Fake For Real

Depuis 1997 : critiques, dossiers, sélections et autres papiers, dédiés au rap (et parfois à d'autres musiques)
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HIP-HOP INDEPENDANT - Toujours plus d'albums

, 23:08 - Lien permanent

Mais où est donc tel ou tel album indispensable ? Pourquoi n'avez-vous pas cité tel ou tel artiste essentiel ? Telles sont quelques unes des questions qui nous ont été posées, quand nous avons mis à jour notre liste des 150 meilleurs albums du rap indé. La raison de ces manques, c'est qu'on ne peut pas tout dire, c'est qu'il faut faire des choix. Toutefois, pour s'assurer que l'horizon couvert soit le plus large possible, nous accompagnons la première liste d'une seconde, complémentaire. Une liste, comme l'autre, à faire vivre et à compléter peu à peu dans le temps.

OCTAVIUS & 4AM - Electric Third Rail

TOUT PLEIN D'AUTRES ALBUMS INDE NOTABLES

Aucun des albums suivants n'a été admis dans la première liste, parce que sa qualité nous est parue moindre que celle des 150 sélectionnés. Mais il s'agit soit de bons disques, soit de sorties peut-être surestimées, mais notables ou emblématiques, dont il nous faut malgré tout parler, dans un souci d'exhaustivité.


ARCHETYPE - Red Wedding (2012)

ARCHETYPE - Red Wedding

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A une heure très tardive, alors que la vague du rap indé était oubliée, certains groupes parvenaient à perpétuer et à prolonger avec succès son esthétique, de manière anachronique mais avec succès, à l'aide d'un hip-hop humble, sérieux et introspectif, et d'arrangement musicaux variés et sophistiqués. Tel était le cas, dans les années 2010, du duo Archetype, des vétérans de l'Etat du Kansas.


BIGG JUS - Black Mamba Serums v2.0 (2004)

BIGG JUS - Black Mamba Serums v2.0

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Une fois Company Flow séparé, Bigg Jus ne bénéficia pas de la même attention qu'El-P, loin s'en faut. Il sut pourtant produire lui aussi des albums remarquables de rap engagé et expérimental, parfois plus radicaux que ceux de son collègue, peut-être même meilleurs, mais aussi bancals, difficiles, obtus et brinquebalants, comme ce Black Mamba Serums qu'il a pourtant voulu retravailler sans cesse.


BOMARR - Scraps (2007)

BOMARR - Scraps

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Il n'y a pas vraiment de chefs d'oeuvre dans la discographie des délirants Restiform Bodies. Ces gens préfèrent enregistrer leurs idées comme elles viennent, à l'arrache. Leurs disques sont donc de gros fouillis frustrants. C'est le cas de Scraps, un tour CD enregistré par le Bomarr Monk. Mais cet album est aussi, pourtant, l'un des plus recommandables et riches jamais sorti par ces gens.


CASTHEADWORK - Natural Patterns (2003)

CASTHEADWORK - Natural Patterns

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Avant même de fonder le collectif Imaginations Treetrunk, le producteur de Vancouver Aalo Guha, avec l'aide des rappeurs Cle et Azrael, avait sorti dans la plus grande confidentialité un grand disque dépressif et contemplatif, une sorte de mélange improbable entre rap et musique de relaxation. C'est sur ce disque, cependant, bien plus qu'avec les prochains, que son talent était le plus patent.


CENTA OF DA WEB - Beyond Human Comprehension (1996 / 2003)

CENTA OF DA WEB - Beyond Human Comprehension

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Avant Cannibal Ox et The Cold Vein, il y eut la Atoms Family. Et avant la Atoms Family, il y eut le trio Centa of da Web. Leur seul EP, sorti en 1996 et réédité en 2003, permet de comprendre comment une partie du rap de rue hardcore new-yorkais du début des années 1990 s'est mis à virer science-fiction, à jouer des expérimentations et à marcher sur la tête à la fin de la même décennie.


COMPILATION - Bassments of Badmen Vol. 2 (2003 / 2010)

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La première compilation Bassments of Badmen, en 1996, avait permis de faire connaître la scène hip-hop d'Halifax, Nouvelle-Ecosse. Et la seconde, 7 ans plus tard, étendant le spectre plus loin au Canada, voire passant la frontière avec les Etats-Unis, était pas mal non plus, avec quelques morceaux de choix signés Noah 23, Epic, Thesis, Toolshed, Creature Box, Jesse Dangerously et Restiform Bodies.


COURDEK - Synchronicity (2006)

COURDEK - Synchronicity

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Proches du prolifique West Coast Underground, les artistes de Phoenix représentés par Brad B, les Drunken Immortals et le label Universatile Music ont souvent souffert d’un déficit d’originalité comparés à leurs voisins californiens. A l'exception toutefois de cet album de Courdek, où le rappeur du collectif Avenue of the Arts faisait preuve d'une musicalité assez inédite pour le rap de l'Arizona.


CUT CHEMIST MEETS SHORTKUT - Live At the Future... (1998)

CUT CHEMIST MEETS SHORTKUT - Live At the Future Primitive Sound Session

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Cut Chemist, membre des Jurassic 5 et d'Ozomatli, collaborateur de DJ Shadow, et Shortkut, des Beat Junkies et des Invisibl Skratch Piklz, livraient en 1998, sur disque, le témoignage d'un show à 5 platines que ces DJs virtuoses avaient assuré ensemble l'année d'avant, à San Francisco. Ce faisant, ils offraient au turntablism l'un de ses premiers albums, et contribuaient à sortir ce mouvement de l'ombre.


DESSA - A Badly Broken Code (2010)

DESSA – A Badly Broken Code

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Le collectif Doomtree s'est progressivement imposé comme l'autre pilier de l'underground rap de Minneapolis, à égalité avec le label Rhymesayers. Et s'il fallait distinguer un seul de leurs albums, peut-être celui-ci serait-il le premier de leur seul rappeuse, Dessa Darling. Ouvert au chant et au spoken word, A Badly Broken Code est en effet, aussi, l'exemple rare d'un disque de rap adulte réussi.


ELIGH - Poltergeist (2003)

ELIGH - Poltergeist

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S’il ne faut retenir qu’un nom, parmi les nombreux membres affiliés au collectif culte Living Legends, c’est Eligh Nachowitz. Il confirmait être le plus fin, le plus habité, le plus créatif et le plus musicien de tous sur Poltergeist, un album qui aurait pu raisonablement prétendre être le meilleur de sa carrière, tout du moins pendant quelques mois, si la suite ne lui avait été encore supérieure.


ELON.IS - Atomik Age (2002)

ELON.IS - Atomik Age

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En 2002, on attendait impatiemment un album des Californiens Disflex6 chez Lex Records, mais celui-ci Robot Dreams, n'est venu qu'en 2005, sur un autre label. Dans l'attente, cependant, le troisième solo du beatmaker Elon.Is, accompagné par ses compères et quelques autres, représentait bien plus qu'un simple amuse-gueule, avec son très bon classic rap, underground et sombre à souhait.


EYEDEA - The Many Faces of Oliver Hart (2002)

EYEDEA - The Many Faces of Oliver Hart

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Eyedea a beau avoir triomphé en battles, il a peiné à traduire pleinement son talent sur disque, usant trop souvent de beats pauvres et sans inspiration pour habiller ses raps. S'il faut retenir un album de sa carrière écourtée par une mort surgie précocément, du fait d'un abus de stupéfiants, The Many Faces of Oliver Hart, une sortie intense et produite exclusivement par ses soins, est celui-là.


FACTOR - Chandelier (2008)

FACTOR - Chandelier

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Le producteur Factor s'est bonifié avec le temps. A l'origine un second couteau de la scène indé canadienne, il a su peaufiner sa science du sample, s'adapter au style de nombreux rappeurs, issus de son pays, du West Coast Underground ou d'ailleurs, et sortir quelques disques solides. Dont Chandelier, une compilation de collaborations, le plus abouti des albums qu'il a sortis sous son seul nom.


FIGURES OF SPEECH - The Last Word (1992-1996 / 2007)

FIGURES OF SPEECH - The Last Word

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Il était temps que les Figures of Speech, qui avaient donné à la compilation Project Blowed l'un de ses titres les plus saillants, aient enfin un album digne de ce nom. Omid s'est donc attelé à la tâche en 2007, en exhumant de vieux morceaux des deux rappeuses, et en offrant ainsi le témoignage précieux d'une époque révolue, au moment même où allait décoller la carrière cinématographique de l'une d'elles.


GLUE - Catch as Catch Can (2006)

GLUE - Catch as Catch Can

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Le second album de Glue est un poil en dessous du premier, il n'en est pas moins son parfait complément. Les raps d'Adeem et les beats de Maker y font preuve du même équilibre, mais ce disque est aussi plus dynamique, plus engagé, plus extraverti. Le trio ne livrera pas d'autre album ensuite, mais celui-ci et son prédécesseur, réussis, auront suffi à lui assurer une place dans le panthéon indé.


HAIL MARY MALLON - Bestiary (2014)

HAIL MARY MALLON - Bestiary

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Au beau milieu des années 2010, deux des plus beaux fleurons du rap indé de la fin du siècle précédent, Aesop Rock et Rob Sonic, prenaient du bon temps ensemble au sein du trio Hail Mary Mallon. Réussi, leur second album respectait toutes les caractéristiques du genre, raps virtuoses, sons de science-fiction, scratches à tous les étages, mais avec un brin d'humour et de dérision bienvenus.


HIDDEN FORTRESS - All That Is (2010)

HIDDEN FORTRESS - All That Is

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Hidden Fortress réinvestit, dix ans après, la veine post-apocalyptique qui a été une tendance clé du mouvement indé. Le duo basé à Vancouver opte pour des sons électroniques, expérimentaux et bizarres et pour un rap cryptique, intense et cataclysmique sur ce second album au format court. C'est anachronique, c'est daté, c'est du déjà entendu, et pourtant, cela fait toujours un certain effet.


HOMEBOY SANDMAN - First of a Living Breed (2012)

HOMEBOY SANDMAN - First of a Living Breed

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Dans les années 2010, Stones Throw est l'une des dernières institutions indé à perdurer, et à avoir pignon sur rue, grâce notamment à une savante politique de diversification. Le New-Yorkais Homeboy Sandman, cependant, y perpétue la tradition d'un rap réfléchi caractérisé par une certaine aisance verbale, des beats originaux et un grand éclectisme, qui est à la fois sa force et sa faiblesse.


JURASSIC 5 - Jurassic 5 LP (1998)

JURASSIC 5 - Jurassic 5 LP

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Let's take it back to the concrete streets, original beats, real live MC's. Exposé sur "Concrete Schoolyard", un de leurs titres emblématiques, le projet du sextet Jurassic 5, des anciens habitués du Good Life Café, était clair : revenir au hip-hop d'avant, à celui, joyeux, insouciant et entraînant de la old school. Une entreprise lassante sur la longueur de l'album, mais réussie sur une poignée de plages.


KNUCK FEAST - Knuck Feast (2007)

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Les frères Ramos, David et Ceschi, étaient si habitués à donner dans tous les genres musicaux possibles et imaginables, rap à la Project Blowed, hardcore ou indie rock, que même quand ils s'essayaient à l'humour et à la parodie, comme avec ce Knuck Feast où ils s'amusaient avec les clichés du crunk et de la hyphy, des musiques contraires aux leurs, c'était bien, c'était à la limite de la jouissance.


LEXICON - Rapstars (2010)

LEXICON - Rapstars

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Les deux frangins de Lexicon avaient commencé à Los Angeles, dans le sillage des Styles of Beyond, en plein coeur de l'ère indé. Ils faisaient alors du rap de backpacker assez conventionnel. Mais en 2006, ils s'étaient réinventés en rappeurs / rockeurs à la Beastie Boys, aboutissant au tube "Junk Food" et au Rapstars EP. Quatre ans plus tard, un troisième album du même nom confirmait.


MAC LETHAL - Irish Goodbye (2011)

MAC LETHAL - Irish Goodbye

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Vainqueur du Scribble Jam, parrainé par Hip Hop Infinity, webzine phare de la scène indé au début des années 2000, signé plus tard chez Rhymesayers, Mac Lethal n'a cependant jamais connu le succès. Il eut pourtant son heure de gloire, tardivement, en 2011, grâce à des vidéos diffusés sur Internet. La même année, il sortit aussi cet album, le plus grand public, peut-être même le meilleur.


OCTAVIUS & 4AM - Electric Third Rail (2000)

OCTAVIUS & 4AM - Electric Third Rail

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A la même époque que cLOUDDEAD, non loin de là, à San Francisco, les producteurs Octavius et 4AM se lançaient dans une démarche très similaire de déconstruction et de métissage du hip-hop, l'emmenant vers les contrées plus claustrophobes, arides et hostiles de l'ambient, de l'indus, du noise ou des musiques électroniques. Il en résultait un album inclassable, atypique et unique.


OF MEXICAN DESCENT - Exitos y Mas Exitos (1997 / 2006)

OF MEXICAN DESCENT - Exitos y Mas Exitos

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Les premiers enregistrements d'Of Mexican Descent, alias les deux gros Mexicains apparentés à Afterlife, Xololanxinxo et 2Mex, sont cultes. Par chance, ils ont été réédités en édition de Lujo par Busdriver dans les années 2000, sur une sortie compilatoire inégale, mais riche de quelques titres d'anthologie, parmi les meilleurs que les deux hommes livreront au cours de leurs carrières.


OPEN MIKE EAGLE - Unapologetic Art Rap (2010)

OPEN MIKE EAGLE - Unapologetic Art Rap

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Un manifeste sur le tard pour un rap alternatif, intello et arty. Voici ce qu'est Unapologetic Art Rap, à l'heure de gloire de l'ignorant rap, même s'il sent davantage l'autodérision et la résignation que de conviction. Et nul n'était mieux placé pour incarner cela qu'Open Mike Eagle, membre éminent de la dernière génération du Project Blowed, et historique de l'underground rap chicagoan.


QUANNUM - Solesides Greatest Bumps (2000)

QUANNUM - Solesides Greatest Bumps

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Du label Solesides, le public n'a longtemps connu que le seul DJ Shadow. Pourtant, le messie du hip-hop abstrait n'a jamais été seul, comme le montrait en 2000 cette compilation pleine à ras-bord de titres d'anthologie proposés tout au long des années 90 par ce label clé de l'underground de la Bay Area, avant que ses artistes ne décident d'entrer dans le nouveau siècle sous le nom de Quannum.


QWEL & MAKER - Beautiful Raw (2013)

QWEL & MAKER - Beautiful Raw

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Jusqu'au coeur des années 2010, Qwel et Maker auront assuré. Ils auront livré ensemble du rap finement ouvragé, guidé par l'amour du travail bien fait, où la science du détail et l'oreille musicale du producteur auront complété à merveille les raps d'un MC abreuvé par son expérience des battles. Dix ans après, Beautiful Raw se montrait en effet un digne successeur au classique The Harvest.


NOCANDO - Jimmy the Lock (2010)

NOCANDO - Jimmy the Lock

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En 2010, l'héritier cardinal du Project Blowed, c'était lui, Nocando. En plus de son activisme dans l'underground de Los Angeles, il convainquait sur disque, notamment ce premier album officiel, où d'un phrasé changeant, assuré et maîtrisé, il habillait une suite de beats incroyablement divers et biscornus, qui témoignaient des expériences hip-hop / électro des soirées Low End Theory.


RADIOINACTIVE - Fo' Tractor (1999)

RADIOINACTIVE - Fo' Tractor

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En 1999, Radioinactive avait déjà derrière lui toute une décennie de rap, pendant laquelle il avait participé à Log Cabin et à West Coast Workforce, deux ensembles au fondement de la scène indé californienne. Mais il n'avait pas encore tout dit. Il attaquerait la suivante en solo, par une série d'albums fouillis mais mémorables, à l'image de ce tout premier, dont le son portait la marque de sa sortie sur cassette.


SCARUB - Heavenbound (2000)

SCARUB - Heavenbound

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Heavenbound avait tout pour contenter le fan parfait de hip-hop underground. Scarub y prenait la posture idéale du sage poète de la rue, de la canaille qui a grandi, du rappeur devenu adulte. A lui seul, il représentait ce qu’ont été et ce que sont aujourd’hui encore son groupe d'appartenance, les Living Legends : pour le meilleur parfois, pour le pire aussi, le collectif undie rap par excellence.


SERENGETI - Family and Friends (2011)

SERENGETI - Family and Friends

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Malgré une production prolifique tout au long des années 2000, Serengeti a longtemps été un second couteau de la scène rap indé. Son premier album solo pour Anticon, cependant, marchant sur les pas de Why? avec son storytelling malin et ironique, son mélange des deux indé, le rock et le rap, et ces beats auxquels Yoni Wolf lui-même a grandement participé, a été une franche réussite.


SWAMP THING - Creature Feature (2012)

SWAMP THING - Creature Feature

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La vague du rap indépendant s'étant retirée depuis fort longtemps, certains de ses acteurs ou héritiers s'agitent encore, animant des mini-scènes confidentielles. C'est le cas de Swamp Thing, un sous-projet du collectif Backburner, lequel réunit quelques vétérans hip-hop indé d'Halifax, Nouvelle-Ecosse, et de London, Ontario, pour un rap ludique et bon enfant aussi anachronique qu'irrésistible.


La suite du classement, bientôt...


10 ALBUMS PRECURSEURS

Ces albums sont sortis avant même qu'on ne parle d'une vague rap indé, et certains même chez des majors du disque. Pourtant, par leur iconoclasme, leurs expérimentations, leur largesse de vue, ils annonçaient ce qui viendrait.


ACEYALONE - All Balls don't Bounce (1995)

ACEYALONE - All Balls don't Bounce

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La plus grande injustice du rap est le rendez-vous manqué d’Acey avec la gloire. Quand son rap virtuose était au sommet, l’heure n’était pas venue. Et quand, dans les années 2000, un rap plus libre était enfin de mise, ses disques étaient moins bons. Il ne restait plus aux nouvelles générations qu’à redécouvrir ses oeuvres d'avant, son premier solo en tête, pour prendre la pleine mesure du rappeur.


COMPILATION - Project Blowed (1995)

COMPILATION - Project Blowed

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Tout ou presque vient de là. En fondant la scène Project Blowed, Abstract Rude et Aceyalone de la Freestyle Fellowship ouvraient une nouvelle voie pour des générations de rappeurs originaux, adeptes de flows rapides et de liberté formelle. Ils démontraient aussi que l’on pouvait bâtir une scène alternative riche et vivace, et la faire survivre durablement à l’ombre des grosse calibrées du rap.


DIVINE STYLER - Spiral Walls Containing Autumns of Light (1992)

DIVINE STYLER - Spiral Walls Containing Autumns of Light

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Dès 1989, Divine Styler avait frappé fort, avec ce patchwork de rap, de hip-house et de reggae qu'avait été le formidable Word Power. Trois ans après, il faisait plus bizarre encore avec l'expérimental Spiral Walls..., préparant son statut de parrain pour la génération indé, de précurseur célébré tout autant par James Lavelle, que par les Styles of Beyond et par Scott Herren de Prefuse 73.


FREESTYLE FELLOWSHIP - To Whom it May Concern (1991)

FREESTYLE FELLOWSHIP - To Whom it May Concern

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De l'avis général, le chef d'œuvre de Freestyle Fellowship, c'est le second album, Inner City Griots. Il est plus accompli, moins inégal. Pourtant, leurs titres les plus visionnaires sont à trouver sur le disque d'avant, sorti en 1991 en catimini, sur cassettes et vinyles uniquement, et réédité au bon moment, en 1999, sonnant alors comme une œuvre neuve, en phase avec le rap indé qui perçait alors.


GODFATHER DON & KOOL KEITH - The Cenobites LP (1995)

GODFATHER DON & KOOL KEITH – The Cenobites LP

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Le premier disque du label Fondle'Em, et donc le disque fondateur de la posture indé, a été l'oeuvre d'un vétéran du rap, secondé par Godfather Don. Avec les sons plus sombres de ce dernier, avec ses paroles hallucinées et ses diatribes contre l'industrie de la musique, c'est le cinglé Kool Keith, des Ultramagnetic MCs qui montrait le chemin, juste avant d'enfoncer le clou avec le projet Dr. Octagon.


KMD - Black Bastards (1994 / 2001)

KMD - Black Bastards

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Avec son afro-centrisme, ses paroles ironiques, son rythme soutenu et sa légèreté, cet excellent album appartenait déjà au passé du rap, en 1994. Cependant, disque maudit, que son label refusa de sortir à cause de son contenu polémique, il n'en a pas moins préparé un chapitre essentiel du rap indé, le rappeur Zev Luv X décidant, suite à la déconvenue de ce classique, de se transformer en MF Doom.


THE NONCE - World Ultimate (1995)

THE NONCE - World Ultimate

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World Ultimate, le premier album du duo The Nonce, regardait vers le passé plutôt que vers le futur, regrettant un hip-hop qui avait perdu son innocence, s'inspirant d'un jazz rap new-yorkais alors en pleine décrue, plutôt que de ses voisins californiens. La nostalgie, cependant, serait bientôt l'une des forces qui animerait la scène indé, et ce grand chef d'oeuvre méconnu du rap l'annonçait à sa façon.


ORGANIZED KONFUSION - Stress: The Extinction Agenda (1994)

ORGANIZED KONFUSION - Stress: The Extinction Agenda

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Au début des années 90, le rap indé existait déjà. Il se montrait audacieux, enflammé, il dénonçait la démagogie et les compromis de certains. Avec leurs albums, et même si une major osait alors sortir de telles œuvres, Pharoahe Monch et Prince Po en posaient déjà les bases. Y compris avec cette pochette, signée par Matt Doo, le même auteur que celle d'un certain Funcrusher Plus.


SOULS OF MISCHIEF - 93 'til Infinity (1993)

SOULS OF MISCHIEF - 93 'til Infinity

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C'est à deux titres que les Souls of Mischief méritent d'être mentionnés. D'abord, pour avoir contribué à faire naître un rap californien différent du gangsta, via cet album, 93 'til Infinity, véritable trésor des années 90. Et puis, plus tard, rejetés par les majors, pour avoir créé leur propre label avec les Hieroglyphics, et être devenus ainsi un pilier fondateur de l'underground de la Baie de San Francisco.


La suite du classement, bientôt...


5 ALBUMS RAP INDE, MAIS PAS RAP

A force de vouloir faire évoluer le hip-hop dans de nouvelles directions, certains ont fini par en sortir, comme le montrent ces 5 albums sortis par des rappeurs issus de la nébuleuse indé et qui, pourtant, n'ont plus grand chose de rap.


ALOE BLACC - Good Things (2010)

ALOE BLACC - Good Things

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Quand un acteur de la scène rap indé connaît la consécration publique, c’est forcément, par définition, qu’il ne fait plus de rap indé. Voir qu’il ne fait plus de rap du tout. Ainsi en a-t-il été d'Aloe Blacc avec ce bien nommé Good Things, l’un des succès inattendus de l’année 2010, où le rappeur d'Emanon se réinventait en crooner soul du XXIème siècle. Son tout meilleur album, hip-hop ou pas.


BUCK 65 - Secret House Against the World (2005)

BUCK 65 - Secret House Against The World

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Quelques temps après être passé chez Warner, Buck 65 parachevait sa mue pop / rock, et réussissait sur Secret House Against the World tout ce qu'il avait raté sur l'album précédent, le très médiatisé mais décevant Talkin' Honky Blues. C'était alors par un disque foisonnant, marqué par son séjour parisien et par le spectre de Gainsbourg, que le Canadien signait l'apogée de sa période non rap.


CESCHI - They Hate Francisco False (2006)

CESCHI - They Hate Francisco False

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Plus d'une décennie après le Project Blowed, un de ses lointains héritiers se prenait pour Paul McCartney. Deux ans après un album crossover réjouissant mais foutraque, Ceschi Ramos se lançait avec réussite dans un vrai disque de pop serti de guitare et de mélodies douces-amères, où survivaient pourtant, par son phrasé rapide et malléable, les traces d'un rap inventif venu de Californie.


LISTENER - Wooden Heart (2010)

LISTENER - Wooden Heart

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Un rappeur issu du hip-hop chrétien, bref pensionnaire chez Mush Records, se lance corps et âme dans un exercice éreintant de spoken word, s'arrachant la gorge sur fond de guitares furibardes. Pas très prometteur, tout ça. C'est en tout cas ce qu'on pense de prime abord, avant de réaliser que sur disque, la formule de Dan Smith, alias Listener, est en fait convaincante, voire franchement redoutable.


WHY? - Alopecia (2008)

WHY? - Alopecia

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Après avoir introduit dans le hip-hop des sons, des thèmes et des postures qui venaient d’un univers plutôt folk, rock et blanc, Anticon a fini par abandonner son genre d'origine. Son indie pop de l'après rap, toutefois, n'était pas mal non plus, comme le prouva le succès critique d'un Yoni Wolf sous influence Silver Jews, mais à qui il restait quelques souvenirs précieux et décisifs de son passé de rappeur.


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