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OCTAVIUS & 4AM - Electric Third Rail

, 21:57 - Lien permanent

Cet objet cherche à capturer la vraie densité, la confusion et les rythmes grossiers de la ville américaine. En utilisant des sons qui lui sont propres et en créant les autres, nous avons voulu faire la musique qui se rapproche le plus de ses traits. Le mix d'origine est resté tel quel pour ne pas alourdir ou voiler nos idées. Le thème n'est pas spécialement "la ville" ou quoi que ce soit d'autre, nous avons juste cherché à utiliser notre environnement comme catalyseur pour notre musique.

OCTAVIUS & 4AM - Electric Third Rail

Just One Entertainment :: 2000 :: acheter ce disque

Voici en substance comment les producteurs de San Francisco Octavius (William Marshall) et 4AM (Jason Chavez) présentent Electric Third Rail, leur premier album commun sorti en 2000, avant de conclure le propos par un lapidaire : "Listen".

Obtempérons, donc. Ecoutons.

La sensation d’un brouillard sonore, dense, lourd, qui empêche de distinguer les plages les unes des autres. De l'électronique. Des dissonances, des arythmies. Et, tout à coup, un sample voyant, ou un léger dub ("Blues for Darkened Corridors"). Le commencement d'une mélodie, la guitare de Taron Barefield, du groupe The Sleepover Disaster, le renfort de John Wilson de Meat Beat Manifesto (seule "célébrité" ici présente) et parfois, un rap clair et franc. Une remarquable unité d'ambiance, poisseuse et obsédante, qui n'empêche pas des titres brillants de se distinguer ("A Cure", "Blues for Darkened Corridors", "Modern Chairs" et la basse de "Locust from the Bottomless Pit"). Et tout du long, une remarquable réussite.

Voici donc ce que l'écoute très recommandée d'Electric Third Rail révèle : l'aboutissement d'une histoire désormais commune, celle de deux fans de hip-hop inspirés qui, à la fin des années 90, rompent avec leur genre de prédilection.

Tout peut être dit pour qualifier ce disque inclassable, atypique et insaisissable. Qu'il est la fusion achevée entre hip-hop et indus, ou noise, ou ambient, ou autre chose encore. Qu'il est une version rap du Loveless de My Bloody Valentine. Qu'il est le pendant sombre, froid et claustrophobe des iconoclastes de cLOUDDEAD, dont les premiers titres dataient de la même époque, parallèlement, non loin de là. Toutes les comparaisons peuvent être faites, pourvu qu'elles soient élogieuses.

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