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LIVING LEGENDS - Angelz WIT Dirty Faces

, 22:56 - Lien permanent

Se repérer dans l'abondante discographie des Living Legends est une gageure. Alors, pourquoi ne pas commencer par ce dernier album, une compilation plus qu'un disque préparé en commun, très représentative du talent des Californiens ?

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Se repérer dans la discographie des Living Legends est un cauchemar. En solo, en duo, ensemble, en collaboration avec d'autres, les membres du collectif ont produit une somme telle qu'il est difficile d'en faire le tour. Il est encore moins possible d'en conter l'histoire, d'en extraire les meilleurs exemplaires tant la constance, l'homogénéité la caractérisent. Et il n'est jamais facile d'imaginer d'autre commentaire que "ce disque est très bon" quand il s'agit de chroniquer n'importe lequel de leurs albums. Reste donc la facilité : présenter le dernier LP du collectif au grand complet, alors même que sort un nouveau volume.

Angelz wit Dirty Faces est bien un album collectif, mais il ressemble davantage à une compilation qu'à un gigantesque posse cut façon Wu-Tang. Chaque titre ne laisse s'exprimer que deux ou trois des MC's, quelquefois accompagnés d'intervenants extérieurs comme Pep Luv des Hieroglyphics. Certains des plages sont même exclusivement réservés à des invités, comme leurs amis canadiens Moka Only et Swollen Members, sur "Different" et "The Truth", pas forcément les meilleurs passages de l'album d'ailleurs. Et trois titres, des instrumentaux, ne sont pas crédités.

Normalement, évidemment dans ce monde idéal qui est celui des Living Legends, chaque titre de Angelz wit Dirty Faces ou presque est une grande réussite. C'est très vite manifeste, dès le synthétique et efficace "Loose Cannon" de The Grouch et Sunspot Jonz, puis les cuivres du mémorable "Telepathy" de Pep Luv et des Mystik Journeymen. Mais inutile de commenter tous les titres, passons plutôt aux plus flagrants : le "Velocity" des Mystik Journeymen et ses chœurs d'enfants, l'instrumental faste "Moody Bitch" de Beatdie Delite et surtout le définitif "All the Way", moment le plus fort de l'album, riche d'un passage mémorable de rap en japonais signé Arata.

Comme de bien entendu, Angelz wit Dirty Faces n'a d'autre fil conducteur que la qualité de ses titres. Des titres de choix, rarement hitesques mais toujours bons, exceptées quelques rares scories. Ne reste donc plus qu'à conclure la chronique de cet album représentatif du talent des Living Legends par la phrase qui résume la plupart de leurs nombreuses sorties : "ce disque est très bon".

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