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MICKEY AVALON - Mickey Avalon

, 22:54 - Lien permanent

West Coast Underground pas mort. Chaque fois que la foisonnante scène hip hop californienne souterraine semble marquer le pas, de nouveaux artistes émergent pour nous dire que, non, revenez, c’est pas fini. Aujourd’hui, c’est au tour de Mickey Avalon de jouer ce rôle. Et Mickey Avalon, y a pas à dire, il a trop la classe.

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West Coast Underground pas mort. Chaque fois que la scène inaugurée il y a une quinzaine d’années par la Freestyle Fellowship semble marquer le pas, chaque fois qu’une génération de ces rappeurs issus de l’underground californiens s’épuise et se répète, une autre se lève à proximité, impose son style et prend le relais. A priori, à l’écoute par exemple des dernières sorties des Shapeshifters historiques, l’année hip hop 2006 s’ouvrait bien loin du soleil californien. Mais par surprise, avec ce premier album rien moins que réjouissant, Mickey Avalon nous y ramène.

Mickey Avalon, pour situer le personnage, c’est l’un des membres des Dyslexic Speedreaders (les deux autres étant Dirt Nasty et Andre Legacy, alias Metfly des Overfiends). Et le moins qu'on puisse dire, c’est qu’il a trop la classe avec son look de nouvel Iggy Pop au torse dévoilé et son ton de branleur revenu de tout. C’est bien simple, on n’a jamais vu autant de cynisme cool et de vantardise blasée depuis Snoop Dogg. Avalon, d’ailleurs, se fait un malin plaisir d’imiter ce dernier sur l’épatant pastiche g-funk de "Hustler Hall of Fame". Mais la plupart du temps, ce sont plutôt les filles qui l’intéressent, comme sur l’excellent "Jane Fonda" où il évoque ses séances d’aérobic rapprochée avec la gente féminine, ou sur "So Rich, So Pretty" où il nous conte son expérience de gigolo. Et quand le rappeur choisit d’autres sujets, il ne s’éloigne pas pour autant de la chose. La preuve sur cet hilarant "My Dick" en compagnie des deux autres Dyslexic Speedreaders où il ramène le rap de battle à son sens originel, celui d’un concours de celui qui a la plus grosse.

Pour être parfaitement honnête, il n’y a pas pour autant de quoi hurler au génie. Pour quelques titres extrêmement aguicheurs remplis de synthés ("Waiting to Die", "Mr. Right") ou de guitare (le "Jane Fonda" déjà cité), la plupart concentrés sur la première moitié du disque, il y a autant de beats quelconques. Mais systématiquement, l’accompagnement musical mis de côté, Mickey a de l’allure, Mickey a de l’attitude, Mickey assure.

Merci à Kreme de Hip Hop Core pour m’avoir fait découvrir cet album.

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Commentaires

1. Le vendredi 24 mars 2006, 18:29 par Dooms

pour moi, Waiting To Die est un morceau magnifique, envoutant, percutant et superbement interprété par ce personnage digne d'un roman de bret easton ellis.

et merci aussi à kreme!

2. Le samedi 25 mars 2006, 17:23 par kreme

Je jure que j'ai écris ma chronique pour hiphopcore avant ce commentaire de Dooms (rapport à BreT E. Ellis...).
Chouette chro et, merci à vous les copains

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