Fake For Real

Depuis 1997 : critiques, dossiers, sélections et autres papiers, dédiés au rap (et parfois à d'autres musiques)
Home

Aller au menu | Aller à la recherche

AWOL ONE - Self Titled

, 19:59 - Lien permanent

Le disque le plus récent d'Awol One multiplie les ressemblances avec le dernier album de son compère 2Mex. Comme lui, il est sorti chez Palladin Records. Comme lui, il ne porte pas vraiment de titre. Comme lui, il offre la prestation sans tâche d'un MC d'exception sur des beats qui dans l'ensemble, sont loin d'être à la hauteur. Comme lui encore, il gagne en accessibilité ce qu'il perd en saveur.

Palladin Records :: 2004 :: acheter ce disque

Le disque le plus récent d'Awol One multiplie les ressemblances avec le dernier album de son compère 2Mex. Comme lui, il est sorti chez Palladin Records. Comme lui, il ne porte pas vraiment de titre. Comme lui, il offre la prestation sans tâche d'un MC d'exception sur des beats qui dans l'ensemble, sont loin d'être à la hauteur. Comme lui encore, il gagne en accessibilité ce qu'il perd en saveur. Voici typiquement un album que snoberont les rappeurs exigeants (si toutefois cette espèce a existé un jour à plus de 6 ou 7 exemplaires), mais qui pourra séduire, partiellement et épisodiquement, ceux qui ne s'intéressent au hip hop que les 36 de chaque mois.

Self Titled n'est toujours pas le classique qu'Awol One mérite. Pire, cet album n'a pas son "Revolution", son "Carnage Asada" ou son "The Eye in Team" réglementaire, il n'a aucun de ces titres grâce auxquels le déserteur numéro 1 nous entraîne parfois bien au-delà du tout-venant rap. Seul "Realeyes" s'en approche. Et excepté "Fatalove", petit bombe électronique en crescendo, Self Titled n'a pas non plus de hit à la "Sleeping All Day", "Rhythm" ou "Agony". Ce disque est au mieux aussi inégal que ses nombreux prédécesseurs.

Mais pour compenser, il regorge de titres sympatoches qui font illusion quelques temps avec leurs beats bêtes et méchants, comme "Make" et la flûte de "Fears", comme "Time" ou "Take" et leur musique des îles, comme "Push", comme "Gagbuster", posse cut sur le vieux thème du "wack MS". Et si les producteurs peinent à magnifier l'impeccable rap de loser sensible et perspicace d'Awol One, au moins leur nombre impressionnant (Evidence, Omid, Kutmasta Kurt et Mike Nardone sont venus, ainsi que les moins connus Transducer, DJ Hashim, LA Jae, Truly Odd et Peyote Cody) parvient-il à faire de Self-Titled un album coloré et varié.

Évaluer ce billet

0/5

  • Note : 0
  • Votes : 0
  • Plus haute : 0
  • Plus basse : 0

Ajouter un commentaire

Les commentaires peuvent être formatés en utilisant une syntaxe wiki simplifiée.

Fil des commentaires de ce billet