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Depuis 1997 : critiques, dossiers, sélections et autres papiers, dédiés au rap (et parfois à d'autres musiques)
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Mot-clé - Vince Staples

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VINCE STAPLES - Summertime '06

, 23:17

La ressemblance de la pochette de l'album de Vince Staples avec celle du Unknown Pleasures de Joy Division ne doit rien au hasard. Quand il la révéla sur Instagram, le rappeur souligna lui-même le rapprochement, entamant sa présentation par ces mots, "Love Will Tear Us Apart", soit le titre du single le plus emblématique du groupe d'Ian Curtis – et l'épitaphe qui figure sur sa tombe. Quelques semaines plus tard, à l'heure de la sortie de Summertime '06, le contenu de l'album allait confirmer cette proximité, en proposant un post-rap comme l'autre avait livré son post-punk : noir, pessimiste, décharné, avec des paroles émanant d'un esprit défaitiste et tourmenté, et une musique pesante, claustrophobe et réductionniste.

VINCE STAPLES - Summertime '06

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VINCE STAPLES - Hell Can Wait

, 22:22

Vince Staples et No I.D., acte 2. Après avoir livré en commun un très bon Shyne Coldchain Vol 2, un peu plus tôt en 2014, le jeune Californien de Long Beach et le beatmaker historique de Chicago, ont poursuivi leur collaboration en apparence contre-nature. Ils ont même passé un palier, vu que Hell Can Wait (que No I.D. parraine plutôt qu'il ne produit) a été cette fois un EP officiel, pas une mixtape, disponible en CD et sorti chez ARTium Recordings, la petite boutique que l'ancien producteur de Common anime au sein du vénérable label Def Jam. Comme il se doit, avec une telle étiquette, ce disque a bénéficié d'une couverture médiatique conséquente et d'une critique globalement bienveillante. Et c'est tout à fait justifié.

VINCE STAPLES - Hell Can Wait

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VINCE STAPLES - Shyne Coldchain Vol 2

, 22:35

La dernière mixtape de Vince Staples n'est pas ce à quoi on pourrait s'attendre de la part d'un proche d'Odd Future. Le collectif californien s'est fait un nom par son nihilisme, par ses provocations gratuites, par son esprit jackass, mais c'est en fait tout le contraire que nous propose le rappeur de Long Beach. Cette suite au Shyne Coldchain de 2011, en effet, ne révèle rien d'autre que du rap "conscient", des paroles réfléchies, engagées et critiques sur l'univers du ghetto. Mieux, les sons sont signés pour l'essentiel par No I.D., le producteur d'un album fondateur de cette tendance, le Resurrection (1994) de Common, et aujourd'hui l'un des responsables du label Def Jam, que Vince Staples a récemment rejoint.

VINCE STAPLES - Shyne Coldchain Vol 2

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