Fake For Real

Depuis 1997 : critiques, dossiers, sélections et autres papiers, dédiés au rap (et parfois à d'autres musiques)
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LIL' KIM - Hard Core

, 22:52

Rarement album n'a été aussi bien nommé que Hard Core. D'abord parce que Lil' Kim, qui avait vécu pour de vrai dans la rue après s'être fâchée avec son père, y pratiquait un rap de voyou vantard et pas commode, assez proche de celui dont elle avait été la maîtresse, Notorious B.I.G. (lequel aurait d'ailleurs écrit une portion significative des paroles). Cette posture de sauvageonne était manifeste sur plusieurs titres, comme ce sommet d'agressivité et de facilité verbale qu'était l'impressionnant "Queen Bitch". L'autre raison pour laquelle le premier album de Kimberly Jones faisait honneur à son titre, c'est qu'il était conforme à la définition première du terme : il était intensément pornographique. Ce qui n'aurait rien présenté de neuf dans le rap, la musique pratiquée par Akinyele et 2 Live Crew, si ces textes avaient été prononcés par quelqu'un d'autre qu'une jolie jeune femme.

LIL' KIM - Hard Core

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MAX B & FRENCH MONTANA - Coke Wave

, 22:05

Les ennemis de mes ennemis sont mes amis. C'est ce principe universel qui a réuni Max B et French Montana. A la fin des années 2000, en effet, l'un et l'autre s'étaient embrouillés avec Jim Jones. Après avoir été la grande force créatrice de son collectif, le ByrdGang, le premier avait violemment rompu ses liens avec le rappeur des Diplomats, persuadé qu'il l'emberlificoterait, et il s'était rapproché naturellement de Karim Kharbouch, alias French Montana, ce New-yorkais né Marocain avec qui il avait déjà quelques amis en commun, et qui cultivait lui aussi une forte inimitié envers Jim Jones. En 2008, on les avait donc entendus une première fois ensemble sur "Waavvy", un morceau qui figurait sur la seconde mixtape de French, Live From Africa. Et quelques mois plus tard, le duo sortait son premier projet en commun, une mixtape importante de la très riche année 2009.

MAX B & FRENCH MONTANA - Coke Wave

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LAURYN HILL - The Miseducation of Lauryn Hill

, 23:29

En 1996 The Score, le second (et ultime) album des Fugees a été une étape importante dans l'évolution du rap. En prenant le contrepied d'une musique alors en pleine phase gangsta, en la mêlant de sonorités issues d'autres genres, et surtout, en reprenant avec succès des standards de la variété internationale ("Killing Me Softly", "No Woman, No Cry"), le trio lui a fait atteindre des niveaux inédits d'acceptation. Pourtant, malgré la qualité indéniable de ses singles, ce disque était loin d'être parfait. Et c'est en fait à sa rappeuse qu'il reviendrait d'aller au bout des choses et d'offrir à la formule Fugees sa déclinaison la plus aboutie.

LAURYN HILL - The Miseducation of Lauryn Hill

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STYLES P - Ghost in the Shell

, 22:46

Aucun autre groupe que The LOX n'a été associé à ce point au format mixtape. Dès sa fondation dans les années 90, le trio de Yonkers composé de Sheek Louch, Styles P et Jadakiss a livré ses plus grands titres et freestyles sur ce support. On les a retrouvés sur les projets des plus grands DJs, S&S, Funkmaster Flex, Whoo Kid, Stretch Armstrong, Kay Slay, Green Lantern, et surtout DJ Clue. Ils ont bénéficié aussi de leurs propres sorties, avec les The LOX Family agencés par DJ Self. Et plus tard, ils ont pris le même chemin que 50 Cent, en sortant tous les trois en solo de quasi albums parallèles, dont la série des Ghosts et des Phantoms de Styles P, qui aboutiront en 2010, à une sortie commerciale avec Green Lantern.

STYLES P - Ghost In The Shell

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DJ NEIL ARMSTRONG - Original

, 23:22

Original, Thomas Neil Rodriguez, alias DJ Neil Armstrong, l'a été. Asiatique dans un univers, celui des mixtapes new-yorkaises, dominé par les Afro-américains, le fondateur du collectif de DJs 5th Platoon s'est distingué aussi par l'aspect visuel de ses sorties, régulièrement illustrées par une photo de lui enfant. Surtout, il a investi avec elles un créneau particulier : plutôt que de dénicher des freestyles ou des exclusivités, ce DJ là préférait se concentrer sur les classiques du rap, et partir en quête des morceaux où ils avaient puisé leurs samples, d'où le nom d'original.

DJ NEIL ARMSTRONG - Original

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PRINCESS NOKIA - 1992

, 18:05

On ne fait de la bonne musique que quand elle nous ressemble. Or, 1992 ressemble à New-York. Pas seulement, comme son titre le laisse penser, parce que ce projet puise sa matière dans cet âge d'or du rap new-yorkais qu'a été la décennie 90 (plus qu'un clin d'œil à ces années là, 1992 est en fait la date de naissance de l'auteure). Mais parce qu'elle reflète à merveille l'esprit et les valeurs de la grande métropole libérale et progressiste des Etats-Unis ; parce qu'elle est, en majeure partie, un fantasme pour hipster, avec ses sonorités où se multiplient les influences exogènes, musiques électroniques ou autre, avec aussi la posture de la rappeuse, une féministe affirmée, fière de son sexe et de ses origines métissées, et fermement engagée dans la défense de toutes les minorités.

PRINCESS NOKIA - 1992

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A TRIBE CALLED QUEST - We Got It from Here... Thank You 4 Your Service

, 22:38

Rien de plus anachronique, au cœur des années 2010, qu'un album d'A Tribe Called Quest. Pour une question d'âge, d'abord, les membres du groupe étant assez vieux pour que l'un d'eux soit mort récemment pour raisons de santé. Mais aussi parce que leur jazz rap intello, afro-centriste et rempli de second degré, très prisé à leur époque, n'a pas vraiment fait souche, parce qu'il fait tache dans le paysage rap contemporain. Et enfin, parce que ces 18 années de silence dues aux bisbilles entre Q-Tip et feu Phife Dawg, les deux moteurs du groupe, ont été suffisamment longues pour que Tribe soit méconnu de la génération rap actuelle.

A TRIBE CALLED QUEST - We Got It from Here... Thank You 4 Your Service

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DJ WHOO KID - Max Payne 2

, 22:10

L'histoire du rap se souviendra de Whoo Kid comme de celui qui, avec la G-Unit, a accéléré la grande transformation des mixtapes, survenue dans les années 2000. C'est avec lui que 50 Cent a sorti ces projets d'anthologie, souvent meilleurs que des albums commerciaux, qui l'ont aidé à devenir la superstar que l'on sait, et qui ont changé à tout jamais la façon de distribuer de la musique et de promouvoir un artiste. Yves Mondesire (le vrai nom de ce DJ d'origine haïtienne), cependant, a commencé avec des mixtapes traditionnelles. Comme beaucoup d'autres, il s'est d'abord essayé aux blends, avant de chasser les inédits, s'inspirant d'autres DJs du quartier du Queens, DJ Clue et DJ Envy en premier lieu. Il s'est fait connaître par sa capacité à dénicher de tels titres exclusifs, plus ou moins légalement, quitte à s'attirer des ennuis (il fut un jour kidnappé par le rappeur pas facile Big Pun...), avant qu'un certain Curtis Jackson ne l'entraîne vers de nouvelles directions.

DJ WHOO KID - Max Payne 2

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JUELZ SANTANA - Back Like Cooked Crack 2: More Crack

, 22:41

Les Diplomats ont été parmi ceux qui se sont les mieux illustrés sur mixtapes, au début des années 2000. Ils ont aidé ce format à changer d'échelle, et à devenir encore plus visible et décisif dans l'univers du rap, qu'il ne l'était déjà. Et si quelqu'un, au sein du collectif, s'est particulièrement distingué sur de telles sorties, Juelz Santana est celui-ci. Le plus jeune de l'équipe, celui qui a secondé Cam'Ron sur les tubes "Oh Boy" et "Hey Ma", n'a pas toujours confirmé sur album. Mais sur mixtape, oui ; notamment sur la série des Back Like Cooked Crack, conçue avec l'aide DJ Green Lantern, et dont la seconde édition a été la meilleure.

JUELZ SANTANA - Back Like Cooked Crack 2: More Crack

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DOO WOP - 95 Live

, 22:44

C'est au tout début des années 90, en se confrontant à Kid Capri, que Raphael Gonzalez, alias Doo Wop, fit sa place sur le marché des mixtapes new-yorkaises. Il ne connaissait que vaguement son aîné, mais il eut la bonne idée d'aller vendre ses cassettes lui-même, près des points de vente où l'on trouvait celles de l'autre. Il s'engagea aussi, autour de 1991-92, dans un beef avec lui. Les deux DJs, qui avaient en commun la particularité de savoir rapper, s'attaquaient alors mutuellement sur leurs sorties respectives, avant de devenir amis plus tard. Se faisant un nom ainsi, Doo Wop allait trouver sa place dans le panthéon des grands DJs à mixtapes, et y creuser son propre sillon : tandis que Ron G se spécialisait dans les mélanges entre rap et R&B, et que DJ S&S, puis DJ Clue, se feraient connaître pour leurs exclusivités, lui deviendrait le grand expert des freestyles.

DOO WOP - 95 Live

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KID CAPRI - 52 Beats

, 22:57

Kid Capri fut, sans doute, le premier à se servir des mixtapes pour accéder au rang de star. Certes, d'autres avant lui se sont imposés comme des références sur ce format, comme Brucie B, ou comme Starchild, qui fut son partenaire. C'est d'ailleurs en suivant son exemple que le DJ Italo-Afro-Américain, de son vrai nom David Love, se mit à vendre sur cassettes des enregistrements de ses soirées. Mais grâce à son talent, et aussi à son sens aigu du business, il franchit une étape supérieure, transformant celles-ci en commerce rentable. Kid Capri capitalisa aussi sur son nom pour pousser plus loin sa carrière, sortant sur major un véritable album, The Tape, dès 1991, et apparaissant ensuite sur plusieurs saisons du Def Comedy Jam, l'émission télé produite à partir de 1992 par Russell Simmons.

KID CAPRI - 52 Beats

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DJ CLUE - Holiday Holdup 96

, 23:20

Originaire du Queens, Ernesto Shaw, alias DJ Clue (ou "DJ Clue?"), a été l'un des DJs new-yorkais éminents de la fin des années 90. On l'a alors entendu sur les ondes de Hot 97, la même radio que celle de Funkmaster Flex. Sur la même période, il allait fonder son propre label, Desert Storm, connu surtout pour avoir révélé le rappeur Fabolous. Il allait produire plus tard des titres de la star Mariah Carey. Et en 1998, il serait l'un des premiers à sortir un album, The Professional, sur Roc-a-Fella. Si ce disque allait connaître un succès commercial inhabituel pour une compilation mixée, c'est sans doute, en partie, parce qu'il était sur le label de Jay-Z. Mais c'est aussi parce que, un peu plus tôt, DJ Clue s'était imposé comme l'un des maîtres de la mixtape, du fait de son habileté à dénicher des exclusivités.

DJ CLUE - Holiday Holdup 96

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FUNKMASTER FLEX - The Mix Tape Vol. 1 - 60 Minutes of Funk

, 11:46

De nos jours, ce que nous dénommons une mixtape n'est en fait qu'un album comme un autre, distribué de manière parallèle aux circuits habituels. Mais il fut un temps, tout au contraire, où la mixtape fut un format spécifique, et où l'on crut qu'elle put être exploitée telle quelle dans le commerce. Ce fut le cas, entre 1995 et 2000, des quatre épisodes de la série 60 Minutes of Funk. Ceux-ci furent distribués comme n'importe quel disque, sous format CD, par un vrai label, Loud, et ils rencontrèrent même un succès certain, tout en n'étant en fait que des compilations mixées, enchainant comme à la radio des titres déjà disponibles ou des inédits des rappeurs en vue du moment. Et si les ventes furent au rendez-vous, c'est que cette suite était le fait du DJ star des années 90, à New-York.

FUNKMASTER FLEX - The Mix Tape Vol. 1 -  60 Minutes of Funk

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DJ S&S - Niggas Aint Nice

, 11:29

Shampelle Everett, alias DJ S&S, a non seulement été l'un des maîtres new-yorkais de la mixtape, au cœur des années 90. Il a aussi été, avec DJ Clue?, le champion des exclusivités. A l'origine un émule de Kid Capri, il a progressivement chargé ses cassettes de morceaux inédits, qu'il dénichait par tous les moyens, y compris le vol, tirant profit du réseau considérable qu'il avait construit dans le milieu rap, du fait de son activisme de DJ et de sa proximité avec les gens de Diggin’ In The Crates. Ce faisant, il a suscité l'hostilité de certains rappeurs, inquiets de voir leurs idées exposées trop tôt aux copieurs, et de l'impact négatif supposé sur leurs ventes. Mais il a bénéficié aussi de la complicité de quelques autres, qui comprenaient que les mixtapes allaient devenir des supports promotionnels, plutôt que des soirées ou des programmes radio de substitution.

DJ S&S - Niggas Aint Nice

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HUS KINGPIN - The Cognac Tape

, 22:48

De nos jours, quand on pratique un hip-hop de facture classique, épris de virtuosité verbale et de boucles austères, il faut parfois mieux s'exiler, et chercher ailleurs qu'aux Etats-Unis les avocats les plus acharnés de ce rap à l'ancienne. C'est ce qu'a fait un temps Hus Kingpin. Ce natif de Brooklyn, en activité depuis le milieu des années 2000, a d'abord sorti les albums de son duo, Tha Connection, chez les Japonais de Goon Trax, puis chez les Suisses de Feelin' Music, avant d'être cautionné par Roc Marciano, meilleure représentant de la tradition rap new-yorkaise dans les années 2010, établi comme lui à Hempstead. C'est en effet sous son haut parrainage qu'est apparue cette Cognac Tape, au printemps 2013.

HUS KINGPIN - The Cognac Tape

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JIM JONES - Members of Byrdgang 2

, 23:00

Plus connu sous le nom de Jim Jones, Joseph Guillermo Jones II aura toujours été, plus ou moins, le numéro 2 des Diplomats, celui qu'on cite après Cam'Ron. Au milieu des années 2000, cependant, il s'est porté en tête de son propre collectif, le Byrdgang, un ensemble dont la composition évoluera, mais dont le cœur aura d'abord été formé, outre le leader, de Mel Matrix, de Stack Bundles, et d'un autre natif de Harlem, un certain Charly Wingate, alias Biggaveli, alias Max B, ami d'enfance de Cam'Ron, qui sortait alors tout juste d'une longue peine de prison. Ensemble, puis avec d'autres, ces gens auront sorti deux mixtapes, en 2006 et 2007, et un album en 2008. De ces trois sorties, c'est la seconde la meilleure. Cette réussite, toutefois, n'était pas le fait du principal instigateur de l'aventure.

JIM JONES - Members of Byrdgang 2

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THE DIPLOMATS - Diplomats Volume 1

, 22:47

Si l'on doit résumer à grands traits l'histoire du rap au début des années 2000, il faut citer au moins deux hommes, Cam'Ron et 50 Cent. Issus du rap de rue new-yorkais de la décennie précédente, tous deux ont su l'actualiser en s'appropriant certaines tendances venues du Sud : posture exacerbée de mauvais garçons et, parfois, recours à des mélodies, voire à des tonalités bounce. Ils ont aussi emmené avec eux de grands collectifs, respectivement les Diplomats et la G-Unit, qui ont conforté leur réputation par l'usage intensif des mixtapes. Ces deux là sont même en fait, à parts égales, aux origines de l'âge d'or de ce format musical.

THE DIPLOMATS - Diplomats Volume 1

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CORY GUNZ - Datz WTF Im Talkin Bout

, 23:39

Les "fils de" existent partout, et le rap ne fait pas exception. Cory Gunz, par exemple, est le rejeton de Peter Gunz, rappeur du Bronx et de l'âge classique du hip-hop new-yorkais, dans les années 90, connu pour son duo avec Lord Tariq. Et donc, bien entendu, son parcours n'échappe pas aux soupçons de piston. On a vu par exemple Jay-Z présider à l'arrivée du très jeune rappeur chez Def Jam, dès l'âge de 14 ans. Et c'est auprès de l'autre Monsieur Carter du rap qu'on le verra émerger un peu plus tard. Il contribuera en effet à la version originale du "A Milli" de Lil Wayne, puis il rejoindra au début 2010 son Young Money Entertainment. Au cours de la même période, en 2009, il figurera par ailleurs sur la fameuse liste des Freshmen, les valeurs montantes mises en avant par le magazine XXL. Mieux encore : en 2011, une émission de téléréalité intitulée Son of a Gun lui sera dédiée sur MTV, pour rendre compte de son ascension dans le monde de la musique.

CORY GUNZ - Datz WTF Im Talkin Bout

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MAX B - Public Domain 6: Walking the Plank

, 23:21

En 1997, alors âgé de 19 ans, Charly Wingate fut envoyé en prison pour des histoires de vols. Il n'allait en sortir qu'en 2005, pour y retourner dès 2009, accusé cette fois, dans des circonstances troubles, d'avoir commandité un meurtre. Il serait alors condamné à une peine longue de 75 ans. Autant dire que le rappeur de Harlem, plus connu sous le nom de Max B, a eu peu de temps pour construire sa légende. D'autant plus que cette période courte fut troublée par ses relations houleuses avec Jim Jones. D'abord parrainé par le membre des Diplomats, qu'il avait rencontré via son ami d'enfance Cam'Ron, et après avoir été le moteur créatif de son collectif ByrdGang, il allait s'embrouiller avec lui, et s'embarquer dans l'un de ces beefs durables et mémorables dont est remplie l'histoire du rap.

MAX B - Public Domain 6: Walking the Plank

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NICKI MINAJ - Beam Me up Scotty

, 23:24

Qu'on l'aime ou pas, force est de reconnaître qu'une personne domine le pan féminin de la scène rap dans les années 2010, et que cette personne est Nicki Minaj. La New-Yorkaise originaire de Trinité-et-Tobago a su capter l'héritage des grandes rappeuses qui l'ont précédée. Elle a le bagout et le sans-gêne des Lil' Kim, Foxy Brown et Trina, et elle a aussi l'excentricité et la créativité, tant visuelles que musicales, de Missy Elliott, avec en sus (ce qui ne gâche rien, dans un monde qui continue d'avoir cette exigence envers les femmes), une plastique bien plus avantageuse. Qui plus est, son aisance au micro la fait boxer dans la même catégorie que les tout meilleurs rappeurs de notre temps, sans distinction de sexe.

NICKI MINAJ - Beam Me up Scotty

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