Fake For Real

Depuis 1997 : critiques, dossiers, sélections et autres papiers, dédiés au rap (et parfois à d'autres musiques)
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OJ DA JUICEMAN - Culinary Art School

, 13:25

Si OJ Da Juiceman, jusqu'à ce jour, n'a jamais cessé d'assurer quantitativement parlant, sortant année après année plusieurs mixtapes, la fin de la décennie 2000 semble définitivement avoir été son grand moment. C'est en 2007, en effet, qu'il commença à tirer profit de son association avec Gucci Mane, collaborant avec ce dernier sur "Vette Pass By", un tube underground. Et c'est l'année suivante, toujours en compagnie du même, qu'il proposa son premier single, "Make tha Trap Say Aye". Fin 2008, aussi, il occupa le terrain pendant une nouvelle incarcération de son mentor, sortant alors cinq mixtapes en six mois, avec l'appui de DJ stars.

OJ DA JUICEMAN - Culinary Art School

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GUCCI MANE - The Movie

, 13:44

L'histoire de Gucci Mane et celle de la mixtape sont très intimement liées, on le sait. Cette convergence a commencé avec Chicken Talk, en 2006. Elle s'est accélérée en 2007 avec plusieurs autres sorties, dont la plus remarquable a sans doute été No Pen, No Pencil. Et en 2008, tout cela a atteint une vitesse de croisière, avec toujours plus de projets, dont un, The Movie, organisé vaguement autour des thèmes de la célébrité et du cinéma (Guwop se compare à plusieurs acteurs ou personnages de film sur les titres "Feelin Myself", "I'm a Star" et "I Live in a TV") et bénéficiant pour la première fois du label Gangsta Grillz, de DJ Drama, a été un autre jalon d'importance dans la discographie très prolifique du rappeur.

GUCCI MANE - The Movie

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LIL DURK - Signed to the Streets

, 23:23

Durk Banks, alias Lil Durk, n'a pas récolté immédiatement tous les lauriers quand, en 2012, la scène drill de Chicago a explosé. D'autres que lui, Chief Keef, Lil Reese ou le vétéran King Louie, ont bénéficié alors de l'attention médiatique, le jeune homme d'une vingtaine d'années, sans surprise dans le contexte violent de Chiraq, étant en prise à des déboires judiciaires en raison d'un port d'armes illicite. Il avait pourtant déjà été approché par Def Jam, avec le succès du titre "L's Anthem", et le soutien de l'industrie du disque serait visible quand, l'année d'après, il sortirait sous l'étiquette du Coke Boys de French Montana et sous le parrainage de DJ Drama, une quatrième mixtape qui le propulserait à l'avant-plan, Signed to the Streets, aujourd'hui encore, plus que ses albums, son projet le plus emblématique.

LIL DURK - Signed to the Streets

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LIL BOOSIE - Streetz Iz Mine

, 22:42

La vie de Torrence Hatch, alias Lil Boosie, désormais Boosie Badazz, est un roman. Le rappeur de Baton Rouge a grandi dans ce qu'il se fait de pire en matière de drogue et de violence. Son père fut assassiné. Il fut lui-même accroc à divers stupéfiants, et impliqué dans des actes de délinquance. Soupçonné un temps de meurtre, il risqua la peine capitale, avant d'être condamné en 2009 à 5 ans de prison. Aussitôt libéré, il dût affronter un cancer, dont il semble s'être remis. Avant son incarcération, aussi, Boosie avait eu le temps d'avoir 7 enfants, dont 3 avec sa femme légitime, laquelle a fait de ses infidélités et goujateries l'objet d'un livre, When The Music Stops. Car on vous l'a dit, la vie de Lil Boosie est un vrai roman.

LIL BOOSIE - Streetz Iz Mine

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2 CHAINZ - T.R.U. REALigion

, 22:38

A y regarder de près, on remarque que certains rappeurs clés des années 2010 ne sont pas de première jeunesse. Le cas d'école, c'est 2 Chainz. C'est en effet la trentaine bien sonnée que Tauheed Epps est devenu une figure de premier plan. Avant cela, il avait été membre de Playaz Circle, avec son ami Dolla Boy, un duo signé sur le label de Ludacris, Disturbing tha Peace. Les deux hommes avaient eu leur heure de gloire en 2007, avec le single "Duffle Bag Boy", où figurait un Lil Wayne au sommet de sa carrière. Mais après deux albums, l'aventure avait pris fin, et le rappeur avait dû se réinventer en solo. Il le fit en mettant toutes les chances de son côté : il adopta un nouveau pseudonyme, moins embarrassant que celui d'avant, Tity Boi (en gros, "Garçon Nichon") ; il déploya son carnet d'adresse déjà bien rempli pour empiler une jolie collection de featurings ; et il représenta mieux que personne un trap rap générique, mais loufoque et presque bon enfant.

2 CHAINZ - T.R.U. REALigion

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YOUNG JEEZY - The Real Is Back 2

, 22:46

L'heure de gloire de Jeezy, ce fut sans conteste 2005, quand il sortit sa mixtape (classique) Trap or Die, puis l'album de son groupe Boyz n da Hood, et enfin son solo (classique) Let's Get It: Thug Motivation 101. Il fut le rappeur le plus important de cette année là, point barre. Mais la suite de sa carrière a eu aussi ses grands moments, notamment cette phase de 2009 à 2012, quand, de Trap or Die Part 2 à It's Tha World, il proposa quelques unes de ses mixtapes les plus appréciées. Parmi celles-ci, figurent les deux exemplaires de The Real Is Back, sortis en mai et en septembre 2011, et produits tous deux pour l'essentiel par Lil Lody. A l'origine, ils étaient destinés à faire monter la pression avant la sortie d'un nouvel album, le dernier de la trilogie des Thug Motivation, Hustlerz Ambition. Mais quelques années plus tard, ils seraient mieux passés à la postérité que cet opus.

YOUNG JEEZY - The Real Is Back 2

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YOUNG JEEZY - Trap or Die

, 23:11

Pour retracer le long chemin qui a conduit la trap music à devenir, dans ses divers avatars et mutations, le sous-genre au cœur du rap dans les années 2010, il faut revenir en arrière, bien sûr, vers la décennie précédente et les premiers succès de ceux que l'on considère généralement comme ses parrains, T.I., Young Jeezy et Gucci Mane. Le premier allait populariser le nom de ce style, le dernier en devenir l'incarnation ultime. Mais le plus décisif, pour quelques temps au moins, a sans doute été le second. En 2005, Jay Jenkins (autrefois Lil J, alors Young Jeezy, et plus tard Jeezy tout court), a été le rappeur qui a permis à ce sous-genre régional de gagner en exposition, grâce à son premier album en major, le classique Let's Get It: Thug Motivation 101, et, de manière plus importante encore, avec la sortie un peu plus tôt de l'une des mixtapes essentielles de l'histoire du rap, Trap or Die.

YOUNG JEEZY - Trap or Die

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GUCCI MANE - The BurrPrint: The Movie 3D

, 11:22

Umberto Eco l'a proclamé avec force dans plusieurs de ses écrits : l'innovation, la nouveauté, sont des préoccupations récentes. Leurs vertus sont toutes relatives. Ce que les gens apprécient, au contraire, c'est la répétition, c'est la rengaine, c'est l'éternel retour. C'est la déclinaison à l'infini des mêmes motifs. On l'observe dans le cinéma actuel, avec les suites et les remakes fréquents apportés aux grands blockbusters. On le voit aussi dans le rap d'aujourd'hui, avec la sortie continue de mixtapes, qui se soucient bien plus d'offrir aux fans ce qu'ils attendent déjà, que d'évolution artistique. Et le rappeur qui a compris le mieux ce mécanisme, celui qui en a usé avec le plus grand systématisme, c'est bien entendu Gucci Mane.

GUCCI MANE - The BurrPrint: The Movie 3D

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A$AP FERG - Ferg Forever

, 23:05

Le A$AP Mob, aujourd'hui, peut sembler de l'histoire ancienne. Chouchou des critiques en 2011, A$AP Rocky, la tête de proue du collectif new-yorkais, n'a pas convaincu avec son premier album, Long. Live. ASAP (2013). Et bien sûr, vus de loin, ses compagnons apparaissent avant tout comme des seconds couteaux, y compris Darold Ferguson Jr., alias A$AP Ferg, sans doute le plus connu après lui. Même si son premier album, Trap Lord (2013), avait bénéficié de quelques égards, il était desservi par son aspect décousu, qui le rapprochait d'une mixtape.

A$AP FERG - Ferg Forever

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YO GOTTI - Concealed

, 16:28

Yo Gotti fait partie de ces hommes, plus ou moins connus de tous et fermement inscrits dans le paysage rap, mais qui ne semblent jamais avoir eu leur moment à eux. Cela fait plus de 15 ans, en effet, que le rappeur de Memphis est actif. Il a d'abord évolué en indépendant, dès le début des années 2000, sortant plusieurs disques par ses propres moyens. Puis il a monté sa propre structure dix ans plus tard, le CMG (Cocaine Muzik Group, renommé récemment en un plus respectable Collective Music Group), avant d'avoir eu l'occasion de sortir ses albums sur major, en 2012 et 2013, avec Live From The Kitchen puis I Am, tandis qu'un autre, The Art of Hustle, est annoncé pour cette année. Aucune de ces sorties, cependant, n'a jamais été la grande œuvre qui permettrait à Yo Gotti de s'imposer pour de bon.

YO GOTTI - Concealed

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SHY GLIZZY - Law 3: Now or Never

, 22:59

En 2014, Shy Glizzy a passé un cap. Après deux ans de frémissements, le trublion de Washington a fini par sortir son vrai tube, "Awwsome". Remixé pour une version où figuraient deux rappeurs plus reconnus, 2 Chainz et A$AP Rocky, ce titre a presque été une consécration. Qui plus est, en tout début d'année, Young Jefe, la mixtape dont ce morceau était issu, et où figurait aussi quelques uns des hommes du moment (Young Thug, Young Scooter, PeeWee Longway…), a été saluée quasi unanimement. Ce projet, pourtant, n'est pas la sortie la plus remarquable du freluquet à rouflaquettes. Celle-ci date plutôt de la fin de l'année, quand Glizzy a voulu livrer une suite à Law 2, l'une des mixtapes qui l'a révélé.

SHY GLIZZY - Law 3: Now or Never

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KEVIN GATES - Luca Brasi 2

, 22:53

"I Don't Get Tired", Kevin Gates avait-il titré le single annonciateur de sa nouvelle mixtape. Il ne se fatigue pas. Et nous non plus, on ne s'en fatigue pas, chacune de ses sorties, deux par an depuis 2013, étant de haute volée. Celle-ci, Luca Brasi 2, disponible depuis la mi-décembre 2014, sortie dans la série des Gangsta Grillz de DJ Drama, et se présentant comme une suite à The Luca Brasi Story, la mixtape qui avait marqué le début de son ascension, ne fait pas exception. Elle est à nouveau très réussie. Le rappeur de Baton Rouge y persévère dans la posture qui lui a valu le succès critique, celui du gangster qui souffre, sans que jamais ses morceaux ne ressemblent à une formule, tant il vit et tant il habite chacun d'eux.

KEVIN GATES - Luca Brasi 2

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ALLEY BOY - Purgatory

, 12:47

Si un jour, on s'interroge sur ce qui a été le grand moment de la carrière d'Alley Boy, il se pourrait bien que la réponse soit 2011. Ce fut en tout cas l'année de son ascension, après sa première apparition dans l'ombre de son voisin de la Zone 6, Gucci Mane, sur Chicken Talk 2 (2008), et juste avant des projets mieux exposés, comme ce The Gift of Discernment (2012), qui pour beaucoup, notamment en France, fut celui de la révélation. En 2011, surtout, le rappeur d'Atlanta sortit deux grandes mixtapes : le second numéro de son Definition of F#ck Sh*t, déjà abordé sur ces pages, et puis, plus tôt dans l'année, de nombreux mois après qu'il ait été annoncé, le projet Purgatory: The Story of Judas, sous le patronage de DJ Drama.

ALLEY BOY - Purgatory

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GUCCI MANE - Mr. Zone 6

, 22:23

Je ne sais pas vous, mais moi je décroche. A force de le voir continuer à sortir des mixtapes, encore, encore, et encore, j'ai perdu le fil. D'autant plus que, parmi ses innombrables sorties 2013 et 2014, il y a beaucoup de fonds de tiroir. Et si les pépites sont encore là, il faut parfois les chercher assidument. Pour tous les fans de Gucci Mane, il ne reste donc que deux alternatives : attendre que de plus acharnés qu'eux écoutent tout, et daignent séparer pour eux le bon grain de l'ivraie ; ou bien revenir aux valeurs sûres, par exemple ce Mr. Zone 6 de 2010 (à ne pas confondre avec l'album The Return Mr. Zone 6, sorti la même année, mais moins bon), l'une des plus récentes, parmi les grandes mixtapes de Guwop.

GUCCI MANE - Mr Zone 6

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