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INDEPTH & THE ESCAPE ARTISTS - Red Sprites & Blue Jets

, 21:43 - Lien permanent

Nouvelle collaboration transatlantique, avec ce disque des Néerlandais InDepth et des Californiens Escape Artists. Et dans ce cas, une fois n’est pas coutume, ce sont les Européens qui s’en tirent le mieux.

DNS Records :: 2007 :: acheter ce disque

Ce vinyle en édition limitée est le résultat d’une collaboration transatlantique, exercice de plus en plus fréquent en matière de hip hop et d’autres genres à l’époque d’Internet. D’un côté les Escape Artists, rappeurs arty californiens, vétérans de la scène rap indé, même s’ils n’ont que rarement été mentionnés sur ces pages. De l’autre, InDepth, duo en provenance des Pays-Bas, révélé il y a quelques années par The Expansion Pack, un disque sorti sous le parrainage des Living Legends. En plus de se partager les morceaux (trois chacun, et un titre en commun), les deux groupes ont appelé d’autres artistes en renfort, dont DJ Mayonnaise, L'Roneous, ainsi que les charismatiques MC’s californiens 2Mex, Awol One et Ellay Khule.

Au petit jeu du split album (ou EP, peu importe), ceux qui s’en tirent le mieux sont les Néerlandais, grâce à l’excellent "Flirt", le meilleur titre du disque, une sorte de complainte rauque et éthylique déclamée sur l’une des instrus lentes, étranges et vaporeuses typiques du duo. La réussite est également au rendez-vous avec le saxophone et la basse jazz fatigués de "Stay with Me". Et si le quasi instrumental débridé de "Voc Mentality", auxquels prennent part les scratches de DJ Beedie, se montre plus difficile à saisir, il a au moins le mérite de l’inventivité.

Les Californiens, en revanche, peinent à convaincre. Avec une musique lente et sombre qui ne dépareille pas avec celle du duo néerlandais, les MC’s d’Escape Artists s’en tirent sur "Fall on Ourselves". Ouvert par des cuts, dominé par une ambiance sombre et prolongé par plusieurs mouvements, "Fool's Gold", le titre commun, révèle aussi quelques saveurs passagères. Mais après, cela se révèle moins passionnant, surtout avec cet exténuant "Headstrong", posse cut final, que la présence de meilleurs rappeurs ne sauve pas de l’ennui. Sur ce disque partagé, donc, une fois n’est pas coutume, ce seront les Européens qui se tireront le mieux du petit jeu assassin des comparaisons.

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