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MEANEST MAN CONTEST - Merit

, 22:50 - Lien permanent

Avec son projet hip hop Meanest Man Contest, l'ancien guitariste de Jim Yoshii Pile-Up apporte un sérieux démenti à ceux qui estiment difficile de passer sans casse d’un genre musical à l’autre.

Weapon Shaped / La Baleine :: 2003 :: acheter ce disque

Le musicien californien Noah Blumberg apporte un sérieux démenti à ceux qui estiment qu’il est difficile de passer sans casse d’un genre musical à l’autre. Ancien guitariste d’un groupe indie rock apparu autour de 2000, Jim Yoshii Pile-Up, il appartenait avant cela à un trio hip hop de la féconde Baie de San Francisco, mic.edu, sous le pseudonyme de Quaterbar. Meanest Man Contest, son projet le plus récent, est la remise en selle de ce groupe rap, réduit à deux membres depuis la disparition de leur compagnon A-Twice, emporté par un vilain cancer. Plus d'un an après un single remarqué en 2001, "Contaminated Dance Step", le premier album des deux compères sort chez Plug Research et chez Weapon Shaped, leur propre label, où nichent aussi les forts recommandables Restiform Bodies (Anticon) et Forest Fire Collective.

Cette longue présentation s'imposait pour situer Meanest Man Contest au plein coeur de la trépidante et pléthorique scène hip hop californienne. Mais ne nous y trompons pas. Sans featuring, Merit est le disque des seuls membres du duo. Voire celui du seul Quaterbar. Le MC Eriksolo n'intervient en effet qu'à deux reprises, le temps de deux raps franchement bien foutus (un pesant "Science Diet" qui n'est pas sans rappeler les Sebutones et le brillant "The Most Impressive Place"), et le reste est purement instrumental.

Et c'est là, sur ces instrumentaux, que Quaterbar / Blumberg prouve qu'il a été formé à d'autres écoles qu'à celle du rap. Pas de boucle esseulée et insistante sur Merit, pas de délires mixés, scratchés et deejayés non plus. Mais plutôt des compositions, des plages changeantes mais sobres, évocatrices mais jamais ostentatoires, toutes très courtes et dont les quelques perles sont "Carpal Twist", "Knock Knock", "Pirate Style" et "So Glad". Soit, malgré quelques passages négligeables, toute la matière nécessaire pour aboutir à un album fort présentable et révéler Outre-Californie une facette supplémentaire du vivier rap de la Bay Area.

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