Fake For Real

Depuis 1997 : critiques, dossiers, sélections et autres papiers, dédiés au rap (et parfois à d'autres musiques)
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Mot-clé - Killer Mike

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KILLER MIKE - I Pledge Allegiance to the Grind II

, 13:08

En 2008, Killer Mike n'était pas au sommet de sa notoriété. Après un début de carrière sous le meilleur patronage qui soit, celui d'Outkast, via sa contribution au classique Stankonia, et avant d'être signé sur le Grand Hustle Records de T.I., de vivre une nouvelle jeunesse avec El-P, et de s'afficher auprès de Bernie Sanders, le rappeur d'Atlanta s'est retrouvé quelque temps dans un no man's land musical, pendant lequel il sortait ses albums sur son propre label, Grind Time Official. Cette période, cependant, pourrait bien avoir été la meilleure de Michael Render, avec la sortie des I Pledge Allegiance to the Grind, dont la seconde édition en 2008, expurgée de collaborations trop nombreuses, aurait mérité d'être considérée comme sa grande œuvre, bien avant l'hystérie critique autour de Run the Jewels.

KILLER MIKE - I Pledge Allegiance to the Grind II

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KILLER MIKE - Sunday Morning Massacres

, 22:40

La carrière faste de Killer Mike a connu deux époques. Dans les années 2000, il fut l'un des grands acteurs de la scène d'Atlanta. C'est en effet dans l'ombre de son plus grand groupe, Outkast, qu'il est apparu, via ses participations aux classiques Stankonia et Speakerboxx. Il a fricoté aussi avec T.I., dont il a rejoint le label Grand Hustle. Mais à partir de 2012, sa carrière allait prendre un tournant et l'exposer à un nouveau public, quand il s'acoquinera avec El-P, le parrain de l'underground rap new-yorkais, qui sera son producteur sur l'album R.A.P. Music, puis son comparse au sein du duo Run the Jewels. Cette association lui apportera une notoriété nouvelle, grâce à laquelle il sortira en 2014 Sunday Morning Massacres, une compilation de freestyles enregistrés six ans plus tôt, et qu'il pouvait enfin proposer sous la forme d'une mixtape, avec l'aide du DJ Greg Street.

KILLER MIKE - Sunday Morning Massacres

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KILLER MIKE - R.A.P. Music

, 23:23

C'était il y a dix ans, au début des années 2000. A une époque où certains, déjà, prophétisaient la fin du rap, deux scènes, ou plutôt deux amas de scènes, maintenaient le genre en vie. A priori, il y avait peu de ressemblances entre le Dirty South et l'indie rap : ces deux styles s'épanouissaient dans des géographies distinctes ; l'un venait du cœur Black des Etats-Unis, l'autre était multiracial ; le premier poussait à son comble la posture gangsta, quand le second s'en démarquait par le goût de l'intime et de l'abstraction ; le rap sudiste visait un large succès, quand l'indé se complaisait dans l'underground et dans la confidentialité.

KILLER MIKE - R.A.P. Music

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