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Depuis 1997 : critiques, dossiers, sélections et autres papiers, dédiés au rap (et parfois à d'autres musiques)
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WAKA FLOCKA FLAME - Lebron Flocka James

, 16:06 - Lien permanent

Waka Flocka Flame est l'exemple même du rappeur qui a su concrétiser sur album toutes les promesses faites au préalable sur mixtapes. Sorti fin 2010, Flockaveli fut comme espéré un sommet de rap brutal et viscéral. Il sut consolider le meilleur de la salve de sorties, pas moins de huit, que ce protégé de Gucci Mane (il était le fils de sa manager de l'époque) avait proposée gratuitement depuis 2009. Considéré aujourd'hui comme un classique, cet album ne doit cependant pas invalider et faire oublier ces projets qui l'avaient précédé et annoncé, notamment les premiers volumes des séries Salute Me or Shoot Me et LeBron Flocka James.

WAKA FLOCKA FLAME - Lebron Flocka James

So Icey Ent. :: 2009 :: télécharger la mixtape

La seconde est connue pour avoir révélé le single le plus significatif de la carrière de Waka Flocka, le plus emblématique de sa collaboration gagnante avec le producteur Lex Luger : "Hard in da Paint". Ouvert par d'inoubliables notes tout en pompe wagnérienne, fort d'une grande entrée en scène du rappeur, le morceau avait du début à la fin la puissance d'un bazooka. L'intéressé y étalait son art. Il traitait du sujet au cœur du hip-hop depuis les origines, l'affirmation de soi, mais sans détour, sans décorum, sans figure de style superflue, de manière brute, crue, avare en mots, et portée par une voix âpre. Historique, ce titre subirait ensuite de nombreux emprûnts, remixes, freestyles et reprises, et même une parodie, qui souligneraient à chaque fois davantage son impact. Il était le moment central d'une mixtape, dont il reprenait le thème basketball : "hard in da paint", en effet, est un terme issu de ce sport, qui désigne une volonté de marquer à tout prix.

Avec ce titre, Waka Flocka frappait donc les esprits, mais c'est toute la mixtape qui valait le détour. Recelant aussi un autre tube du rappeur, "O Let's Do It", elle proposait bien plus qu'un avant-goût de l'album. C'était déjà, sur près de 80 minutes, une déflagration. C'était une suite d'odes barbares, rythmées par des cris de fauve et des bruits de flingue, et enchainées sans temps mort. En plus des titres les plus connus, de nombreux autres comme "Wats Banging", "Gangsta Hop", "Go Duffy", "Hoodrich", "Fuck da Police", "Southside Anthem", produits ou non par Lex Luger, donnaient un aperçu des beats lourds, violents et exaltés du producteur, tandis que "Flexin" et une relecture personnelle de l'excellent "Wasted" empruntaient leur style frénétique et sautillant aux autres rappeurs du 1017 Brick Squad, comme Gucci Mane et OJ da Juiceman. Ces derniers étaient bien sûr présents, ainsi que beaucoup d'autres comme Papoose, Gorilla Zoe, La Chat, Cartel et le chanteur David Blayne. Plutôt que d'alourdir la mixtape, tous ces gens apportaient un remède au registre limité du rap de Waka Flocka, contribuant à faire de LeBron Flocka James bien davantage qu'un simple outil promotionnel.

Vos 5 albums / mixtapes 2009

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