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BRACKEN - We Know About the Need

, 21:48 - Lien permanent

Avec sa pop électronique contemplative, la musique de Chris Adam ne dépareille pas sur le label phare du rap pas comme les autres. Toutefois, la richesse que dévoile finalement ce disque si monotone à prime abord, c’est bien la marque de fabrique de Hood, son groupe d’origine.

Anticon :: 2006 :: acheter ce disque

Anticon poursuit son histoire d’amour avec Hood. Commencée en 2001 avec la participation de Dose One au très bon Cold House, elle a continué au début de cette année avec ce disque signé par Chris Adam sous le pseudonyme de Bracken. C’est donc peu ou prou la musique vaporeuse du groupe anglais que l’on retrouve sur We Know about the Need, c’est la même succession de mélodies pop noyées dans une électronique brumeuse que sur les derniers albums de Hood, c’est la même atmosphère d’apathie et de désolation. Mais en même temps, avec la quasi disparition de tout "véritable" instrument et de tout son organique, avec ses longs chants étirés en une sorte de complainte interminable, Adam s’inscrit sans mal dans l’univers d’Anticon.

C’est une impression d’atonie et d’uniformité qui domine à premier abord sur We Know about the Need, le sentiment d’avoir à faire à une recette maintenant largement éprouvée avec toutes ces chansons plongées dans une mixture électronique, la sensation d’avoir à faire à ces essais ratés de grâce et de magnificence dont un Alias, par exemple, s’est autrefois montré fautif. Mais Bracken est bien moins maladroit. Comme les disques de Hood, celui-ci se doit d’être réécouté. Du difficile "Evil Teeth" tout en bruits lents au planant "Back on the Calder Line" en passant par un "Four Thousand Style" plus pop avec son accordéon et sa jolie mélodie et par les glitches de "Many Horses", se dévoile finalement une richesse bien plus grande que sur la plupart des sorties récentes d’Anticon.

Quelques passages plus ennuyeux comme le quasi instrumental "Fight or Fight" et la langueur de la voix omniprésente de Chris Adam écartent toutefois ce disque du meilleur de Hood. Mais tout de même, dans l’ensemble, nous ne sommes pas bien loin.

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