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JOE DUB & FACTOR - Live in 75

, 21:35 - Lien permanent

Deuxième collaboration californienne réussie cette année pour Factor. Après Only Death can Kill You, c’est un autre disque modeste mais plaisant que le producteur nous propose, avec l’aide de Joe Dub cette fois.

Side Road Records / Asita Recordings :: 2007 :: acheter ce disque

L’axe Californie / Saskatoon célébré sur la première plage de ce disque n’est pas nouveau en matière de hip hop. Le dénommé Factor s’en est même fait une spécialité. L’abondante discographie de ce beatmaker des prairies canadiennes abonde de collaborations avec des artistes de l’underground rap californien. Existereo, Akuma et Kirby Dominant, notamment, ont déjà prêté leurs voix et leurs phrasés aux beats du patron de Side Road Records. Leurs disques communs n’ont pas toujours été de franches réussites, il est vrai. Mais il y a quelques semaines seulement, le producteur nous a floués avec ce très joli Only Death can Kill You conçu avec l’irremplaçable Awol One. Et il a remis le couvert avec le presque aussi charmant Live in 75 sorti dans les mêmes eaux et enregistré cette fois avec l’appui de Joe Dub.

Joe Dub, ce faux californien (il vit depuis plusieurs années déjà à Hawaï), n’a certes pas le charisme et la personnalité d’Awolrus. Mais sur ce nouveau disque sans plus de prétention que l’autre, nos deux seconds couteaux du rap indé atteignent le même point d’équilibre, que le rappeur s’exprime tout seul ou qu’il partage le micro avec sa compagne Topic, avec ses amis du West Coast Underground (Ellay Khule, Kirby Dominant, Matre, et Awol One bien sûr), avec les compères canadiens de Factor (Nolto, Kay the Aquanaut, Cam the Wizzard) ou avec un transfuge de Galapagos4 (Mestizo).

Tandis que Joe Dub semble avoir abandonné cet étranglement dans la voix qui rendait ses raps passablement pénibles sur The Walk, Factor emploie ses recettes les plus éprouvées : morceau enjoué et printanier ("Glen Park Revisited" et "Worst Way"), boucle de guitare séduisante ("Closed Mouths don’t Get Fed"), joli final languide ("Voice Mail"). Comme sur le disque avec Awol One, le producteur sort le son adéquat, comme sur ce "Day Dreaming" dont le piano et le synthé accompagnent au mieux le sujet annoncé par le titre. Les deux jouent la sécurité, ils sont modestes, ils ne tentent pas grand-chose. Mais cela est payant. Malgré quelques titres en retrait où le producteur se contente de laisser courir une boucle de feignant ("Ask Marz"), ce nouveau disque se montre globalement plaisant.

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