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OLDOMINION - One

, 22:05 - Lien permanent

En bon "posse album", ce premier album officiel d'Oldominion se montre inégal et surchargé de raps ineptes et interminables. Mais c'est bien suffisant pour ne pas perdre de vue trop tôt les membres du collectif de Seattle et de Portland.

Under The Needle :: 2002 :: acheter ce disque

Progressivement, les terres vierges de tout hip hop se raréfient. Regardez les villes de Portland et de Seattle, dans le Nord-Ouest des Etats-Unis. Situées à mi-chemin de la scène canadienne de Vancouver (Swollen Members...) et de la bouillante Bay Area, elles aussi disposent désormais d'artistes un tantinet visibles. Oraclez Creed, Frontline, Nettwork, Lamens Terms, Sons of Grimm ou Syndel sont de ceux-là. Tous sont membres d'Oldominion, un collectif à géométrie variable vaguement catalogué -hum- rap chrétien (une étiquette que ne récusent pas ses membres mais qui est loin de résumer leur rap) fier de sa diversité culturelle, linguistique, raciale et de ses larges influences musicales.

Sorti officiellement en 2000, (relativement) disponible depuis 2002, One est le premier album collectif de Oldominion. Dédié à Rochester, membre défunt à l'origine du projet, ce disque manifeste propose une bonne poignée de morceaux, agrémentés ci et là par des lambeaux d'interviews. La somme de tout cela, malheureusement, est plutôt en demi-teinte. En bon "posse album" (ces fausses compilations), One se montre inégal et surchargé de raps ineptes et interminables.

A bien y regarder pourtant, une partie conséquente du disque est faite de bonnes instrus. Rien de révolutionnaire, mais des beats simples, élégamment ouvragés, avec ce qu'il faut d'équilibre entre force, lenteurs, étrangetés ("Amen") et curiosités sautillantes ("View Items"). La ribambelle de MC's qui se succèdent au mic a beau s'employer à gâcher chaque beat avec ses débits rasoirs, quelques titres survivent aux écoutes : les moins bavards, ceux où ne s'exprime qu'une personne ("Ezmerelda", "Look in your Eyes"), ceux dont la production pardonne beaucoup ("Imagine"), ceux sur lesquels les rappeurs osent prendre des libertés ("Parallel to Hell"). Ce n'est pas assez pour faire de One autre chose qu'une simili compilation frustrante. Mais c'est bien suffisant pour ne pas perdre de vue trop tôt les membres d'Oldominion.

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