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BOB MOULD - Body of Song

, 22:23 - Lien permanent

Sur le dernier Bob Mould, Body of Song, il reste quelques souvenirs de l’album précédent, un Modulator très électronique. Mais pour l’essentiel, l’ex Hüsker Dü et ex Sugar est revenu à la formule qui a fait de lui l’un des Dieux le Père du rock alternatif. Et tant pis s’il avait envie de se renouveler, c’est encore celle qui lui réussit le mieux.

BOB MOULD - Body of Song

Granary / Cooking Vinyl :: 2005 :: acheter ce disque

Body of Song était annoncé comme un retour au rock et en effet, il commence sur "Circle" avec le Bob Mould que l'on aime, celui auquel on était habitué. Le Dieu le Père du hardcore mélodique nous revient à grands coups de guitares, au meilleur de sa forme, épaulé par Brendan Canty de Fugazi à la batterie. Mais aussitôt après arrive à grand renfort de vocoder, d'échos et de rythmique soutenue "(Shine Your) Light Love Hope", une séquelle du disque précédent, le très électronique Modulator. C'est que les temps changent. Le livret du CD lui-même le suggère avec ces photos qui illustrent la rapide évolution de la musique enregistrée, du phonographe au baladeur MP3. Mould n'a pas renoncé si facilement à ses envies iconoclastes de musique dansante. Même si "Light Love Hope" est le seul titre vraiment club de tout l'album, les sons synthétiques auront de temps en temps droit de cité sur Body of Song, à plus ou moins grosses doses, donnant parfois au disque un petit goût FM surprenant mais pas si gênant.

Mais pour l'essentiel, c'est vrai, ce nouvel album de l'ex-Hüsker Dü et ex-Sugar est un retour à son registre habituel. Celui du songwriter désabusé livrant ses états d'âmes sur fond de guitares très fortes et très mélodiques. Et c'est encore le genre qui lui va le mieux. Il lui vaut de nouvelles réussites comme l'introductif "Circles" déjà cité, où le désormais quarantenaire s'attriste de la perte de ses amis, ou comme ce non moins bon "Beating Heart The Prize", à l'autre bout de l'album. Quelquefois aussi, Bob Mould baisse le volume. Et c'est dans ces moments que Body of Song atteint des sommets, sur la ballade "Gauze of Friendship", son violoncelle et son envolée de guitares, et plus encore avec ce magnifique appel à un amour fiable et pérenne qu'est "High Fidelity". Grâce à cela, et tant pis pour les velléités électroniques pas toujours abouties, ce nouveau Bob Mould est plutôt un bon cru.

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