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ADLIB - International Beats

, 22:55 - Lien permanent

Après avoir été à l'origine des Global Phlowtations, collectif californien culte issu de la famille Project Blowed dont Orko Eloheim et Sach, ex The Nonce, faisaient aussi partie, avoir produit quelques disques tout aussi méconnus qu'estimables pour un autre membre du groupe, Inoe Oner, le producteur et rappeur connu également sous le nom de Thavius Beck avait signé quelques disques remarqués chez Mush et Big Dada, grâce auxquels il avait sorti le nez de l’underground californien.

ADLIB - International Beats

Autoproduit :: 2005 :: acheter cet album

Son meilleur album, cependant, n'est pas nécessairement sorti sur ces labels. Cette grande œuvre, c'est plutôt la toute première version de International Beats, une suite d'instrumentaux sans noms, composés par Adlib au fil des ans et sortis en CD-R (sa mouture finale, disponible en version numérique seulement, était un poil inférieure). Elle a été la preuve la plus nette du talent de ce beatmaker clé de l'underground californien, la moins encombrée de collaborations inutiles.

Apparu peu après, cet album réparait les fautes du Zwarte Achtegrond de Lab Waste. Sur ce dernier, en duo avec son compère Subtitle, Thavius Beck avait déjà donné libre cours à ses envies expérimentales, mais paradoxalement, les titres de ce disque étaient attendus, sans surprise. Tout en noirceur, ce hip-hop de robots multipliait les effets pour faire de l’effet, le bizarre pour sonner bizarre.

International Beats, était dans la même tonalité, c'était toujours bel et bien de l'Adlib, bien dark, bien poisseux et bien électronique. Mais ici, ce n'était plus seulement un "Dope Beat" par ci et un "Get the Signal" par là qui se montraient convaincants. C'était toute la galette, qui sonnait plus personnelle, plus instinctive, plus naturellement musicale. Il n’y avait guère que quelques titres comme le onzième ou les trop gros sabots du morceau final qui étaient décevants.

Ailleurs, le "manipulator" en chef frisait le sans faute, avec le piano lumineux du second titre, la guitare et le chant mélancolique sur fond drum’n’bass du sixième, l’électronique hallucinée du septième, le rock qui arrache de la neuvième piste et le Kraftwerk réactualisé de la douzième. Sans oublier le tube de l'album, une brillante quatrième plage où une instru électronique imperturbable jouait à cache-cache avec des choeurs gothique et une trompette tremblante mais éclatante.

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