Fake For Real

Depuis 1997 : critiques, dossiers, sélections et autres papiers, dédiés au rap (et parfois à d'autres musiques)
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DOUGHBOYZ CASHOUT - We Run the City 4

, 22:50

Comme l'indique le nom de leur mixtape la plus récente, les Doughboyz Cashout (ou DBCO) ne sont pas nés d'hier. Ce volume est bel et bien le quatrième d'une série, We Run the City lancée en 2009. Mais ça n'est qu'en 2013 que ce quartet (oui, je sais, ils sont cinq sur la pochette) s'est fait connaître au-delà de ses bases, quand Young Jeezy les a accueillis sur son label, CTE (Corporate Thugz Entertainment) et qu'il a conçu avec eux (et avec YG, un autre des rappeurs en vue du moment avec son album My Krazy Life) la mixtape Boss Yo Life Up Gang. En 2014, tout était donc réuni pour que cette dernière sortie bénéficie d'une exposition inédite, d'autant plus qu'elle s'avère dans l'ensemble très réussie.

DOUGHBOYZ CASHOUT - We Run the City 4

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APOLLO BROWN & GUILTY SIMPSON - Dice Game

, 11:19

On peut dire ce que l'on veut du producteur Apollo Brown. D'être conservateur, à l'instar de cette scène de Detroit dont il est issu, représentée par Black Milk, Elzhi et feu J Dilla. D'être un producteur passéiste, au regard désespérément rivé vers le rétroviseur. De ne s'employer qu'à produire du boom bap chargé à foison de samples soul, comme au beau milieu des années 90, plutôt que d'innover ou de chercher à être en phase avec son temps. Tout cela est vrai. Cependant, ce qu'Apollo Brown fait, il le fait généralement très bien.

APOLLO BROWN & GUILTY SIMPSON - Dice Game

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APOLLO BROWN & O.C. - Trophies

, 23:06

Si les rappeurs vétérans de la décennie 90 poursuivaient aujourd'hui encore la guéguerre Est / Ouest, nul doute que la West Coast en sortirait grande gagnante. L'an passé, par exemple, des Californiens aussi variés que DJ Quik, E-40 et WC nous ont fourni des albums a minima intéressants, alors qu'en face, on nous vante régulièrement le comeback tonitruant d'un Nas ou d'un Raekwon, sans que cela ne corresponde vraiment à la réalité. Ce retour triomphal, cependant, une autre vieille gloire du rap new-yorkais a fini par nous l'offrir, avec cet éclatant Trophies.

APOLLO BROWN & O.C. - Trophies

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DANNY BROWN - The Hybrid

, 22:39

XXX, l'album de l'exubérant Danny Brown, a été de manière justifiée l'une des sensations rap de la fin de l'année 2011. Cependant, déjà trentenaire, notre rappeur édenté avait eu une longue vie avant cela. Il avait sorti plusieurs mixtapes, collaboré avec quelques compatriotes de Detroit, J Dilla et Black Milk en premier lieu, proposé dès 2008 un premier album intitulé Hot Soup. Et surtout, en 2010, il avait été l'auteur d'un projet, The Hybrid, d'ores et déjà recommandable.

DANNY BROWN - The Hybrid

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J DILLA - Ruff Draft

, 22:50

Quand on parle de James Yancey, alias Jay Dee, alias J Dilla, il est généralement question d'injustice. Beaucoup regrettent que ce producteur, pourtant révéré par les plus illustres de ses pairs, Pharrell Williams des Neptunes, par exemple, n'ait jamais connu le succès qu'il aurait mérité, et que, atteint d'une maladie grave, il soit décédé trop tôt pour bénéficier d'une reconnaissance venue tardivement. Cet engouement critique, cependant, n'a lui-même pas toujours été si justifié.

J DILLA - Ruff Draft

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DANNY BROWN - XXX

, 13:55

Les gens d’Odd Future ne sont peut-être pas les messies du nouveau rap, mais la hype qui les a portés nous a appris au moins une chose : qu’on avait besoin en 2011 d’un hip-hop qui associe, à nouveau, les outrances du rap démago et l’audace stylistique des activistes de l’underground. Si le collectif californien ne parvient pas à combler ce vide, d’autres sont prêts à s’en charger. Et Danny Brown, au vu de l’accueil réservé à XXX, pourrait bien être le meilleur de ceux-là.

DANNY BROWN - XXX

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EMINEM - The Marshall Mathers LP

, 22:50

Un an pile après le succès de son Slim Shady LP et une année 1999 qui avait largement été la sienne, Eminem allait prouver qu'il était bien plus qu'une énième comète de la galaxie MTV, ou que le rappeur blanc de service. Il le ferait en sortant cet album qui portait son véritable nom et qui, écoulé à près de deux millions d'exemplaires dès sa première semaine de vente, un record, allait être l'un des plus grands succès commerciaux de toute l'histoire du hip-hop.

EMINEM - The Marshall Mathers LP

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DOPPLEREFFEKT - Gesamtkunstwerk

, 17:17

Au terme d’une décennie 90 qui lui avait été acquise, après avoir évolué en tous sens et connu d’innombrables métamorphoses, la techno semblait prête à parcourir le chemin inverse et à revenir au temps d’avant la rave, à Cybotron, à l’electro, à Kraftwerk. A rappeler que l’aventure était née pour partie de la fascination d'Afro-Américains pour une musique née sur les bords du Rhin. Et bien sûr, une telle démarche ne pouvait venir que des géniteurs du genre, à Detroit.

DOPPLEREFFEKT - Gesamtkunstwerk

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SLUM VILLAGE - Trinity (Past, Present, and Future)

, 22:20

L’an 2000, souvenez-vous. Dans la foulée des bons disques de Mos Def, des Roots, de Common et de quelques autres, le rap voulait grandir. Il s'entichait de ses ancêtres, opposant inutilement des musiques noires sacralisées (jazz, soul, funk, parfois reggae) au matérialisme ambiant. Il se lançait dans une entreprise de momification qu'il croyait être un hommage aux genres qui l'avaient irrigué. Toute cette famille avait alors trouvé son chouchou, son fils prodigue, son génie désigné : Jay-Dee. Et celui-ci resortait le "classique" qu'il avait produit un peu plus tôt pour son groupe Slum Village, le pas si fantastique que ça Fantastic Volume II.

SLUM VILLAGE - Trinity (Past, Present, and Future)

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J-88 - Best Kept Secret

, 22:40

Ne cherchez pas. J-88 n’est rien d’autre que le groupe Slum Village, également auteur avec le fameux Fantastic Volume II d’un album culte de ces derniers mois. Le changement de nom s’explique tout simplement par des raisons de contrat : il permettait au trio de Detroit de sortir chez une autre maison de disque, Groove Attack en l’occurrence, des chutes de studio préparées pour l’album déjà évoqué, mais refusées par leur label, Good Vibes Recordings. Best Kept Secret se présente donc comme un album court d’une intro, de six morceaux, et de trois remixes.

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