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ROMA DI LUNA - Find Your Way Home

, 21:46 - Lien permanent

Roma di Luna a tenu ses promesses. Le folk sans âge proposé l’an dernier par le rappeur d’Oddjobs et par sa femme sur le EP Face of my Friends se retrouve à l’identique sur ce premier album. Et cela est magnifique.

ROMA DI LUNA - Find Your Way Home

Autoproduit :: 2007 :: romadiluna.com :: acheter ce disque

Roma di Luna a tenu ses promesses. Find Your Way Home est tout à fait dans la lignée de ce qu’Alexei et Channy Moon Casselle avaient proposé un an plus tôt sur l’excellent Face of My Friends. A l’extrême opposé de ses aventures passées avec Oddjobs ou plus récentes avec Kill the Vultures, celui dont le nom de rappeur est Crescent Moon a troqué son hip hop contre un folk nu et sans âge joué en compagnie de sa femme, et c’est tout bonnement magnifique. Voix superbe de la chanteuse, dépouillement extrême des compositions, absence presque totale de percussions, omniprésence d’une guitare sèche secondée par un violon et par quelques autres instruments très discrets (banjo, accordéon), récits de peines et de désespoir : les ingrédients sont les mêmes que sur le EP annonciateur, et la réussite presque égale. Tout juste ce disque plus long se montre-t-il légèrement moins intense que le précédent, tout juste sa puissance s’est-elle quelque peu diluée.

Les principales évolutions depuis Face of My Friends sont la plus grande présence d’Alexei au chant et quelques moments plus fermement ancrés dans le folklore traditionnel, comme cette sorte de gigue au violon en introduction de l’a capella "Tree of Life" ou le refrain de "Burry me Beneath the Killers Field". Mais dans l’ensemble, tout est pareil. Comme la première sortie du duo, Find you Way Home s’ouvre sur une grande chanson, avec ce "Devil Walks" où la guitare d’Alexei et la voix de Channy Moon s’accompagnent de très légères notes de banjo, avant que ne survienne un somptueux final au violon. Comme sur Face of My Friends, la plupart des morceaux sont déchirants de beauté, de ce "Plenty" où s’entend la seule guitare électrique de l’album au lumineux ‘Inside the Bells’ où les époux chantent de concert, en passant par la complainte de "No Child of My Own". Sans oublier la formidable reprise du "In the Aeroplane, Over the Sea" de Neutral Milk Hotel qui clôt le disque dans l’un de ses moments les plus forts, preuve ultime de la réussite de cette étonnante reconversion entreprise par Crescent Moon avec l’aide de sa belle.

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