Fake For Real

Depuis 1997 : critiques, dossiers, sélections et autres papiers, dédiés au rap (et parfois à d'autres musiques)
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SLOWTHAI - Nothing Great about Britain

, 06:29 - Lien permanent

Tyron Frampton a décidé de nous parler de ce qui va mal en Grande-Bretagne. Et pour bien souligner le propos, il a voulu que son premier album voie le jour à la même date que le Brexit, le 29 mars 2019. Depuis, la sortie du royaume de l'UE a été repoussée, et celle de Nothing Great about Britain, le successeur très attendu au EP RUNT, l'a été également. Les deux ne coïncideront pas. Mais l'essentiel est là : c'est bel et bien un état des lieux de son pays que nous propose le rappeur qui, depuis que ses amis l'ont appelé ainsi en raison de ses absences et de ses bredouillements, répond au nom de Slow Ty, ou Slowthai, avec ou sans majuscule.

SLOWTHAI - Nothing Great about Britain

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STE STRAUSZ & ANTOINE DOLE - Fly Girls

, 06:41 - Lien permanent

Fly Girls est un hommage rendu aux femmes du hip-hop français. Il met en avant leur place, pas toujours très visible, mais parfois décisive, dans la grande épopée de ce mouvement dans notre pays. Il n'en retrace pas l'histoire. Seules quelques lignes évoquent la lente affirmation de la féminité, des filles au look unisexe des débuts aux premiers talons hauts. Cet ouvrage court ne livre pas non plus de biographie détaillée de ses protagonistes. Mais comme l'indique son sous-titre (histoires, avec un "s", du hip-hop féminin en France), il en dresse une série de portraits. Il le fait à travers quelques photos, les paroles de morceaux, ou encore des anecdotes révélatrices, à propos par exemple d'un concert de B-Love devant le château de Caen, au contact d'un public alors loin d'être conquis. Le but est, à travers quelques paragraphe sur chaque femme en question, de rendre compte d'un talent, d'un état d'esprit, d'un caractère ou d'une contribution essentielle.

STE STRAUSZ & ANTOINE DOLE - Fly Girls

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KENY ARKANA - Entre Ciment et Belle Etoile

, 23:21 - Lien permanent

C'est l'une des spécificités du rap en France. Pendant longtemps, très longtemps, on a considéré que son rôle était de porter un message. Preuve de ce vilain élitisme culturel si typique de notre nation, preuve aussi du mépris manifesté à son égard, y compris chez ceux qui prétendent en prendre la défense, la valeur du rap était censée résider dans ce qu'il disait de notre société, de nos quartiers, des aspirations de sa jeunesse, plutôt que dans sa qualité musicale. Alors même que ce genre, le rap ouvertement engagé, n'aura existé que par épisodes de l'autre côté de l'Atlantique, c'est ce que beaucoup attendent toujours de lui, ici en France. Et peu, dans ce domaine, n'auront aussi bien incarné cet engagement que Keny Arkana, en tout cas avec autant de succès public que celui de son premier album.

KENY ARKANA - Entre Ciment et Belle Etoile

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BILAN - L'année rap 2018

, 23:59 - Lien permanent

Depuis que la scène d'Atlanta semble avoir amorcé un déclin, il est difficile de dire quelle est maintenant la capitale du rap. Peut-être, d'ailleurs, n'y en a-t-il tout simplement plus. Et qu'en conséquence, ce qui a sans doute toujours été une réalité devient désormais plus visible : le rap qui compte, en fait, ce serait le rap régional. Ce serait ce qu'une multitude de scènes locales produisent de mieux, sans forcément le porter à l'attention du grand nombre. Moins que jamais, en effet, les albums les plus émoustillants sont ceux que l'on retrouve dans les listes de fin d'année des grands médias. Ce sont plutôt des projets épars, provenant de ces centres féconds que sont la Bay Area, le Los Angeles d'03 Greedo et de Drakeo the Ruler, une ville de Detroit qui avait déjà été la plus satisfaisante en 2017, un New-York dégradé dans la hiérarchie du rap, mais qui a toujours de beaux restes, ou encore la Floride de Kodak Black, celle qui doit davantage à Lil Boosie qu'à Trick Daddy. Sans oublier, naturellement, une musique démunie de toute attache locale forte, mais popularisée à travers SoundCloud et les autres plateformes Internet. Toutes ces sources, toutes ces tendances, ce rap certes hégémonique, mais plus que jamais complexe et éclaté, on les retrouve plus ou moins parfaitement dans les sélections ci-dessous, celle de Fake For Real, tout comme celle de ses lecteurs.

03 GREEDO - The Wolf of Grape Street

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CHILLA - Karma

, 23:14 - Lien permanent

Quand Chilla a sorti "Si J'étais un Homme", certains ont pensé à la chanson du même nom interprétée en 1980 par Diane Tell. La référence la plus pertinente, pourtant, c'était le morceau homonyme d'une autre rappeuse, Princess Aniès, qui en 2002 abordait peu ou prou le même thème : les abus, les clichés et la violence des hommes envers les femmes. Que certains évoquent la chanteuse canadienne était cependant révélateur du style de Chilla. Car pour une bonne part, c'est au champ de la variété qu'il faut rattacher Maréva Rana, une Lyonnaise formée au conservatoire, cooptée par Bigflo et Oli, signée chez une filiale d'Universal, et tout à fait présentable aux médias grand public, comme l'ont prouvés sa contribution à une publicité télévisée pour l'iPhone, ainsi qu'une prestation aux Molières 2018.

CHILLA - Karma

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BILLY WOODS & KENNY SEGAL - Hiding Places

, 22:36 - Lien permanent

C'est un détail qu'on avait remarqué l'an passé, au moment où avait été vanté le troisième album d'Armand Hammer, Paraffin. Parmi les producteurs, contribuant à deux titres, figurait une vieille connaissance issue de la Côte Ouest : Kenny Segal. Et si l'on était plus vigilant encore, on notait qu'il avait déjà participé à Rome, le projet précédent. C'est via Elucid que la connexion entre le duo new-yorkais et l'héritier de la vaste communauté Project Blowed, s'est d'abord effectuée. Ils s'étaient côtoyés en 2015 sur le So the Flies don't Come de Milo (enfin, milo…), que Kenny Segal avait produit. Mais après la collaboration de l'an dernier, c'est avec l'autre moitié d'Armand Hammer, Billy Woods (enfin, billy woods…) que s'est embarqué le Californien, et qu'il a livré l'un des meilleurs albums du début 2019.

BILLY WOODS & KENNY SEGAL - Hiding Places

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CYMPHONIQUE - Passion

, 22:51 - Lien permanent

Cymphonique Miller est une artiste pour les enfants. Son style c'est, en majeure partie, du R&B acidulé et inoffensif, qu'elle prétend être dans la lignée de Beyoncé et de Mariah Carey. Elle a joué dans plusieurs séries sur Nickelodeon, la grande chaine américaine destinée à la jeunesse (notamment How to Rock, où elle joue le rôle de l'héroïne, Kacey Simon, la fille la plus populaire de son école, jusqu'au jour où elle se voit contrainte de porter un appareil dentaire et des lunettes). Elle a été la finaliste d'un radio crochet sur Radio Disney, une station qui a ensuite diffusé plusieurs de ses singles. Et elle a été nommée dans la catégorie "Best Female Hip-Hop Artist" des BET Awards, les Victoires de la Musique afro-américaines. Chanteuse, actrice, égérie pour les adolescents, Cymphonique est tout cela. Mais elle est aussi, et surtout, la fille de Percy Miller. Et il lui en reste quelque chose.

CYMPHONIQUE - Passion

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LIZZO - Cuz I Love You

, 22:59 - Lien permanent

Quand c'est l'heure, c'est l'heure. Et indubitablement, celle-ci vient tout juste de sonner pour Lizzo. La vérité, c'est que la rappeuse était sur la rampe de lancement depuis un certain temps déjà ; depuis, plus exactement, qu'elle avait rejoint Atlantic Records. Mais l'époque actuelle, celle du mouvement #MeToo et d'un agenda féministe revenu au cœur de toutes les préoccupations, lui a offert l'occasion de s'emparer d'un créneau important. Cette femme, obèse et noire, est devenue l'égérie de la body positivity. Avec une bonne humeur communicative, elle s'est mise à incarner la joie de vivre et l'amour de son propre corps chez tous les médias de la planète, au moment où est sorti son premier album en major.

LIZZO - Cuz I Love You

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Désignez vos projets rap de l'année 2007

, 22:37 - Lien permanent

C'est l'année mal aimée du rap. C'était le cœur d'une période où l'on prétendait que le genre était en déclin. La vérité, comme souvent en pareil cas, c'est qu'on était en pleine transformation. En 2007, en effet, Kanye West ouvrait grand les portes pour laisser entrer du rock et de la house dans son rap, Plies préférait être un vrai voyou qu'un bon lyriciste, Gucci Mane et Lil Boosie allaient traumatiser la prochaine génération de rappeurs, et Soulja Boy suscitait une ire insensée chez les gardiens du temple hip-hop. Avec tous ces gens, le rap d'après était en gestation. Et vous, quels sont donc les cinq projets que vous retenez de cette année pivot ?

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CESCHI - Sad, Fat Luck

, 22:09 - Lien permanent

Si l'on excepte des projets annexes comme ses Elm St. Sessions de l'an passé, Ceschi n'est pas d'une productivité folle. Ses albums officiels, il les peaufine, et il n'en sort que tous les quatre ou cinq ans. Mais en 2019, il semble résolu à mettre les bouchées doubles. Il a prévu d'en sortir par moins de trois. Disponible depuis début avril Sad, Fat Luck entame la série, et le moins que l'on puisse dire, à son écoute, c'est que le temps n'a pas changé grand-chose à l'affaire. Il s'agit encore d'une collaboration avec Factor Chandelier, où il partage ses états d'âmes avec un premier degré presque embarrassant, mais où il réalise de main de maître une alliance quasi parfaite de tous les styles musicaux imaginables, folk et rap en tête.

CESCHI - Sad, Fat Luck

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LIL DEBBIE - Debbie

, 22:44 - Lien permanent

Le White Girl Mob a fait long feu. Ce groupe de rappeuses blanches a vite explosé en vol, et ses deux membres les plus visibles, sa chef de file Kreayshawn, et V-Nasty (celle-là même qui sortit un projet avec Gucci Mane), ont disparu des écrans radar. La seule qui soit restée, donc, c'est Jordan Capozzi, alias Lil Debbie, celle qui, après avoir figuré sur le titre manifeste de Kreayshawn, "Gucci Gucci", avait été éjectée du trio. Et c'est somme toute logique qu'elle ait survécu, vu qu'elle était la plus intéressante du lot. La Californienne a rebondi très vite en s'acoquinant avec l'inénarrable Riff RaFF, en sortant quelques titres populaires sur YouTube et en étant vantée par des poids lourds comme Snoop Dogg. Puis, de Keep It Lit en 2012 à Bay Chronicles cette année même, elle n'a cessé de sortir des projets, la plupart décevants, mais dont celui qui porte son nom est à retenir.

LIL DEBBIE - Debbie

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LIL MAMA - VYP Voice of the Young People

, 22:36 - Lien permanent

L'une des premières passions de Niatia Kirkland, ce fut la danse. La New-yorkaise en a vécu un temps, et pendant cinq années, elle a fait partie du jury de America's Best Dance Crew, une émission sur MTV destinée à élire les meilleurs danseurs du pays. Il n'est donc pas étonnant que le titre qui l'a fait connaître, "Lip Gloss", ait été taillé pour les clubs. Ce tube de l'été 2007 était très minimaliste, à tel point que la rappeuse s'y offrait une strophe sans musique. On n'y entendait que des percussions, en plus de ses paroles inconséquentes consacrées à son brillant à lèvres et célébrant les produits de beauté Mac et L'Oréal. A l'écoute d'un tel morceau, au vu aussi de sa collaboration avec Avril Lavigne sur le titre "Girlfriend" et de sa brève intégration à TLC en lieu et place de Left Eye (qu'elle avait incarnée en 2013 dans le biopic consacré au groupe), il était évident que le domaine de Lil Mama, ce serait celui de la hip-pop, de la variété rap, de la musique grand public.

LIL MAMA - VYP Voice of the Young People

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PROJECT SWIFT - Thug Motivation 101

, 11:33 - Lien permanent

Le monde du rap de rue est cruel. C'est un panier de crabes. Il grouille tant, ses aspirants stars sont si nombreux, ses formules sont si génériques, ses thèmes si bateau, qu'il est souvent ardu de se distinguer du lot, tout spécialement quand on vient d'une scène aussi peu identifiée que celle de St. Petersburg, dans la banlieue de Tampa. Aussi Project Youngin a-t-il mis les bouchées doubles, quand il a lancé sa carrière il y a quelques années. Le garçon dont le vrai nom est Rasheed Jamaal Hall a mobilisé rien de moins que 500 000 dollars pour parvenir à ses fins, il a sorti des mixtapes à tire-larigot, et il a rameuté quelques figures du rap du Sud sur ses morceaux (Lil Baby sur "Balmains", YoungBoy NBA sur "Biggest Blessing", Ralo sur "Family Eats"). Aussi, conscient qu'un rappeur gangsta se doit de faire les gros titres des faits divers, il a posté sa photo sur Instagram après avoir été attaqué par des chiens policiers, et il a simulé sa mort sur la vidéo de "Thug Souljas". Et cela a marché. A force, il s'est créé un public conséquent sur les réseaux sociaux.

PROJECT SWIFT -  Thug Motivation 101

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LIZZO - Lizzobangers

, 23:21 - Lien permanent

Ces jours-ci, Lizzo est partout. En 2019, avec son premier succès, le single "Juice", puis la sortie de son premier opus chez une major, Cuz I Love You, on la voit dans la presse spécialisée, dans les journaux généralistes, dans les magazines de mode. Elle écume les plateaux de télévision, et elle collabore avec des personnalités du rap comme Missy Elliott et Gucci Mane. Nous sommes parvenus au terme d'un plan marketing esquissé dès 2015, quand, au moment de l'album Big Grrrl Small World, elle a rejoint Atlantic Records. Un plan qui repose sur un positionnement clair : en cette époque propice à la promotion des femmes et des différences dans le rap, Lizzo est l'incarnation de la "body positivity". Elle invite ses consœurs à assumer et à aimer leurs corps, fussent-ils tout comme le sien, noirs et obèses.

LIZZO - Lizzobangers

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KATE TEMPEST - Let Them Eat Chaos

, 23:11 - Lien permanent

Kate Tempest représente une autre tradition du rap anglais. Celle qui, en vérité, n'est pas du rap. Celle que l'on retrouve chez des Britanniques qu'on a associés bon an mal an au hip-hop, comme The Streets, mais qui, bien avant cela, a été représentée par des gens sans rapport avec cette musique, John Cooper Clarke par exemple, un homme que Kate Calvert, de son vrai nom, a par ailleurs côtoyé. Cette tradition, c'est la poésie verbale, c'est le spoken word. L'intéressée a beau se considérer comme une rappeuse et avoir débuté dans un groupe de hip-hop, Sound of Rum, elle appartient à un univers presque plus littéraire que musical, comme le prouvent ses escapades remarquées dans les livres et dans le théâtre ; comme le démontrent aussi l'intérêt du monde des arts et des lettres pour cette poétesse, ainsi que la pluie de prix et de nominations qui ont émaillé sa carrière.

KATE TEMPEST - Let Them Eat Chaos

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42 DUGG - Young and Turnt

, 22:47 - Lien permanent

L'heure de l'expansion nationale a bel et bien sonné pour le rap de rue de Detroit. Depuis plusieurs années, à partir du moment où les Doughboyz Cashout ont rejoint le CTE World de Jeezy, il a cessé d'être circonscrit à la scène locale et condamné à la confidence. La signature de 42 Dugg sur le Collective Music Group de Yo Gotti (via le 4PF de Lil Baby), juste après que l'homme d'East Side se soit fait remarquer avec le single "The Streets", en est une autre preuve. La première manifestation de cette alliance, le projet Young and Turnt, reflète l'ouverture du rap de Detroit, quelques invités étant, outre Yo Gotti et Lil Baby eux-mêmes, le rappeur de Memphis Blac Youngsta, autre membre de l'écurie CMG, et ce bon vieux PeeWee Longway. Cependant, tout cela demeure à 100% du rap de Detroit.

42 DUGG - Young and Turnt

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SYLVAIN BERTOT - Mixtapes

, 22:44 - Lien permanent

Et de trois. Fake For Real a récemment publié (le 18 mai 2017 plus exactement) une troisième anthologie sur le rap. Après avoir traité du genre dans son ensemble, puis du mouvement hip-hop underground qui a sévi autour de l'an 2000, nous nous penchons cette fois sur la fabuleuse histoire des mixtapes. Nous retraçons l'épopée de ce format à travers ses multiples métamorphoses, en nous concentrant, comme avec les ouvrages précédents, sur l'espace nord-américain.

SYLVAIN BERTOT - Mixtapes

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SISTER SOULJAH - 360 Degrees of Power

, 23:45 - Lien permanent

Sister Souljah a atteint l'objectif de la plupart des artistes : elle est entrée dans la postérité. Son nom, en effet, fait désormais partie du vocabulaire américain. Dans le monde de la politique, Outre-Atlantique, un "Sister Souljah moment" désigne une méthode de séduction des électeurs, qui consiste à désavouer les radicaux de son propre camp pour lisser son image, et conquérir ainsi les centristes et les indécis. Elle doit son nom à Bill Clinton qui, pendant la campagne présidentielle de 1992, avait dénoncé les propos d'une proche de son rival Démocrate Jesse Jackson. Sister Souljah, au cours d'une interview, venait alors de commenter les émeutes de Los Angeles par cette phrase polémique : "si les Noirs tuent des Noirs chaque jour, pourquoi ne consacreraient-ils pas une semaine à tuer des Blancs ?".

SISTER SOULJAH - 360 Degrees of Power

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FUNKY 4 + 1 - That's the Joint

, 23:05 - Lien permanent

Funky 4+1 fut l'un des grands groupes pionniers de l'épopée hip-hop. Ils furent les premiers rappeurs à décrocher un contrat avec une maison de disque, enregistrant pour Enjoy avant de rejoindre Sugarhill Records, tout comme Grandmaster Flash. Avec sa durée de plus de 15 minutes (plus encore que "Rapper's Delight"), leur premier single, "Rappin and Rocking the House" demeura longtemps le titre de rap le plus long. Et puis surtout, à la Saint Valentin 1981, en participant au Saturday Night Live à l'instigation de Debbie Harry, le quintet formé par des adolescents du Bronx fut le premier à porter le rap sur les écrans de la télé nationale américaine.

FUNKY 4 + 1 - That's the Joint

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DAVE - Psychodrama

, 22:34 - Lien permanent

L'album Psychodrama a été numéro 1 en Grande-Bretagne, une conséquence de l'engouement né autour de David Orobosa Omoregie, dit Dave, après ses premiers freestyles, puis avec la sortie de Six Paths en 2016, et de Game Over l'année suivante. Qui plus est, ce projet bénéficie d'un certain intérêt sur l'autre rive de l'Atlantique. Il n'est pas le premier, il est vrai. Depuis plusieurs années, Stormzy, Skepta et quelques autres ont capté cette même attention. Mais contrairement à eux, Dave n'est pas un rappeur grime. Avec quelques autres comme Fredo et J Hus, il renoue avec une autre tradition. Comme le London Posse, The Brotherhood ou Jehst à des époques différentes, plutôt que de représenter un genre purement national, cette nouvelle génération se contente de donner des couleurs spécifiques (accent anglais, voire tropisme jamaïcain), au modèle nord-américain dominant.

DAVE - Psychodrama

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