Fake For Real

Depuis 1997 : critiques, dossiers, sélections et autres papiers, dédiés au rap (et parfois à d'autres musiques)
Home

Aller au menu | Aller à la recherche

DAVID RAMOS - Jesus Taylor Thomas

, 15:35 - Lien permanent

En 2004, Ceschi Ramos sortait un Fake Flowers tout à fait réjouissant. En 2005, son petit frère David propose à son tour un album solo, Jesus Taylor Thomas. Et ce dernier semble sorti tout à fait du même moule, mais en légèrement moins bien.

Beyond Space Entertainment :: 2005 :: acheter ce disque

David Ramos, c’est le petit frère de Ceschi, rappeur / chanteur / on-ne-sait-trop-quoi californien à qui l’on doit le charmant Fake Flowers, l’une des bonnes surprises rap / pop / on-ne-sait-trop-quoi de 2004. En plus d’être l’un des pseudonymes du garçon, Jesus Taylor Thomas est le titre de son album solo, un album présenté, ça tombe bien, comme la séquelle, la suite, le complément de Fake Flowers. Et en effet, il y a de ça. Ce disque dense et touffu est fait de la même matière que celui du grand frère. Voici à nouveau un invraisemblable patchwork de styles, de l’électronique brute ("Cash Yo Checks"), sombre ("Feel") ou sautillante ("Think Before Thinking") au bijou pop sur orgue rétro ("San Juan Bay"), en passant par du simili Notwist ("A Trick"), de la drum’n'bass ("Married to Time") ou un savant mélange de tout ça ("A Life"). Comme son frère, David / Jesus est capable de jouer tour à tour et avec le même bonheur la brute ("Cash Yo Checks"), le sage ("Feel") ou le sentimental (le "Lost My" déjà présent sur le Dancing with Skeletons de Toca, "Broken Eyes", "Time", etc.). Il passe sans forcer du chant aux hurlements hardcore, au susurrement ou, plus souvent, au rap. Un rap de préférence rapide, dans la droite lignée de la Freestyle Fellowship, dont les Ramos et leurs amis sont des continuateurs déclarés.

David emprunte donc la même voie que Ceschi, les paroles en espagnol et la coloration latino en moins. Pourtant, Jesus Taylor Thomas fonctionne un petit peu moins bien que Fake Flowers. A force d’éclectisme, l’album laisse une impression un peu brouillonne. Et malgré quelques renforts, notamment celui des collègues du groupe Toca (Ceschi, Tommy V, Xololanxinxo), David et sa voix pas assez affirmée semblent se perdre au milieu de cette foule de beats signés par une multitude de producteurs (David et Ceschi, Zach Harris, Jay Scafariello et d’autres). Ca n’est qu’en fin de parcours que l’album hausse franchement le ton, prend plus d’ampleur et rejoint le niveau de Fake Flowers, avec un impeccable "My Last Day" en plusieurs mouvements co-interprété par Max Heath, avec la guitare acoustique et la flûte de "True to You", la plus jolie des chansons sentimentales de l’album, et avec l’excellent "Laugh at Me" en compagnie de Private School.

Évaluer ce billet

0/5

  • Note : 0
  • Votes : 0
  • Plus haute : 0
  • Plus basse : 0

Commentaires

1. Le lundi 7 novembre 2005, 21:23 par pilote

Complètement d'accord. C'est exactement ce que j'avais ressenti après l'avoir écouté..."une impression un peu brouillonne". Je préfère le "fake flowers".

Ajouter un commentaire

Les commentaires peuvent être formatés en utilisant une syntaxe wiki simplifiée.

Fil des commentaires de ce billet