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KOOP - Sons of Koop

, 22:59 - Lien permanent

Sur le papier, tout s'annonce mal : deux DJs suédois, formés à la musique classique et contemporaine, sortent un album rapidement catalogué trip-hop. D'autres auraient fui à toute jambe après un tel énoncé. Pourtant, pas de sucrerie scandinave, ni de prétention académique, et encore moins de pseudo-rythme hip-hop en roue libre sur ce Sons of Koop. Mais un disque, certes souvent difficile, plutôt lent et éthéré, mais auquel quelques écoutes attentives ne peuvent manquer de rendre justice.

KOOP - Sons of Koop

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Quelques morceaux chantés, dont "Glömd", seul hit potentiel ici présent, introduisent en effet les murmures d'une jeune femme ("Absolute Space", "Words of Tranquility", "Jellyfishes") ou la voix d'un crooner un brin maladif ("Salvation"), et dispersent par instant les brumes qui semblent envahir ce disque. D'autres fois, ce sont quelques flûtes, hautbois, saxophones ou pianos qui modèrent l'atmosphère marécageuse de l'album, sans verser dans les effets larmoyants et les violons outrancièrement employés par le trip-hop de supermarché.

Les DJs Oscar Simonsson et Magnus Zingmark maîtrisent assez leur art, également, pour se lancer dans des titres concepts à prendre au second degré. Comme ce "Bjarne Riis", du nom du vainqueur danois du Tour de France 1996, censé représenter la lutte de ce héros sous EPO dans les cols les plus difficiles. Mais le reste de l'album ne départit pas d'une ambiance cinématographique et mélancolique qui vient trouver son apogée comme son dénouement dans le magnifique instrumental qu'est "Hellsbells".

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