Fake For Real

Depuis 1997 : critiques, dossiers, sélections et autres papiers, dédiés au rap (et parfois à d'autres musiques)
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Mot-clé - Kendrick Lamar

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KENDRICK LAMAR - DAMN.

, 16:46

Plus qu’un artiste populaire, Kendrick Lamar aura été un fantasme critique. S’il est aussi révéré dans les médias, s’il est si apprécié d’une élite rap constituée, c’est qu’il répond à nombre de leurs désirs : il est ancré dans une tradition gangsta, il provient même de Compton, ce qui lui donne le pédigrée nécessaire, mais il est politique, engagé, "conscient". Son écriture sophistiquée et sa musique arty offrent plus de grain à moudre aux commentateurs de la presse et aux plumitifs de tout poil (des gens qui ont grandi dans les années 90, à l’époque du rap "lyrical"), que les sons minimalistes et les textes génériques en forme de slogans qui dominent le reste de cette musique. A l’heure où le hip-hop est le genre majeur, à l’ère où il se normalise et où il se moyennise, tout autant qu’il se sacralise, à l’époque, en somme, de l’Obama rap, Kendrick Lamar tombe à pic. Mais souvent, en corolaire de cette allure de premier de la classe, sa musique est surfaite et prétentieuse.

KENDRICK LAMAR - Damn.

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KENDRICK LAMAR - Overly Dedicated

, 22:43

L'intelligentsia du rap, celle qui domine sa critique tout comme son industrie, aura donc décidé que Kendrick Lamar Duckworth serait l'artiste central des années 2010. Avec le Californien et ses compères de Black Hippy, a été offert à un public vieillissant ou nostalgique tout ce qu'il désirait : un ancrage fort dans le hip-hop des années 90, tant par l'origine, Compton, que par les sons, modernes mais référencés, ou par le contour très lyrical du style. Il a répondu à leurs envies de respectabilité, par ses partis-pris artistiques et son ouverture à d'autres genres musicaux, comme par l'arrière-plan social où s'insèrent ses paroles. Bref, Kendrick Lamar avait tout pour devenir le rappeur surcoté de la décennie, celui même, avec Chance the Rapper, que le président Obama allait désigner comme son préféré.

KENDRICK LAMAR - Overly Dedicated

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