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LIVING LEGENDS - Legendary Music Volume 1

, 21:52 - Lien permanent

A priori, c’était ça la solution ; compiler des morceaux des Legends sur des disques réguliers, puisque les huit rappeurs californiens ne peuvent pas s’empêcher de sortir des albums inégaux. Cependant, manque de chance, ce Legendary Music Volume 1 est aussi décevant qu’une sortie moyenne du groupe.

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En fait, c’est un peu ça la solution. Puisqu’ils ne peuvent pas s’empêcher de sortir des disques à tire-larigot, puisqu’ils sont trop prolifiques et qu’ils ne soignent pas leurs albums comme il le faudrait, loin s’en faut, les Living Legends ont tout intérêt à sortir des synthèses, des best-of périodiques de leur abondante production. C’est sans doute comme cela qu’il faut comprendre ce dernier disque du collectif californien, intitulé modestement Legendary Music Volume 1. Cet album daté de l’an dernier n’est pas un album commun comme Classic, Almost Famous ou Creative Differences. C’est une sélection de titres enregistrés en solo, en duo ou en trio par les 8 rappeurs et quelques invités, proposés en avant-goût de disques à venir, c’est une compilation sur le mode de sorties plus anciennes comme Angelz WIT Dirty Faces ou Crappy Old Shit qui célèbre les dix ans du groupe. Ce tri, cet écrémage, c’est exactement ce qui était attendu des Legends. Mais au bout du compte, malheureusement, c’est aussi morne et décevant qu’un album moyen du groupe.

Comme toujours, quelques morceaux se distinguent, à commencer par le premier, un "Moving at the Speed of Life" signé par Asop et par ce bon vieux Slug, tellement léger et entêtant qu’il en ressemble à du… Josh Martinez. Sur "2010", l'usage par les 3 Melancholy Gypsys d’un sample sorti de la reprise par Nirvana de "The Man Who Sold the World" s’avère redoutable, de même que le piano de "Remember Who We Are", le titre conclusif signé par G&E. Et puis il faut sauver "Artsy", un diss track déclamé par The Grouch et sauvé par son rap et ses paroles. Le reste, en revanche, ne vaut pas tripette. Les Legends semblent pourtant avoir voulu mettre en valeur des morceaux accrocheurs. Les titres sont moins austères qu’à l’accoutumée, il y a du groove, du funk, du r’n’b, de la romance, des beats sirupeux. Mais ça ne fonctionne pas. Quand par exemple, Luckyiam et Marty James se lancent dans un "Another Day" qui se voudrait sexy et entraînant comme du Outkast, ça n’est que mou du genou. Sur "Rap, Rap, Rap", le même Luckyiam réaffirme qu’il est difficile de percer sur le marché sursaturé du rap. Mais ce n’est pas avec ce disque que cela va s’arranger. Legendary Music Volume 1, désolé, n’a vraiment rien pour devenir légendaire.

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