait être en 2004, avec le mitigé Chewing On Glass & Other Miracle Cures. Depuis, certes, l’ex-Sebutones ne s’est pas complètement fait oublier. Il a sorti quelques maxis, il a réédité Duration et il a proposé Almost a Dot on the Map, une compilation des meilleurs titres de ses anciens disques. Il s’est agité aussi dans les coulisses du label montréalais Bully Records. Mais de nouvel album, pas la moindre trace. En 2006, il aura fallu se contenter de ce seul disque, un EP au titre de jean-foutre proposé dans une boîte sans pochette, un mix vite torché de quatorze plages à peine finies destinées à l’origine à alimenter samples et shows de DJ. Quatorze titres dont un seul, le dernier, excède les deux minutes.

SIXTOO - It's the Mindfuck Yo! Sit your Ass Down...

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DRUNKEN ARSEHOLES - Rural Pimps

, 22:49

Les Drunken Arseholes maîtrisent leur concept. De la cambrousse, Cee!!!!!!!! a retenu cet incroyable accent paysan. Au pimp, il a emprunté l’attitude, l’aplomb et l’irrévérence. Celui qui se faisait appeler autrefois Orakull a beau rapper comme s’il sortait de sa cahute au beau milieu des prairies canadiennes, il n’oublie pas d’impressionner avec son flow. Et pour ne rien gâcher, il est accompagné aux beats par DJ Moves, collaborateur de Birdapres, de Tachichi et d’autres, et, pour utiliser l’expression la plus grillée de la presse musicale, secret le mieux gardé de la production hip-hop canadienne. Contrairement au rappeur picard noir dénommé Kamini qui cartonne ces jours-ci en France, les Trous du Cul Ivrognes n’ont pas que l’idée. Ils ont aussi le phrasé, la musique et la créativité qui font de ce nouvel album, après What'Reya Gay, l’un des objets rap canadiens notables de l’an passé.

DRUNKEN ARSEHOLES - Rural Pimps

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JOSH MARTINEZ, 2MEX, AWOL ONE & THE INSECTS - Le Triptyque - 27 janvier 2007

, 22:21

Si l’on excepte la prestation de Buck 65 pour la sortie de POPvolume #3 il y a 5 ans, le concert du 27 janvier dernier au Triptyque était la première soirée hip hop jamais parrainée par POPnews. Et sur ce coup, sans parti-pris et en toute bonne foi, nous avons eu le nez creux. En réunissant sur un même plateau trois MCs phares du rap indé et deux artistes de la scène méconue de l’Arizona, les fiers membres de Laitdbac nous ont offert l’événement rap parisien le plus réjouissant de ce début d’année.

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WORDBURGLAR - Burglaritis

, 22:52

SJ the Wordburglar, c’est la frange la plus classique du hip-hop d’Halifax, celle qui n’a pas oublié que le rap, à la base, c’est juste un type qui la ramène avec ses jeux de mots sur un beat qui tape fort, éventuellement souligné par des scratches. "You know how I feel with rap with no wordplay: it sucks", dit sur "The WB" celui qui porte en son nom le principe de l’acrobatie verbale. Et sur "Buttafly", il attaque ceux qui ne partageraient pas ce point de vue.

WORDBURGLAR – Burglaritis

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RECYCLONE & SOSO - Stagnation and Woe

, 23:43

Recyclone a su domestiquer son rap halluciné pour s'accorder aux beats sobres et ténus de soso, et ce dernier a ajouté à ses compositions les sonorités abrasives de circonstance. Sur Stagnation and Woe, leur projet commun, le rappeur et le fan se sont parfaitement compris.

RECYCLONE & SOSO - Stagnation and Woe

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JESSE DANGEROUSLY - How to Express your Dissenting Political Viewpoint through Origami

, 14:59

Difficile de prétendre s’intéresser au hip hop d’Halifax sans se pencher un jour sur le cas de Jesse Dangerously. Au cœur de cette scène depuis des années, collaborateur occasionnel de Josh Martinez, de Bending Mouth, de Bleubird, de Johnny Hardcore, des Restiform Bodies, des Sequestrians (ex Toolshed) et d’autres, le bonhomme est un condensé de tout ce que la capitale de la Nouvelle Ecosse a produit de meilleur et de pire en matière de rap.

JESSE DANGEROUSLY - How to Express your Dissenting Political Viewpoint through Origami

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BUCK 65 - Secret House against the World

, 15:50

J’ai retrouvé mon Buck 65. Le temps de Vertex est révolu, le rap n’est plus qu’un lointain souvenir pour le Canadien, tout juste entretenu par son phrasé et par quelques scratches, et Secret House Against The World est bel et bien la suite logique du décevant Talkin' Honky Blues. Mais cette fois, la transition est faite, la mue est achevée, les mochetés et boursouflures de l’album précédent ont disparu. Buck 65 est rentré à la maison, dans de nouveaux habits, mais fidèle à lui-même.

BUCK 65 - Secret House Against The World

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JOSH MARTINEZ - Midriff Music

, 23:01

"...je suis très fier de Midriff Music. C’est de la musique estivale pour blues hivernal, une mélodie de fond pour vos ébats, du skate rap pour les amateurs rollerblade". Voilà, nul mieux que Josh Martinez lui-même pouvait décrire cet album interlude destiné à faire patienter les fans, et pourtant aussi recommandable que les autres.

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JOHNNY HARDCORE - Johnny Hardcore

, 08:29

Le premier album de Johnny Hardcore n’est pas sans défaut. Alors, pourquoi en parler, surtout maintenant, plusieurs années après sa sortie ? Parce qu'il témoigne malgré tout du talent du rappeur. Et que deux ou trois plages d’exception ici et là révèlent ce dont le bonhomme pourrait être capable bénéficierait-il d’une production un peu plus soutenue.

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