Fake For Real

Depuis 1997 : critiques, dossiers, sélections et autres papiers, dédiés au rap (et parfois à d'autres musiques)
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Mot-clé - Angleterre

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DIZZEE RASCAL - Showtime

, 18:16

La critique anglaise ayant une fâcheuse tendance à s'emballer facilement (et son homologue française étant souvent bien prompte à lui emboîter le pas), il convenait de rester méfiant quand, en 2003, Boy In da Corner suscita une certaine hystérie journalistique, permettant à son auteur, Dylan Mills alias Dizzee Rascal, un rappeur à peine sorti de l'adolescence, mais plein de verve, d'accéder rapidement à la notoriété et d'être rétribué par le prestigieux Mercury Prize.

DIZZEE RASCAL - Showtime

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THE PALE FOUNTAINS - Pacific Street

, 23:13

Dans la trop grande catégorie des albums maudits, Pacific Street a une place de choix. Tout avait pourtant bien commencé pour les Pale Fountains. Apparu au début de la décennie 80, le premier groupe de Michael Head s'inscrivait dans ce mouvement qui s'émancipait alors de la noirceur du punk et du post-punk anglais pour renouer avec des compositions chatoyantes plus en prise avec les années 60, une tendance qui commencerait avec Orange Juice et qui culminerait, dans le même temps que les deux seuls albums des Pale Fountains, avec les Smiths.

THE PALE FOUNTAINS - Pacific Street

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DAVID BOWIE - Low

, 23:03

Dans L'Ancien Régime et la Révolution, Alexis de Tocqueville disait, en gros, que la Révolution Française n'avait pas existé. Ou, plus exactement, que les principes qu'elle portait avait déjà largement travaillé l'Ancien Régime, que celui-ci avait connu au XVIIIème siècle des évolutions majeures, que 1789 n'allait faire, en fait, que radicaliser et proclamer. La leçon ne vaut pas que pour la Révolution Française. Elle vaut pour toutes, mêmes pour celles qui n'ont pas grand-chose à voir avec la politique, même pour celles qui ne sont, par exemple, que musicales. C'est le cas du chambardement punk. On le présente encore trop souvent comme une rupture radicale dans l'histoire de la musique, comme un nouveau départ, comme une année 0. Alors qu'en fait, tout ou presque existait avant lui.

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BLACK BOX RECORDER - England Made Me

, 22:30

Luke Haines n'a jamais été un garçon vraiment fréquentable. D'accord, en 1993, il avait annoncé la clinquante vague brit pop avec son New Wave. Mais il en représentait le côté obscur, la face cynique, avec ses commentaires sociaux empreints d'ironie. Averti des petitesses de notre monde, il se posait en héritier de Ray Davies. Et plus tard, avec son projet d'après les Auteurs, Baader Meinhof, il avouerait une étrange fascination pour les terroristes de la Bande à Baader.

BLACK BOX RECORDER - England Made Me

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PUBLIC IMAGE LTD. - Public Image (First Issue)

, 23:00

C'est marrant, les goûts, les modes et les couleurs. Regardez Public Image, par exemple. Après que le groupe ait montré la voie, après avoir incarné le futur du rock, non, mieux que ça, l'après rock, après avoir été au comble du succès critique à la fin des années 70, ils étaient tombés en désuétude au fil de la décennie suivante. Les tendances changeant, les générations se succédant, ils étaient devenus le souvenir d'une époque révolue, leur son semblait daté. Avant que les très revivalistes années 2000, finalement, ne leur restituent leur prestige d'antan.

PUBLIC IMAGE LTD. - Public Image (First Issue)

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TALK TALK - The Colour of Spring

, 22:15

Quand il est sorti, The Colour of Spring a cartonné. C’est d’ailleurs l’album de Talk Talk qui s’est le mieux vendu, aidant le groupe à négocier le budget déraisonnable qui lui permettra d’enregistrer plus tard le chef d’œuvre Spirit of Eden. Oui mais voilà, plus de vingt années ont passé, et depuis, le troisième album du groupe paraît pris en tenaille. Il est le disque charnière, celui pile à mi-chemin entre le Talk Talk populaire et néoromantique de The Party’s Over et de It’s my Life, et le Talk Talk expérimental et évanescent de Spirit of Eden et de Laughing Stock.

TALK TALK - The Colour of Spring

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THE BROTHERHOOD - Elementalz

, 23:02

La première théorie concernant le rap anglais, c’est qu’il n’a jamais vraiment existé. A la manière de beaucoup d’autres scènes hip-hop nationales, il n’aurait produit que de pâles copies des originaux américains, des Nextmen et des Creators sans grande saveur, et qui n’auraient jamais fait avancer le schmilblick. La seconde, la plus juste, est que le hip-hop aurait effectivement fait souche en Angleterre, mais qu’il se serait transformé au contact de la rave culture, et qu'il serait devenu en fait des genres aussi différents que le trip-hop ou le grime.

THE BROTHERHOOD - Elementalz

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THE DUKES OF STRATOSPHEAR - Chips from the Chocolate Fireball

, 22:51

Le pastiche est un exercice délicat, le réussir n’est jamais acquis. Plus rares encore sont ceux qui s’avèrent aussi aboutis que les œuvres qu’ils prétendent parodier. Au milieu de la décennie 80, les Dukes of Stratosphear y étaient pourtant quasiment parvenus quand ils avaient prétendu nous transporter 20 ans plus tôt, en plein apogée de la pop psychédélique. Les instigateurs de ce projet extravagant, derrière lesquels se reconnaîtraient bien vite les membres de XTC, avaient même poussé la farce jusqu’à prétendre que tout cela, cet EP apparu le 1er avril 1985 (25 O’Clock), puis cet album sorti deux ans plus tard (Psonic Psunspot), regroupés tous les deux sur le présent CD, provenaient d’un groupe oublié des années 60.

THE DUKES OF STRATOSPHEAR - Chips from the Chocolate Fireball

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DAVID BOWIE - Aladdin Sane

, 22:22

Chez les critiques, il est souvent question du syndrome du deuxième album. Cette formule journalistique, cependant, est sans fondement. Un disque n’est attendu au tournant qu’à partir du moment où celui d’avant a été un succès. Difficile, en effet, de juger la tête froide le successeur d’un album qui a cartonné. Une part d’aléatoire s’insère alors dans les réactions des commentateurs. Pour des raisons indépendantes de sa qualité propre, le disque évalué peut être monté au pinacle ou descendu en flèche, sans qu'aucune de ces deux réactions ne soit légitime.

DAVID BOWIE - Aladdin Sane

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ECHO & THE BUNNYMEN - Ocean Rain

, 22:21

Comme tout a déjà été dit sur Ocean Rain, un disque souvent considéré comme le grand classique des hommes-lapins de Liverpool, abordons-le sous un angle personnel. Et partant, que les choses soient claires : Echo & the Bunnymen, j’étais bien trop jeune pour ça. C’était un groupe pour ma grande sœur. C’est longtemps resté pour moi le produit d’un autre âge, l’une des ultimes flammes d’une époque post-punk révolue, un truc daté et déclinant, une lubie de la génération d’avant.

ECHO & THE BUNNYMEN - Ocean Rain

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PORTISHEAD - Roseland New York Live

, 22:52

La longue attente de onze ans entre le deuxième album studio de Portishead et le tout dernier, Third, a semblé interminable à bien des gens. Pourtant, au cours de ce long intervalle, le groupe ne nous avait pas laissés totalement sans nouvelle. Au beau milieu, en 2002, il y avait eu Out of Season, ce disque de Beth Gibbons enregistré avec Rustin Man, alias Paul Webb de Talk Talk. Et puis quelques années plus tôt, cet album live enregistré à New York avec un orchestre philharmonique.

PORTISHEAD - Roseland New York Live

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SIMON REYNOLDS - Rip It Up and Start Again

, 22:41

En 1978, deux ans seulement après sa naissance, un seul après son explosion médiatique, le punk était déjà mort. Toutefois, même si elle refermait une page marquante de l'histoire du rock, cette fin ouvrait une nouvelle ère plus riche encore, et plus créative. Tel est l'argument que Simon Reynolds, critique émérite, connu pour avoir inventé le terme de post-rock et pour un ouvrage dédié à la rave culture, développe dans son Rip it Up and Start Again. Derrière ce titre pioché chez Orange Juice, se cache une histoire détaillée de cette époque bénie qu'a été l'après-punk, l'une des plus passionnantes qu'aient traversée les musiques actuelles, second âge d'or pour le rock britannique après l'ère pop des années 60.

SIMON REYNOLDS - Rip It Up and Start Again

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