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LILEA NARRATIVE - Nouvelle Chair

, 21:43 - Lien permanent

Plus de huit ans passés à chercher la perle hip hop dans tous les pays imaginables. Tout ça pour découvrir un artiste tout à fait dans mes cordes à deux pas, dans ma bonne ville de Caen.

Purée Noire :: 2006 :: acheter ce disque

Des années à chercher la petite perle hip hop dans tous les pays imaginables, à fureter aussi loin qu’en Russie, au Japon, au Canada ou en Australie, à chasser au bout du monde la curiosité rap. Et pas toujours avec succès. Tout ça pour découvrir qu’à deux pas de chez moi, dans cette bonne ville de Caen où je passe la moitié de mon temps, il existe un artiste qui répond à mes attentes. Cet artiste, c’est Laurent Feuillet, ancien étudiant en arts du spectacle, graphiste, co-responsable de Purée Noire (un label lancé dans le sillage du fanzine du même nom), beatmaker sous le pseudo de Liléa Narrative et auteur à ce titre d’un deuxième album, Nouvelle Chair, fait d’instrumentaux hip hop tout à fait dans nos cordes.

La formule Liléa Narrative n’est pas neuve. Elle consiste à habiller telle ou telle mélodie accrocheuse avec des scratches, des vocaux raps samplés chez les grands anciens et d’autres attributs hip hop. Il s’agit de livrer quelques passages explosifs au milieu de titres plus mélancoliques, de chasser la monotonie par des ruptures bien senties ("La Femme au Lait Noir") et de donner à tout cela une ambiance cinématographique à grands coups de nappes et de violons. Les influences de ce beatmaker nourri au trip hop, à Warp, à Ninja Tune et aux artistes de la vague rap indé popularisés par ces labels anglais sont faciles à retracer. Mais Feuillet digère et restitue cela avec talent sur une collection de titres plutôt craquants.

Qui plus est, Liléa Narrative passe bien l’épreuve du featuring. Il y a trois MCs sur Nouvelle Chair, trois rappeurs qui, en plus d’être bien servis par les sons, apportent du sel au disque chaque fois que les instrumentaux commencent à lasser. Le premier de ces invités est ce bon vieux Tes sur "Buffalos Stance", et la musique sur laquelle il vient poser ses raps et son beatboxing lui va finalement beaucoup mieux, au hasard, que celle des Neurologists. Le second est Mutha, dont l’intervention sur "I.C.A." est efficace et offensive. Le troisième, lui, n’est pas un rappeur véritable, et cette imitation assumée de Dose One avec laquelle Liléa Narrative lui-même accompagne "Machoire Cut" est d’un charmant amateurisme. Mais sur le petit piano de ce diss track qui explose à la fin, le folkeux anglophone Cow Boy fait preuve d’attitude. Après sa prestation, l’album peut s’achever tranquillement. L’essentiel est assuré, Liléa Narrative a prouvé qu’il ferait bon rester près de Caen, ces temps-ci.

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Commentaires

1. Le samedi 2 juin 2007, 20:58 par bangermax

Salut ami caennais, j'adore Liléa Narrative, je l'ai découvert à Nordik Impact, et je vais acheter son album dès sa sortie : 12/06/2007.
J'ai un blog (qui parle de musique evidemment) :

bangermax.blogspot.com
@+

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