Fake For Real

Depuis 1997 : critiques, dossiers, sélections et autres papiers, dédiés au rap (et parfois à d'autres musiques)
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GRAVEDIGGAZ - 6 Feet Deep / Niggamortis

, 12:33

A propos de Gravediggaz, on a parfois parlé de super-groupe, mais cela était exagéré. A l'époque, quand ils ont sorti leur premier album, nos quatre lascars n'étaient pas vraiment au faîte de leur gloire. Les années Stetsasonic et De La Soul étaient déjà derrière Prince Paul, le RZA venait encore à peine de lancer le Wu-Tang Clan, et c'est en tant que déçus de Tommy Boy, dont ils venaient tous de se faire débarquer, en quasi losers, qu'ils s'étaient unis avec Frukwan et Poetic.

GRAVEDIGGAZ - 6 Feet Deep / Niggamortis

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RAEKWON - Only Built 4 Cuban Linx

, 20:45

D'accord, ces disques étaient le produit de plusieurs années de cogitation, d'un travail acharné, ourdi de longue date. N'empêche, quand on y repense, c'était quand même dingue, ce rythme frénétique avec lequel le Wu-Tang sortait classique sur classique, vers 1995. Pas moins de quatre albums en un an mis sur le marché, tous de très bons à géniaux, où le RZA et les siens renouvelaient sans cesse leur formule, où ils inventaient à chaque fois un nouveau rap à part entière.

RAEKWON - Only Built 4 Cuban Linx

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GHOSTFACE KILLAH - Ironman

, 15:44

Bien sûr, en 1996, ce disque a été le même carton que pour toutes les autres sorties du Wu-Tang, en ce temps où le Clan dominait le monde. En quelques semaines seulement, Ironman est devenu disque d’or. Et pourtant, le premier album de Ghostface Killah semble un peu isolé, apparu comme il l’a été, sur le tard, un an après la première salve de solos sortis par le collectif, alors que l’attente du second album commun, Wu-Tang Forever, commençait à monter. De fait, pour Ghostface, la consécration ne viendrait que plus tard, à partir de Supreme Clientele, en 2000, quand il deviendrait le dernier des Mohicans, quand il apparaîtrait, aux yeux de la critique, comme le seul à résister au déclin du groupe.

GHOSTFACE KILLAH - Ironman

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METHOD MAN - Tical

, 22:28

Method Man a été la première star issue du Wu-Tang. Le premier album du groupe lui avait déjà bien préparé le terrain, en lui consacrant un morceau ("M.E.T.H.O.D. Man") et en lui laissant le soin d'entonner le refrain de son titre le plus mémorable ("C.R.E.A.M."). Par la suite, fin 1994, il avait eu l'honneur d'inaugurer la première salve d'albums solo lancée par le collectif. Son phrasé, sa voix chaude et éraillée, et son personnage, partagé entre une face menaçante, et une autre, plus bonhomme, celle d'un brave type qui aurait fumé trop de marijuana, avaient tôt fait de conquérir le cœur des fans et des foules. Ajouté à cela un duo avec Mary J. Blige, et tout était plié. Le succès ne pouvait que lui tendre les bras.

METHOD MAN - Tical

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OL' DIRTY BASTARD - Return to the 36 Chambers

, 22:19

Rétrospectivement, passés les années et l'effet de surprise, nous savons dire pourquoi chacun des premiers albums du Wu-Tang Clan a été bon : Enter the 36 Chambers était un manifeste, Tical révélait une star en puissance, Only Built 4 Cuban Linx contenait des "Glaciers of Ice" et des "Ice Cream" d'anthologie, Liquid Swords était un album concept taillé au cordeau. Mais pour Return to the 36 Chambers, l'explication est moins évidente. Fait tout entier des élucubrations d'un clown alcoolique sur des sons parmi les plus bancals et rachitiques jamais produits par le RZA, il avait tout pour déplaire. Pourtant non. Cet album, comme tous ceux sortis par le Wu-Tang en cette époque bénie, était rien moins que prodigieux.

OL' DIRTY BASTARD - Return to the 36 Chambers

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GERALD BARCLAY - Wu: The Story of the Wu-Tang Clan

, 21:58

A priori, qui mieux que Gerald K. Barclay, alias Gee Bee, pouvait réaliser un film sur la saga du Wu-Tang Clan ? Compagnon de la première heure du collectif de Staten Island, concepteur de leurs premiers clips, peu ont suivi d'aussi près la longue histoire du plus grand groupe de rap des années 90. Nul autre ne pouvait sortir au grand jour ces images d’archives tournées vers 1992 et 93, quand les membres du Clan étaient encore de parfaits inconnus entassés dans un appartement sombre et sinistre, mais où, dans la plus pure tradition hip-hop, ils déclaraient fièrement qu'ils allaient conquérir le monde avec leurs rimes affutées.

GERALD BARCLAY - Wu: The Story of the Wu-Tang Clan

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RZA - The World According to RZA

, 22:01

Décidément, RZA ne sait plus quoi inventer. En lieu et place de The Cure, un album solo ultime qui n’a jamais existé ailleurs que dans ses effets d’annonce, le producteur du Wu-Tang Clan profite de la liberté que lui offre son statut de star : il s’amuse à tout et à n’importe quoi. Ca a d'abord été le jovial Bobby Digital, un disque façon B.O. blaxploitation, bientôt suivi d’une suite et du film lui-même. Et c’est maintenant ce projet international qui implique des rappeurs en provenance de la Terre entière. Enfin, de la Terre… De l’Europe en tout cas (ce qui, vu d’Amérique, fait peu de différence), avec tout juste une poignée d'invités d'origines plus exotiques, turque, sénégalaise, érythréenne et camerounaise.

RZA - The World According to RZA

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RZA - As Bobby Digital in Stereo

, 22:49

En 1998, année de sa sortie, le RZA lui-même considérait ce Bobby Digital in Stereo comme un intermède récréatif plutôt que comme son premier album solo. Celui-ci, intitulé The Cure, devait sortir quelques mois plus tard et contenir la quintessence d’un travail seulement amorcé sur les grands classiques du Wu. Plusieurs années plus tard, fi de ce teasing mensonger, habituel dans le monde du hip-hop : les premières épreuves de The Cure n'ont sans doute jamais été enregistrées et un deuxième volet des aventures du héros digital (Digital Bullets) a entre-temps largement eu l'occasion de voir le jour.

RZA - As Bobby Digital in Stereo

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RZA - Ghost Dog: The Way of the Samurai

, 22:49

Le projet solo de RZA, chef d'œuvre annoncé et déjà intitulé The Cure, a beau être en chantier depuis plusieurs années, il n'est toujours pas question d'une sortie à court terme. Au lieu de cela, Robert Diggs, grand enfant, s'amuse. D'abord avec Bobby Digital, BO d'un film blaxploitation fantasmé, ensuite avec Ghost Dog, autre BO, d'un film réel et sérieux cette fois, réalisé par Jim Jarmush et sorti dès 1999 en Europe.

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WU-TANG CLAN - The W

, 22:56

Sans aucun doute, Wu-Tang Forever, deuxième opus du Wu-Tang Clan sorti en 1997, restera inscrit à jamais comme l'album le plus attendu de l'histoire du hip hop.. Et pourtant, en dépit de quelques moments d'anthologie, de bons singles et d'un packaging irréprochable, l'album, trop ambitieux, trop long et finalement mal nommé, en avait déçu plus d'un. Plutôt bon dans l'ensemble, mais bien en deçà des chefs œuvres précédents du collectif et de ses brillants membres, il avait aussi inauguré une série d'albums en demi-teinte, médiocres, voire carrément nuls, et annoncé l'inexorable déclin du Clan.

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RZA - As Bobby Digital in Stereo

, 22:01

Depuis Wu-Tang Forever, disque fort mais inégal, la mécanique de conquête du monde lancée par le Wu-Tang Clan semblait se heurter au scepticisme des critiques hip hop les plus exigeants. Un scepticisme renforcé en 1998 par la sortie d'albums (The Pillage de Cappadonna, Heavy Mental de Killah Priest) et d’une compilation (The Swarm) tout juste corrects. L'explication la plus commune à cette perte de régime est la dispersion du RZA, producteur et âme damnée du collectif, sur toute une série de projets annexes. Parmi ces derniers, le tournage d'un film dans le genre blaxploitation, au scénario particulièrement loufoque, du nom de Bobby Digital, et dont voici la bande originale.

RZA - As Bobby Digital in Stereo

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GRAVEDIGGAZ - The Pick, The Sickle & The Shovel

, 22:48

Finalement, 3 ans après le monumental 6 Feet Deep, les fossoyeurs sont de retour. Pourtant, on ne donnait pas cher de l'avenir des quatre de Gravediggaz. Certes, Prince Rakeem (the RZA, pour le Wu-Tang Clan), Prince Paul (ex-Stetsasonic, ex-De La Soul), Frukwan (ex-Stetsasonic) et Poetic (ex-Too Poetic) avaient alors défrayé la chronique en devenant les chefs de file d'un nouveau mouvement musical appelé horror-core. Mais deux éléments semblaient maintenant jouer contre eux...

GRAVEDIGGAZ - The Pick, The Sickle & The Shovel

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WU-TANG CLAN - Wu-Tang Forever

, 23:25

Les temps ont changé depuis Enter the Wu-Tang. Brinquebalant comme une démo, le premier album du Clan, n’offrait comme points de repère qu’une maigre pochette, avec quelques crédits et une photo en noir et blanc de six membres du posse, non identifiés. Le nouvel album, à l’inverse, est double, il comprend une partie CD-ROM, et s’accompagne d’un épais livret où chaque MC a droit à plusieurs photos et crédits personnels.

WU-TANG CLAN - Wu-Tang Forever

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