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JUICY J & LEX LUGER - Rubba Band Business 2

, 20:19 - Lien permanent

A la fin de la décennie 2000, près de vingt ans après les débuts de la Three 6 Mafia, et suite aux apothéoses qu'avaient été son Oscar et le succès de "Stay Fly", Juicy J concentrait ses efforts sur sa carrière solo. Il sortait alors quelques albums, Hustle Till I Die en 2009 et Stay Trippy en 2013, mais aussi une ribambelle de mixtapes, la plupart proposées sous son seul nom, certaines en duo avec son frère Project Pat, et d'autres, les deux éditions de Rubba Band Business, en collaboration avec Lex Luger. En débauchant ainsi un producteur de seize ans son cadet, celui qui avait offert à Waka Flocka et à Rick Ross quelques unes des tueries du moment, le rappeur de Memphis, désormais un vétéran, cherchait sans doute à se montrer toujours d'actualité. Et pour tout dire, il y parvenait plutôt bien.

JUICY J & LEX LUGER - Rubba Band Business 2

Trap-A-Holics :: 2011 :: télécharger la mixtape

Les 110 minutes du second Rubba Band Business, le meilleur, étaient en effet une suite inépuisable d'odes juvéniles, une longue célébration hédoniste dédiée à la fête, au sexe, et surtout aux drogues, dont Juicy J abordait tous les types, kush, lean et autres, sur "So Damn Fucked Up" comme ailleurs. Trois choses seules l'intéressaient : "Pills Weed Pussy", pour paraphraser un titre. En plus de bouffées d'agressivité récurrentes ("Bonbay Gin Dance", "Killa", "Introduce", "Street Shit", " What The Fuck Y'all On"), il ne traitait que de ces thèmes. Et compte-tenu de son phrasé saccadé un peu mécanique et de la durée du projet (28 titres), la lassitude aurait dû être au rendez-vous. Mais c'était sans compter sur Lex Luger, qui renouvelait sa formule. Si celle-ci était toujours reconnaissable, comme sur le très bon "Inhale", elle prenait parfois une tournure moins bulldozer qu'à l'habitude, plus atmosphérique, par exemple sur cet autre sommet qu'est "Smoke that Bitch".

Les deux hommes aussi, conviaient assez de gens pour faire varier les plats. Certes, sur "Me", Sonny Digital sonnait plus Lex Luger que nature, mais d'autres producteurs venaient avec leurs registres propres. C'est ainsi, de "Celebration" à "Paid For Bitch I Own You", que la mixtape prenait une coloration soul et R&B, grâce au travail de Big Germ. Même diversité côté rappeurs. Juicy J poursuivait sa cure de jouvence en s'entourant de figures de la nouvelle génération : Wiz Khalifa, dont il rejoindrait le Taylor Gang plus tard en 2011, mais aussi Machine Gun Kelly, Don Trip, Casey Veggies, les gens de Travis Porter sur le très bon "Durr She Go", Curren$y sur un "Paid for Bitch I Own" relax, taillé sur mesure pour son rap enfumé. Et Billy Wes venait quant à lui jouer son rôle de cronner R&B. En fait, au-delà du seul Juicy J, Rubba Band Business 2 était comme une grande célébration du rap de l'époque, un rap dont il était un parrain important, le grand inspirateur.

Vos 5 albums / mixtapes 2011

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