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Depuis 1997 : critiques, dossiers, sélections et autres papiers, dédiés au rap (et parfois à d'autres musiques)
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CELSIUS - Kickin' It to Hell N Back

, 22:19 - Lien permanent

L’Australie, c’est loin, et cet éloignement n’a pas facilité la découverte en temps et en heure du rap mordant de Celsius. Mais comme vous le savez, il n’est jamais trop tard pour parler d’un bon album.

Crookneck Records :: 2004 :: acheter ce disque

Sereck et Brass viennent de Sydney, et Sydney, c’est loin. Malgré une critique avertie sur le webzine suisse moribond Urban Smarts, en dépit d’une présence ancienne au cœur de la scène rap australienne, il n’était pas évident de découvrir le second album de Celsius. Mais il n’est jamais trop tard pour découvrir un bon album. Et "bon", Kickin' It to Hell N Back l’est diablement. Vue de loin, leur formule n’a rien de neuf. Rien à voir, par exemple, avec le hip hop inventif, foufou et multiethnique de Curse ov Dialect, à peu près les seuls compatriotes rappeurs que nous leur connaissons. Ces MC’s australiens là donnent dans un style "battle" agressif et servent leurs paroles mordantes sur des boucles électroniques, dans la lignée du hip hop indé que nous adorions tous aux alentours de l’an 2000. Mais avec ces deux-là et leurs copains Sinus et Def Wish, ce rap du passé se montre aussi marquant et frais qu’au premier jour.

Avec "Bring down the House" et ce petit accompagnement électronique qui ne s’impose qu’une fois le titre largement entamé, avec la old school réinventée de "Programme the 808", avec le contraste parfait entre rythmes d’époque et phrasé de notre temps sur "Small Talk", l’album commence bien. Mais arrivé à mi-chemin, avec ce "To Hell N Back" qui ressemble à une rencontre entre Ruberoom et les Beastie Boys sur un riff de guitare (vous voyez la déflagration…), il devient franchement impressionnant. D’autant que ça enchaîne avec un "Straight Outta..." funky en diable et qui vient titiller NWA sur son propre registre. La presssion redescend peu après. "Bloodlines" est moins intense, même s’il fait preuve du même entrain. Quant aux deux plages finales, "The Nightwalker" et "Your Turn to Die Tonight", elles se montrent plutôt ennuyeuses. Mais qu’importe. A ce stade, Celsius a déjà prouvé l’essentiel. Si trois ans est le temps nécessaire au rap d’Australie pour arriver jusqu’à nous, tant pis, nous attendrons, tant qu’il réservera d’aussi bonnes surprises.

Merci à Pseudzero de (vulgar) et de Hip Hop Core de m’avoir fait découvrir cet album.

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Commentaires

1. Le vendredi 19 janvier 2007, 17:12 par Spino86

Yep, j'ai decouvert ça cette année aussi et c'est une parfaite musique d'été. Simple, entraînant....Celsius - straight outta.... est un pur tube.

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