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JEEP JACK - Christmas in Roxbury

, 22:54 - Lien permanent

Jeep Jack sait tout faire. Après deux compilations de hip hop éclectiques produites par ses soins (A Jeep Jack Affair en 2000 et Personal Stereo Mix II en 2002) et après un album instrumental qui penchait vers des ambiances lounge (Original Radio Broadcast), le producteur qui préside aux destinées du label de Boston Record Company Records se lance dans une nouvelle expérience en proposant son disque de Noël.

Villa Magica / Record Company Records :: 2002 :: acheter ce disque

Le court Christmas in Roxbury est sorti au moment propice, fin 2002, sur Villa Magica, un label suisse qui a eu la bonne idée d'inviter Jeep Jack à inaugurer une série de christmas albums à paraître tous les ans. Ceux qui ne connaîtraient de Jeep Jack que ses morceaux avec Microft Holmes, the Yukonn ou quelques autres, et moins ses projets périphériques, seront peut-être surpris de ne retrouver ici aucun titre de rap. Accompagné par quelques musiciens à la guitare, au synthé, à l'orgue (Michael Hutcherson, L. Contra, Mick Malone), par un chanteur (Oliver Sparkelino sur "Baby its Cold Outside") et par quelques chanteuses (Silk Vision, déjà présente sur les deux compilations, Jaime Babstock et Katherine Aungier), Jeep Jack s'essaie à des exercices inédits.

Le producteur nous propose deux façons distinctes de relire ses classiques de noël. Pour moitié, dans le prolongement de son Original Radio Broadcast, il se fend de quelques instrumentaux lymphatiques et apaisés ("Do you Hear What I Hear?", "Chesnuts Rasting on an Open Fire", "Chipmunks Christmas") ou sautillants ("Let it Snow"). Et pour le reste, il nous propose des chansons accrocheuses. La première fois, c'est Jaime Babstock qui reprend... Wham, le temps du tube "Last Christmas". Ensuite, c'est Silk Vision et Oliver Sparkelino qui alternent leurs chants sur "Baby it's Cold Outside". Enfin, c'est Katherine Aungier qui déclame avec un fort mais néanmoins charmant accent quelques divagations en français sur "Noël dans le Roxbury", dans la foulée d'un bref hommage au récemment disparu Jam Master Jay.

Bref, tous les ingrédients qui nous font aimer Jeep Jack depuis maintenant près de trois ans sont toujours présents. Mieux, le format un peu court de Christmas in Roxbury lui épargne très avantageusement les titres superflus qui encombraient parfois ses albums. Votre seul malheur, me direz-vous, est que noël est déjà passé. Aucune importance. Quand vous le resortirez fin 2003, ce disque n'aura pas pris une ride.

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