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SEQUESTRIANS - Get the Benjamins

, 22:27 - Lien permanent

Les Sequestrians ont beau n'être qu'une partie de Toolshed, leur Get the Benjamins est dans la droite ligne de ce que le groupe, l'un des plus constants qui soient en matière de rap canadien, nous a offert à ce jour.

SEQUESTRIANS - Get the Benjamins

Toolshed / Backburner :: 2005 :: acheter ce disque

Actifs depuis une poignée d'années, Toolshed n'a jamais été remarqué à sa juste mesure. C'est que London, Ontario, n'est pas la ville la mieux placée sur la carte de plus en plus chargée des scènes hip hop. C'est aussi que leur rap au feeling très live n'a jamais vraiment été dans l'air du temps. Et d'autres déjà ont occupé le créneau, bien avant. Pourtant, que ce soit avec leur album sans titre, Schemata ou Illustrated, les Canadiens ont proposé plusieurs disques attachants et sans tache, du genre à redécouvrir régulièrement avec plaisir. Bref, quasiment des classiques à l'échelle de ce qu'il est devenu usuel d'appeler l'indie hip hop.

Malheureusement, depuis 2003, le groupe avait semblé disparaître. Jusqu'à ce disque sorti l'an dernier en effectif réduit par Choke et Timbuktu épaulés par quelques invités de marque comme Jesse Dangerously et Thesis Sahib et sous le nouveau nom de Sequestrians. Le changement d'identité aurait pu prêter à confusion. Mais à l'écoute de Get the Benjamins, il n'y a pas le moindre doute : c'est du Toolshed, du pur Toolshed. C'est du hip hop très musical, comme taillé pour la scène, renforcé qu'il est par le travail de Danny Miles, le percussionniste habituel du groupe, par les cuts de Fatmike et de DJ Dubble, par le rap ludique des deux principaux intéressés et par des samples rétro et bien choisis de saxophone, contrebasse, piano, flûte, orgue ou trompette qui apportent à l'ensemble un air en trompe-l'oeil d'enregistrement live.

D'expérience, il faut éviter de se prononcer trop rapidement sur du Toolshed. Leurs disques denses et prodigues sont du genre à se bonifier avec le temps, à révéler à la longue de nouvelles et heureuses surprises. Toutefois, un diagnostic de quelques mois montre que, sans atteindre l'excellence d'un Schemata ou d'un Illustrated, Get the Benjamins recèle lui aussi de petits bijoux de dynamisme et d'entrain comme "Ex-Poets", "Four Corners", un "Tight Spoil" légèrement reggae ou le très funky "Legacy to Stand on". Autant de nouvelles réussites à mettre à l'actif déjà conséquent du groupe de London, l'un des plus personnels et des plus constants qui soient en matière de hip hop.

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