Dead Guy Records :: 2003 :: acheter ce disque

Et maintenant un disque éclectique et iconoclaste. Décoré de sympathiques têtes de mort façon hard rock, il commence (et se termine) par le "Live and Let Die" de Paul McCartney, embraye sur un maelström sonore indescriptible, accueille 50 000 invités (MCs, DJs et beatmakers, sans oublier les grapheurs venus illustrer la pochette) et laisse place, au milieu de nombreux raps bien sentis, à un duo jazz nonchalant ("Duck Feathers") clos par des cancaneries, aux raps d'un lusophone ("Get that Freak off") et à de la country (la fin de "Sometimes Before"). Pas de doute, nous sommes une fois de plus sur l'album d'un Shapeshifter, Existereo en l'occurrence. Les 75 minutes folles de Dirty Deeds & Dead Flowers ne démentent pas la règle : ce nouveau Shapeshifter est inégal. Mais longueur oblige, les très bons morceaux sont présents en nombre : parmi eux, la graine de hit "Rhymetime", le déjà cité "Get that Freak off", l'intelligemment scratché "Sometimes Before" avec In a Space (le frère d'Existereo), "Cut me Gently" avec Die Young, un pompier mais réussi "Subconscious Carnaval", sans oublier "Four Day Window Pain", plat de résistance en quatre mouvements, produit par un Daddy Kev inspiré et totalement désinhibé depuis l'expérience Slanguage. Tout cela fait de Dirty Deeds & Dead Flowers un disque aussi recommandé que frustrant. Comme d'hab chez les Shifters…