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DEEJAY OM - Reheated Naan & Curry

, 10:29 - Lien permanent

Galapagos 4, le temple du classicisme rap indé, succombe aux charmes de la musique indienne. Et le comble, c’est que ce disque world music se montre moins rasoir que d’autres sorties récentes du label.

Galapagos 4 :: 2007 :: acheter ce disque

Il y a comme un souci de renouvellement chez Galapagos 4 ces derniers temps. Quelques mois plus tôt, le plus classique des labels de la vague rap indé sacrifiait temporairement, avec le second album de Royce, à la tendance de fond de cette scène hip hop : la virée vers le rock et la pop. Aujourd’hui, c’est carrément une expédition dans la musique indienne que nous propose Deejay Om, avec un titre qui fait référence à une chaîne de restaurants indiens, des morceaux aux intitulés aussi kitsch et élégants que "Joy, Oh! Oh! Oh! The Bengal Tiger!" et "Dancing with the Ladies of Bombay", une pochette aux couleurs orientales chatoyantes et même un sachet de curry véritable pour accompagner la version promo.

Cette fois non plus, Galapagos 4 n’est à la pointe de l’avant-garde. La démarche n’est pas neuve, DJ Shadow et Dan the Automator s’étaient livrés au même exercice avec Bombay the Hard Way. Mais cela n’empêche pas ce Reheated Naan & Curry d’être moins rasoir que beaucoup de sorties récentes du même label. Même si l’on n’est pas un fou furieux de world music, de l’alliance nécessairement grossière entre sons du monde et rythmes occidentaux, il faut reconnaître à ce disque des passages efficaces comme l’excellent "The Arrival", comme l'entraînant "Drums and Passion" et comme ce "This is Breakdance" aux guitares et au rythme très dansants ("one two cha cha cha" !!). Il faut également remarquer les jolis titres lents que sont "Hindi Whoridin" et "East Meets West".

Au moins sur la première moitié du disque, ce n’est pas la surcharge de sitars, tablas, mantras et chants bollywoodiens crainte un temps. Et si la fin du disque se montre moins convaincante et trop chargée d’épices, les plats indiens réchauffés qu’OM nous propose ici s’avèrent globalement moins indigestes que prévus.

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